Déclarations Officielles françaises sur la Birmanie dans le cadre de l'UE, de l'ONU et des instances internationales
Déclaration du représentant permanent français à l'ONU - 13 juillet 2009
Intervention de M. Jean-Maurice Ripert,
représentant permanent de la
France auprès des Nations unies
Monsieur le Président,
Je voudrais, pour commencer, remercier le Secrétaire général pour
son exposé et le Représentant permanent de la Birmanie, que j’ai écouté
avec beaucoup d’attention. Il était essentiel que notre Conseil soit informé
sans délai des résultats de la mission du Secrétaire général, alors que
l’évolution de la situation en Birmanie continue de constituer un sujet de
préoccupation majeure pour la communauté internationale.
Je voudrais aussi saluer le Secrétaire général pour son
engagement courageux, déterminé et tenace sur ce dossier. Il s’est rendu en
Birmanie, avec notre soutien, avec une claire conscience des difficultés de sa
mission, afin de porter les attentes de la communauté internationale à
l’attention des autorités de Birmanie. Malheureusement, et il l’a rappelé,
celles-ci ont refusé de coopérer : elles lui ont notamment interdit de
rencontrer Aung San Suu Kyi et se sont refusées à tout dialogue de substance.
Les autorités ont ainsi perdu une occasion de démontrer qu’elles souhaitaient
engager une véritable réconciliation nationale, un véritable processus de
démocratisation. Ce n’est pas après la visite du Secrétaire général des Nations
unies qu’il faut venir dire au Conseil que l’on est prêt au dialogue et à la
réconciliation : c’est avant et pendant la visite du Secrétaire général
qu’il fallait le faire.
Monsieur le Président,
La communauté internationale a marqué sa disposition à s’engager
de manière constructive en Birmanie, en appui au processus politique, mais
aussi pour soutenir le développement économique et social du pays, dans le
strict respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. C’est ce
message de bonne volonté dont le Secrétaire général était porteur. La main
qu’il a tendue a été ignorée.
La fermeture des autorités face aux propositions du Secrétaire
général conduit à s’interroger sur l’attitude générale des autorités birmanes
depuis la répression du mouvement démocratique à l’automne 2007. Le Conseil de
sécurité avait alors, par la déclaration présidentielle du 11 octobre 2007,
fixé des attentes claires et précises unanimement. Ces demandes avaient été
réaffirmées en mai 2008 et en mai 2009. Près de deux ans après leur première
expression, où en sommes-nous de leur mise en œuvre ?
La première de ces attentes était la libération rapide de tous
les prisonniers politiques. Que constate-t-on ? D’abord, que le nombre de
ces prisonniers n’a cessé d’augmenter malgré une poignée de libérations. De
nouvelles promesses ont été faites aujourd’hui encore : parlons de la
libération de prisonniers, non pas de tous les prisonniers, de certains
prisonniers. Nous rappelons ici que la demande du Conseil porte sur la
libération de l’ensemble des prisonniers politiques. Ensuite, alors que l’appel
à la libération des prisonniers politiques concernait naturellement
Mme Aung San Suu Kyi, celle-ci est maintenue en détention depuis 2003. Au
lieu de la libérer, le régime a procédé à son arrestation en mai dernier et
initié un procès politique à son encontre, sans aucune justification, à la
consternation du monde entier, y compris des Amis de la Birmanie. Le fait que
le verdict soit sans cesse repoussé montre clairement l’embarras d’un régime
conscient de la faiblesse des prétendues charges retenues contre la chef de
l’opposition et, comme l’a rappelé mon collègue britannique, le seul leader
politique en Birmanie a avoir gagné une élection démocratiquement.
La seconde exigence formulée par le Conseil tenait au lancement
d’un véritable dialogue entre le Gouvernement, Mme Aung San Suu Kyi et les
autres partis et groupes ethniques concernés, en vue d’une réconciliation
nationale inclusive. Au lieu d’initier ce dialogue, les autorités ont opté pour
la politique de fait accompli en mettant en œuvre de manière unilatérale une
soi-disant « feuille de route ». Cette stratégie a abouti à une
polarisation accrue au sein du pays.
La troisième demande du Conseil portait sur la coopération avec
les Nations unies. Après plusieurs navettes de l’envoyé spécial,
M. Ibrahim Gambari, dont je veux saluer les efforts et la ténacité, le
Secrétaire général s’est rendu en Birmanie avec des propositions d’assistance
dans les domaines politique, économique et humanitaire. Aucune réponse n’a été
apportée à ces suggestions formulées dans un esprit constructif.
Le Conseil de sécurité a fait preuve d’une grande patience sur
ces diverses demandes. Nous étions prêts à soutenir activement une évolution,
même progressive, dans la bonne direction. Force est de constater que, non
seulement les autorités de Birmanie n’ont rien fait pour répondre aux demandes
du Conseil, mais elles ont, surtout au cours des derniers mois, pris des
décisions directement contraires à ces demandes.
Monsieur le Président,
Nous le savons tous, la crise birmane dépasse la dimension
politique : le pays doit faire face à de gigantesques défis en matière
économique, sociale et de gouvernance. Il y a urgence à agir pour répondre aux
besoins de la population dans tous ces domaines. L’Union européenne est un
acteur majeur sur le plan humanitaire et de l’aide au développement et elle a
constamment marqué sa disposition à revoir sa position commune en fonction de
l’évolution de la situation.
L’engagement d’un véritable processus politique conduisant à la
réconciliation nationale constitue cependant un préalable nécessaire à
l’engagement d’une dynamique positive dans tous les domaines. Aung San Suu Kyi
est un acteur central irremplaçable d’un tel processus. Sa détention est
intolérable et illégale. Elle constitue un obstacle au dialogue. Sans la
libération préalable de la
Prix Nobel de la
Paix, tout processus électoral ne constituerait qu’une
parodie de démocratie destinée à légitimer le fait accompli.
Monsieur le Président,
Le blocage actuel n’est pas une raison pour baisser les bras, et
nous sommes d’accord avec vous sur ce point. Nous vous encourageons, ainsi que
le Conseiller spécial, à poursuivre vos efforts. Ceux-ci ne pourront cependant
aboutir que si la communauté internationale, et en particulier les acteurs
régionaux, s’engage activement en faveur du changement. Le Conseil de sécurité
doit continuer à suivre la situation pour rappeler clairement la nécessité pour
les autorités de Birmanie de mettre en œuvre les demandes qu’il a formulé. Et
le Conseil se devra de réagir avec fermeté si Mme Aung San Suu Kyi venait
à être condamnée.
Nous sommes attachés à l’unité du Conseil. Cette unité ne saurait
cependant se payer du prix de l’inaction, car nous ne pouvons pas courir le
risque d’une nouvelle détérioration de la situation, facteur d’instabilité pour
le pays et pour toute la région.
Je vous remercie./.
France Diplomatie - 6 juillet 2009
Visite du Secrétaire général des Nations unies en Birmanie
La France est gravement préoccupée par le refus des
autorités birmanes de coopérer avec le Secrétaire général des Nations unies
notamment en lui interdisant de rencontrer Aung San Suu Kyi. Les autorités
birmanes ont perdu l’occasion de démontrer qu’ils souhaitent engager un
véritable processus de réconciliation nationale et de démocratisation.
La France
partage pleinement les préoccupations exprimées par le Secrétaire général des Nations
unies au cours de cette visite. Nous réaffirmons notre plein soutien à sa
mission qui porte les attentes de la communauté internationale à l’égard des
autorités birmanes.
Déclaration de la présidence du G8 - 26 juin 2009
Nous sommes gravement préoccupés par les récentes évolutions. Un
véritable processus de dialogue et de réconciliation nationale est nécessaire,
avec l’entière participation des représentants de tous les partis politiques et
groupes ethniques, débouchant sur des élections pluralistes transparentes,
équitables et démocratiques. A cet égard, nous appelons le gouvernement birman
à relâcher tous les prisonniers politiques, y compris Daw Aung San Suu Kyi dont
la poursuite de la détention saperait la crédibilité des élections prévues pour
2010.
Nous réaffirmons notre total soutien à la mission de bons offices
du Secrétaire général des Nations unies et aux initiatives visant à favoriser
le dialogue et la transition démocratique en Birmanie, en demandant à la
communauté internationale de faire de même. Nous appelons le gouvernement de
Birmanie à coopérer pleinement avec le Conseiller spécial du Secrétaire général
des Nations unies, de même qu’avec le Rapporteur spécial sur les droits de
l’Homme en Birmanie. Nous restons prêts à répondre positivement aux progrès
politiques de fond que pourrait faire la Birmanie.
Déclaration de la présidence de l'UE - 12 juin 2009
L’Union européenne a noté avec beaucoup de
préoccupation l’offensive de plus en plus importante menée par l’armée birmane
et ses alliés contre l’armée karen de libération nationale (KNLA), qui a
provoqué l’exode vers la
Thaïlande d’un grand nombre de civils fuyant le conflit dans
l’Etat kayin/karen.
L’Union européenne appelle à un cessez-le-feu immédiat et demande aux
autorités et aux militaires sur le terrain d’assurer à tout moment la
protection des civils et de se conformer au droit international humanitaire et
en matière de droits de l’Homme. D’une manière générale, les autorités
devraient s’abstenir de rechercher aux problèmes des minorités ethniques, des
solutions militaires, qui n’engendrent que de l’instabilité, des divisions
durables et de la haine.
L'Union européenne répète qu’elle est attachée à la
souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Birmanie.
L’Union européenne demande plutôt que soient réunies les
conditions qui permettront le retour de tous les réfugiés et le lancement d’un
dialogue politique devant mener à la réconciliation nationale, ce processus
étant ouvert à toutes les parties et assorti d’un calendrier bien défini.
L’Union européenne est fortement préoccupée par la
situation humanitaire des milliers de personnes déplacées qui viennent
d’arriver en Thaïlande. Elle salue les efforts que le gouvernement royal de la Thaïlande, pays qui
accueille déjà un grand nombre de réfugiés birmans, déploie pour fournir aux
nouveaux arrivants tous les soins nécessaires. L’Union européenne est prête à
apporter une aide supplémentaire dans la mesure du possible.
La Turquie, la Croatie* et l’Ancienne
République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine,
le Monténégro, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats
potentiels, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l’AELE
membres de l’Espace économique européen, ainsi que l’Ukraine, la République de Moldavie,
l’Arménie, et la Géorgie
se rallient à la présente déclaration./.
* La Croatie
et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au
processus de stabilisation et d’association.
Déclaration de Bernard Kouchner et Rama Yade - 14 mai 2009
Arrestation d'Aung San Suu Kyi
La France condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation
d’Aung San Suu Kyi et son transfert à la prison d’Insein.
Cette décision est
d’autant plus inacceptable que l’état de santé du Prix Nobel de la Paix s’est dégradé depuis
plusieurs jours. Nous rappelons également notre condamnation de l’arrestation
de son médecin la semaine dernière.
La France tient les autorités birmanes responsables des
conditions de détention d’Aung San Suu Kyi et de toute nouvelle dégradation de
son état de santé. Sa libération revêt plus que jamais un caractère d’urgence.
La France condamne à nouveau les atteintes répétées des
autorités birmanes aux droits de l’Homme. Elle appelle le gouvernement birman à
libérer sans condition Aung San Suu Kyi et les dirigeants de l’opposition
birmane, pour entamer avec eux un nécessaire dialogue, seule façon de conférer
aux élections prévues en 2010 une légitimité et une crédibilité dont elles
sont, dans les circonstances actuelles, totalement dépourvues.
Nous souhaitons aborder
dès lundi avec nos partenaires de l’Union européenne au Conseil affaires
générales et relations extérieures la situation politique et des droits de
l’Homme en Birmanie.
Déclaration de la présidence de l'UE - 13 mai 2009
Arrestation d'Aung San Suu Kyi
L’Union européenne se déclare vivement préoccupée par les
informations reçues concernant l’état de santé de Daw Aung San Suu Kyi,
dirigeante de la Ligue
nationale pour la démocratie et lauréate du prix Nobel de la paix, et la
récente mise en détention de son médecin personnel, le docteur Tin Myo Win.
L’Union européenne exhorte les autorités de la Birmanie du Myanmar à
faire en sorte que Daw Aung San Suu Kyi reçoive immédiatement des soins
médicaux appropriés et que son avocat puisse lui rendre visite. L’Union
européenne rappelle par ailleurs que l’assignation à résidence de l’opposante
birmane, qui avait été imposée en violation flagrante des normes
internationales, prend fin ce mois-ci, et elle lance donc une nouvelle fois un
appel urgent en faveur de sa libération inconditionnelle.
A l’occasion du triste anniversaire du maintien en
détention de Daw Aung San Suu Kyi, l’Union européenne demande instamment aux
autorités de mettre un terme aux actes de torture systématique infligés aux
prisonniers et à la privation de soins médicaux dont ils sont victimes, et de
libérer tous les prisonniers politiques.
Déclaration du Conseil de l'Union européenne- 27 avril 2009
Conclusions du Conseil sur la Birmanie/le Myanmar, 2938ème session du Conseil AFFAIRES GENERALES
Le Conseil
a adopté les conclusions suivantes:
"1.
Le Conseil réaffirme que l'Union européenne se tient fermement aux côtés du
peuple birman/du Myanmar en vue d'assurer une transition pacifique vers un
système de gouvernement légitime et civil, de lutter contre la pauvreté et
d'améliorer la situation sociale et économique de la population. Le Conseil est
conscient que les défis politiques et socioéconomiques auxquels le pays est
confronté ne peuvent être relevés que par l'instauration d'un véritable
dialogue entre toutes les parties prenantes, y compris celles qui sont issues
des groupes ethniques. Le Conseil note toutefois que les autorités de la Birmanie/du Myanmar
doivent encore prendre les mesures nécessaires pour que les élections prévues
en 2010 soient crédibles, transparentes et ouvertes à tous, et conformes aux
normes internationales. Le Conseil demande la libération de Daw Aung San Suu
Kyi et de tous les autres prisonniers et détenus politiques.
2. Dans
ces circonstances, le Conseil juge nécessaire de proroger d'un an la position
commune de l'UE actuellement en vigueur, y compris les mesures restrictives. Le
Conseil souligne qu'il est prêt, en fonction de l'évolution de la situation sur
le terrain, à réviser, à modifier ou à renforcer les mesures qu'il a déjà
adoptées. Le Conseil répète que l'UE est prête à répondre d'une façon positive
à tout progrès réel qui interviendrait en Birmanie/au Myanmar.
L'UE reste
ouverte au dialogue avec les autorités de la Birmanie/du Myanmar et
est prête à les rencontrer au niveau ministériel, en marge de la réunion des
ministres des affaires étrangères de l'ASEM, qui se tiendra à Hanoï en mai
2009.
3. Le
Conseil engage le gouvernement de la Birmanie/du Myanmar à intensifier son dialogue
avec la communauté internationale afin d'oeuvrer en faveur d'une transition
pacifique vers la démocratie. Le Conseil réaffirme le soutien de l'UE à la
mission de bons offices entreprise par le Secrétaire général des Nations unies
et son conseiller spécial, M. Gambari, et salue leur engagement personnel
constant en faveur du processus politique. L'UE continuera de soutenir l'action
du Groupe des amis du Secrétaire général et d'intensifier le dialogue qu'elle a
noué avec les principaux acteurs concernés, y compris l'ASEAN et ses États
membres, les États-Unis, la
Chine, l'Inde et le Japon, sur cette question et sur ses
implications pour la région. L'UE encourage les autorités de la Birmanie/du Myanmar à
engager un véritable dialogue avec les Nations unies. À cet égard, le Conseil
déclare soutenir sans réserve le travail que l'envoyé spécial de l'UE, M. Piero
Fassino, accomplit sans relâche à l'appui des efforts déployés par les Nations
unies et en concertation avec les partenaires asiatiques, et invite, dans ce contexte, les autorités de la Birmanie/du Myanmar à
coopérer avec lui.
4. Le
Conseil se félicite de l'adoption de la résolution 10/27 du Conseil des droits
de l'homme des Nations unies et engage les autorités de la Birmanie/du Myanmar à s'y
conformer, en pleine coopération avec le rapporteur spécial sur la situation
des droits de l'homme au Myanmar, M. Quintana; le Conseil se félicite à cet
égard que le mandat de M. Quintana ait été prolongé. Le Conseil, préoccupé
notamment par la situation de la minorité ethnique des Rohingyas, au nord de
l'État d'Arakan, s'inquiète que les minorités ethniques de la Birmanie/du Myanmar
soient privées de leurs droits fondamentaux et engage les autorités à
reconnaître le droit à la citoyenneté des membres de ces minorités ainsi qu'à
protéger les droits de l'homme dans leur intégralité en ce qui les concerne.
5. Le
Conseil se félicite de la prolongation du mandat du groupe tripartite chargé de
coordonner les efforts de reconstruction après le passage du cyclone Nargis et
espère que ledit groupe pourra continuer de jouer efficacement son rôle pour
faciliter l'acheminement de l'aide internationale. Dans ce cadre, il est
indispensable de maintenir un accès sans restrictions pour les agences
humanitaires. L'UE rappelle qu'elle joue, à l'égard de la Birmanie/du Myanmar, un
rôle majeur et sans cesse croissant en tant que bailleur de fonds, et qu'elle
est prête à renforcer son aide en faveur de la population du pays."
Déclaration de la présidence de l'UE - 23 février 2009
Déclaration de la présidence de l'UE appelant la Birmanie au
dialogue global entre le gouvernement et les forces démocratiques du
pays.
L’intégralité de ce texte n’est disponible qu’en anglais.
EU Presidency Statement calling for all-inclusive dialogue between
the authorities and the democratic forces in Burma/Myanmar The
Presidency of the EU notes the recent visits by the UN
Secretary-General’s Special Adviser Ibrahim Gambari and UN Special
Rapporteur on the situation of human rights in Myanmar Tomás Ojea
Quintana.
The Presidency also notes the briefing by Mr. Gambari in the
Security Council last Friday (20th February), and attended the meeting
of "Group of Friends of SG on Myanmar" today.
In this context, the Presidency reiterates the EU´s support for the
good offices role of the UN SG as mandated by the UN General Assembly
resolution 63/245 from December 24, 2008, and, with regret, notes the
information by Mr. Gambari that, so far, there is no tangible outcome
of his visits to Burma/Myanmar.
The Presidency recalls that the UN GA resolution stated that the
political process in the country is "not transparent, inclusive, free
and fair, and that the procedures established for the drafting of the
constitution resulted in the de facto exclusion of the opposition from
the process.” The Presidency shares the view expressed by Mr. Gambari
that it is the time to demonstrate the Myanmar’s commitment to
addressing concretely the issues of concern to the international
community.
The Presidency of the EU strongly calls for an immediate and
unconditional release of all political prisoners and detainees,
including Daw Aung San Suu Kyi, lifting all restrictions on political
parties, and all-inclusive dialogue between the authorities and the
democratic forces, including ethnic groups.
France Diplomatie - 23 février 2009
Birmanie : la France appelle à la libération de l’ensemble des prisonniers politiques
Des informations font état
de la libération par les autorités birmanes de plus de 6 000
prisonniers, ainsi que de remises de peine. Il semble qu’une vingtaine
de prisonniers politiques bénéficient de ces mesures.
Il s’agit d’un geste positif mais au cours
des derniers mois près de 300 défenseurs des droits de l’Homme et membres de la société civile ont été condamnés à de lourdes peines de
prison.
Nous avons condamné ces décisions et demandé à plusieurs reprises aux autorités birmanes de revenir sur ces condamnations.
Nous rappelons que la France, comme l’Union
européenne et le Conseil de sécurité des Nations unies, appelle les
autorités birmanes à libérer rapidement l’ensemble des prisonniers
politiques, y compris Aung San Suu Kyi, et à créer les conditions d’un
véritable dialogue avec l’opposition indispensable pour permettre la
réconciliation nationale.
Elysée- 9 juin 2008
Lettre
conjointe de MM. Nicolas Sarkozy, Président de la République, et Gordon
Brown, Premier ministre britannique,adressée
à Mme Aung San Suu Kyi, pour lui exprimer leur admiration pour son engagement
en faveur de la démocratie et des droits de l'homme en Birmanie
Chère Aung San Suu Kyi,
A
l'occasion de votre anniversaire, nous voulons aujourd'hui réaffirmer notre
admiration pour votre engagement en faveur de la démocratie et de l'Homme en
Birmanie, auquel vous avez consacré votre vie. Vous avez eu le courage de
sacrifier votre liberté pour la liberté des autres. Vous avez fait preuve d'un
courage et d'un dévouement exceptionnel envers votre peuple.
La fin
de votre assignation à résidence et votre pleine participation à l'avenir
politique de la Birmanie
sont pour nous essentielles. Nous considérons que le récent référendum pèche
par manque de crédibilité et ne reflète pas véritablement la volonté du peuple,
de même que la nouvelle constitution ne peut offrir une base saine pour le
développement politique futur de la Birmanie. Nous appelons le gouvernement birman à
engager sans délai un processus politique ouvert qui associe des représentants
de l'ensemble des groupes ethniques et des groupes civils d'opposition.
Nous
saluons votre disposition à mener un dialogue réel et constructif avec les
chefs militaires birmans afin de trouver une issue à l'impasse actuelle. Nous avons
la conviction que votre voix, celle de l'humanité et de la raison, finira par
être entendue. Certains comprennent certainement aujourd'hui que des
initiatives audacieuses et des compromis sont nécessaires et que la situation
qui règne actuellement dans le pays n'est ni satisfaisante, ni viable. Nous
sommes bouleversés par la situation humanitaire qui prévaut en Birmanie après
le passage du cyclone Nargis et attristés de voir que le peuple birman, déjà
privé des droits et libertés les plus élémentaires, a souffert d'une
catastrophe de cette ampleur. Nous avons également été profondément choqués de
voir que l'offre d'aide internationale n'a pas été acceptée immédiatement et
sans condition, mais nous nous félicitons des efforts fournis par les pays de l'ASEAN
et son Secrétaire général, ainsi que du soutien apporté par le Secrétaire
Général des Nations Unies. L'action des organismes d'aide régionaux et
internationaux a été essentielle, mais il est nécessaire de s'engager encore
davantage afin que l'aide parvienne à toutes les personnes démunies et être en
mesure d'empêcher de nouvelles souffrances et de nouvelles victimes. Aux
premières heures de ce désastre, le Royaume-Uni et la France se sont engagés à
contribuer aux secours et, à plus longue échéance, à la reconstruction. Le
succès des efforts de la communauté internationale dépendra du comportement et
des conditions créés par le gouvernement birman.
Nous
admirons votre force et votre capacité à concilier les espoirs de nombreux
groupes en Birmanie, ainsi que votre attachement à l'intégrité nationale du
pays. Nous ne vous oublierons pas, pas plus que nous n'oublierons votre peuple,
dans ce combat.
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