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24-02-2009
Déclarations Officielles françaises sur la Birmanie dans le cadre de l'UE, de l'ONU et des instances internationales

Déclaration du représentant permanent français à l'ONU - 13 juillet 2009

Intervention de M. Jean-Maurice Ripert, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Monsieur le Président,

Je voudrais, pour commencer, remercier le Secrétaire général pour son exposé et le Représentant permanent de la Birmanie, que j’ai écouté avec beaucoup d’attention. Il était essentiel que notre Conseil soit informé sans délai des résultats de la mission du Secrétaire général, alors que l’évolution de la situation en Birmanie continue de constituer un sujet de préoccupation majeure pour la communauté internationale.

Je voudrais aussi saluer le Secrétaire général pour son engagement courageux, déterminé et tenace sur ce dossier. Il s’est rendu en Birmanie, avec notre soutien, avec une claire conscience des difficultés de sa mission, afin de porter les attentes de la communauté internationale à l’attention des autorités de Birmanie. Malheureusement, et il l’a rappelé, celles-ci ont refusé de coopérer : elles lui ont notamment interdit de rencontrer Aung San Suu Kyi et se sont refusées à tout dialogue de substance. Les autorités ont ainsi perdu une occasion de démontrer qu’elles souhaitaient engager une véritable réconciliation nationale, un véritable processus de démocratisation. Ce n’est pas après la visite du Secrétaire général des Nations unies qu’il faut venir dire au Conseil que l’on est prêt au dialogue et à la réconciliation : c’est avant et pendant la visite du Secrétaire général qu’il fallait le faire.

Monsieur le Président,

La communauté internationale a marqué sa disposition à s’engager de manière constructive en Birmanie, en appui au processus politique, mais aussi pour soutenir le développement économique et social du pays, dans le strict respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. C’est ce message de bonne volonté dont le Secrétaire général était porteur. La main qu’il a tendue a été ignorée.

La fermeture des autorités face aux propositions du Secrétaire général conduit à s’interroger sur l’attitude générale des autorités birmanes depuis la répression du mouvement démocratique à l’automne 2007. Le Conseil de sécurité avait alors, par la déclaration présidentielle du 11 octobre 2007, fixé des attentes claires et précises unanimement. Ces demandes avaient été réaffirmées en mai 2008 et en mai 2009. Près de deux ans après leur première expression, où en sommes-nous de leur mise en œuvre ?

La première de ces attentes était la libération rapide de tous les prisonniers politiques. Que constate-t-on ? D’abord, que le nombre de ces prisonniers n’a cessé d’augmenter malgré une poignée de libérations. De nouvelles promesses ont été faites aujourd’hui encore : parlons de la libération de prisonniers, non pas de tous les prisonniers, de certains prisonniers. Nous rappelons ici que la demande du Conseil porte sur la libération de l’ensemble des prisonniers politiques. Ensuite, alors que l’appel à la libération des prisonniers politiques concernait naturellement Mme Aung San Suu Kyi, celle-ci est maintenue en détention depuis 2003. Au lieu de la libérer, le régime a procédé à son arrestation en mai dernier et initié un procès politique à son encontre, sans aucune justification, à la consternation du monde entier, y compris des Amis de la Birmanie. Le fait que le verdict soit sans cesse repoussé montre clairement l’embarras d’un régime conscient de la faiblesse des prétendues charges retenues contre la chef de l’opposition et, comme l’a rappelé mon collègue britannique, le seul leader politique en Birmanie a avoir gagné une élection démocratiquement.

La seconde exigence formulée par le Conseil tenait au lancement d’un véritable dialogue entre le Gouvernement, Mme Aung San Suu Kyi et les autres partis et groupes ethniques concernés, en vue d’une réconciliation nationale inclusive. Au lieu d’initier ce dialogue, les autorités ont opté pour la politique de fait accompli en mettant en œuvre de manière unilatérale une soi-disant « feuille de route ». Cette stratégie a abouti à une polarisation accrue au sein du pays.

La troisième demande du Conseil portait sur la coopération avec les Nations unies. Après plusieurs navettes de l’envoyé spécial, M. Ibrahim Gambari, dont je veux saluer les efforts et la ténacité, le Secrétaire général s’est rendu en Birmanie avec des propositions d’assistance dans les domaines politique, économique et humanitaire. Aucune réponse n’a été apportée à ces suggestions formulées dans un esprit constructif.

Le Conseil de sécurité a fait preuve d’une grande patience sur ces diverses demandes. Nous étions prêts à soutenir activement une évolution, même progressive, dans la bonne direction. Force est de constater que, non seulement les autorités de Birmanie n’ont rien fait pour répondre aux demandes du Conseil, mais elles ont, surtout au cours des derniers mois, pris des décisions directement contraires à ces demandes.

Monsieur le Président,

Nous le savons tous, la crise birmane dépasse la dimension politique : le pays doit faire face à de gigantesques défis en matière économique, sociale et de gouvernance. Il y a urgence à agir pour répondre aux besoins de la population dans tous ces domaines. L’Union européenne est un acteur majeur sur le plan humanitaire et de l’aide au développement et elle a constamment marqué sa disposition à revoir sa position commune en fonction de l’évolution de la situation.

L’engagement d’un véritable processus politique conduisant à la réconciliation nationale constitue cependant un préalable nécessaire à l’engagement d’une dynamique positive dans tous les domaines. Aung San Suu Kyi est un acteur central irremplaçable d’un tel processus. Sa détention est intolérable et illégale. Elle constitue un obstacle au dialogue. Sans la libération préalable de la Prix Nobel de la Paix, tout processus électoral ne constituerait qu’une parodie de démocratie destinée à légitimer le fait accompli.

Monsieur le Président,

Le blocage actuel n’est pas une raison pour baisser les bras, et nous sommes d’accord avec vous sur ce point. Nous vous encourageons, ainsi que le Conseiller spécial, à poursuivre vos efforts. Ceux-ci ne pourront cependant aboutir que si la communauté internationale, et en particulier les acteurs régionaux, s’engage activement en faveur du changement. Le Conseil de sécurité doit continuer à suivre la situation pour rappeler clairement la nécessité pour les autorités de Birmanie de mettre en œuvre les demandes qu’il a formulé. Et le Conseil se devra de réagir avec fermeté si Mme Aung San Suu Kyi venait à être condamnée.

Nous sommes attachés à l’unité du Conseil. Cette unité ne saurait cependant se payer du prix de l’inaction, car nous ne pouvons pas courir le risque d’une nouvelle détérioration de la situation, facteur d’instabilité pour le pays et pour toute la région.

Je vous remercie./.


France Diplomatie - 6 juillet 2009

Visite du Secrétaire général des Nations unies en Birmanie

La France est gravement préoccupée par le refus des autorités birmanes de coopérer avec le Secrétaire général des Nations unies notamment en lui interdisant de rencontrer Aung San Suu Kyi. Les autorités birmanes ont perdu l’occasion de démontrer qu’ils souhaitent engager un véritable processus de réconciliation nationale et de démocratisation.

La France partage pleinement les préoccupations exprimées par le Secrétaire général des Nations unies au cours de cette visite. Nous réaffirmons notre plein soutien à sa mission qui porte les attentes de la communauté internationale à l’égard des autorités birmanes.


 

Déclaration de la présidence du G8 - 26 juin 2009

Nous sommes gravement préoccupés par les récentes évolutions. Un véritable processus de dialogue et de réconciliation nationale est nécessaire, avec l’entière participation des représentants de tous les partis politiques et groupes ethniques, débouchant sur des élections pluralistes transparentes, équitables et démocratiques. A cet égard, nous appelons le gouvernement birman à relâcher tous les prisonniers politiques, y compris Daw Aung San Suu Kyi dont la poursuite de la détention saperait la crédibilité des élections prévues pour 2010.

Nous réaffirmons notre total soutien à la mission de bons offices du Secrétaire général des Nations unies et aux initiatives visant à favoriser le dialogue et la transition démocratique en Birmanie, en demandant à la communauté internationale de faire de même. Nous appelons le gouvernement de Birmanie à coopérer pleinement avec le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations unies, de même qu’avec le Rapporteur spécial sur les droits de l’Homme en Birmanie. Nous restons prêts à répondre positivement aux progrès politiques de fond que pourrait faire la Birmanie.

Déclaration de la présidence de l'UE - 12 juin 2009 

L’Union européenne a noté avec beaucoup de préoccupation l’offensive de plus en plus importante menée par l’armée birmane et ses alliés contre l’armée karen de libération nationale (KNLA), qui a provoqué l’exode vers la Thaïlande d’un grand nombre de civils fuyant le conflit dans l’Etat kayin/karen.

L’Union européenne appelle à un cessez-le-feu immédiat et demande aux autorités et aux militaires sur le terrain d’assurer à tout moment la protection des civils et de se conformer au droit international humanitaire et en matière de droits de l’Homme. D’une manière générale, les autorités devraient s’abstenir de rechercher aux problèmes des minorités ethniques, des solutions militaires, qui n’engendrent que de l’instabilité, des divisions durables et de la haine. 

L'Union européenne répète qu’elle est attachée à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Birmanie.

L’Union européenne demande plutôt que soient réunies les conditions qui permettront le retour de tous les réfugiés et le lancement d’un dialogue politique devant mener à la réconciliation nationale, ce processus étant ouvert à toutes les parties et assorti d’un calendrier bien défini.

L’Union européenne est fortement préoccupée par la situation humanitaire des milliers de personnes déplacées qui viennent d’arriver en Thaïlande. Elle salue les efforts que le gouvernement royal de la Thaïlande, pays qui accueille déjà un grand nombre de réfugiés birmans, déploie pour fournir aux nouveaux arrivants tous les soins nécessaires. L’Union européenne est prête à apporter une aide supplémentaire dans la mesure du possible.

La Turquie, la Croatie* et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi que l’Ukraine, la République de Moldavie, l’Arménie, et la Géorgie se rallient à la présente déclaration./.

* La Croatie et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d’association.

 

Déclaration de Bernard Kouchner et Rama Yade - 14 mai 2009

Arrestation d'Aung San Suu Kyi

La France condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation d’Aung San Suu Kyi et son transfert à la prison d’Insein.

Cette décision est d’autant plus inacceptable que l’état de santé du Prix Nobel de la Paix s’est dégradé depuis plusieurs jours. Nous rappelons également notre condamnation de l’arrestation de son médecin la semaine dernière.

La France tient les autorités birmanes responsables des conditions de détention d’Aung San Suu Kyi et de toute nouvelle dégradation de son état de santé. Sa libération revêt plus que jamais un caractère d’urgence.

La France condamne à nouveau les atteintes répétées des autorités birmanes aux droits de l’Homme. Elle appelle le gouvernement birman à libérer sans condition Aung San Suu Kyi et les dirigeants de l’opposition birmane, pour entamer avec eux un nécessaire dialogue, seule façon de conférer aux élections prévues en 2010 une légitimité et une crédibilité dont elles sont, dans les circonstances actuelles, totalement dépourvues.

Nous souhaitons aborder dès lundi avec nos partenaires de l’Union européenne au Conseil affaires générales et relations extérieures la situation politique et des droits de l’Homme en Birmanie.

Déclaration de la présidence de l'UE - 13 mai 2009

Arrestation d'Aung San Suu Kyi

L’Union européenne se déclare vivement préoccupée par les informations reçues concernant l’état de santé de Daw Aung San Suu Kyi, dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie et lauréate du prix Nobel de la paix, et la récente mise en détention de son médecin personnel, le docteur Tin Myo Win.

L’Union européenne exhorte les autorités de la Birmanie du Myanmar à faire en sorte que Daw Aung San Suu Kyi reçoive immédiatement des soins médicaux appropriés et que son avocat puisse lui rendre visite. L’Union européenne rappelle par ailleurs que l’assignation à résidence de l’opposante birmane, qui avait été imposée en violation flagrante des normes internationales, prend fin ce mois-ci, et elle lance donc une nouvelle fois un appel urgent en faveur de sa libération inconditionnelle.

A l’occasion du triste anniversaire du maintien en détention de Daw Aung San Suu Kyi, l’Union européenne demande instamment aux autorités de mettre un terme aux actes de torture systématique infligés aux prisonniers et à la privation de soins médicaux dont ils sont victimes, et de libérer tous les prisonniers politiques.

Déclaration du Conseil de l'Union européenne- 27 avril 2009

Conclusions du Conseil sur la Birmanie/le Myanmar, 2938ème session du Conseil AFFAIRES GENERALES

Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

"1. Le Conseil réaffirme que l'Union européenne se tient fermement aux côtés du peuple birman/du Myanmar en vue d'assurer une transition pacifique vers un système de gouvernement légitime et civil, de lutter contre la pauvreté et d'améliorer la situation sociale et économique de la population. Le Conseil est conscient que les défis politiques et socioéconomiques auxquels le pays est confronté ne peuvent être relevés que par l'instauration d'un véritable dialogue entre toutes les parties prenantes, y compris celles qui sont issues des groupes ethniques. Le Conseil note toutefois que les autorités de la Birmanie/du Myanmar doivent encore prendre les mesures nécessaires pour que les élections prévues en 2010 soient crédibles, transparentes et ouvertes à tous, et conformes aux normes internationales. Le Conseil demande la libération de Daw Aung San Suu Kyi et de tous les autres prisonniers et détenus politiques.

2. Dans ces circonstances, le Conseil juge nécessaire de proroger d'un an la position commune de l'UE actuellement en vigueur, y compris les mesures restrictives. Le Conseil souligne qu'il est prêt, en fonction de l'évolution de la situation sur le terrain, à réviser, à modifier ou à renforcer les mesures qu'il a déjà adoptées. Le Conseil répète que l'UE est prête à répondre d'une façon positive à tout progrès réel qui interviendrait en Birmanie/au Myanmar.

L'UE reste ouverte au dialogue avec les autorités de la Birmanie/du Myanmar et est prête à les rencontrer au niveau ministériel, en marge de la réunion des ministres des affaires étrangères de l'ASEM, qui se tiendra à Hanoï en mai 2009.

3. Le Conseil engage le gouvernement de la Birmanie/du Myanmar à intensifier son dialogue avec la communauté internationale afin d'oeuvrer en faveur d'une transition pacifique vers la démocratie. Le Conseil réaffirme le soutien de l'UE à la mission de bons offices entreprise par le Secrétaire général des Nations unies et son conseiller spécial, M. Gambari, et salue leur engagement personnel constant en faveur du processus politique. L'UE continuera de soutenir l'action du Groupe des amis du Secrétaire général et d'intensifier le dialogue qu'elle a noué avec les principaux acteurs concernés, y compris l'ASEAN et ses États membres, les États-Unis, la Chine, l'Inde et le Japon, sur cette question et sur ses implications pour la région. L'UE encourage les autorités de la Birmanie/du Myanmar à engager un véritable dialogue avec les Nations unies. À cet égard, le Conseil déclare soutenir sans réserve le travail que l'envoyé spécial de l'UE, M. Piero Fassino, accomplit sans relâche à l'appui des efforts déployés par les Nations unies et en concertation avec les partenaires asiatiques, et invite,  dans ce contexte, les autorités de la Birmanie/du Myanmar à coopérer avec lui.

4. Le Conseil se félicite de l'adoption de la résolution 10/27 du Conseil des droits de l'homme des Nations unies et engage les autorités de la Birmanie/du Myanmar à s'y conformer, en pleine coopération avec le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Myanmar, M. Quintana; le Conseil se félicite à cet égard que le mandat de M. Quintana ait été prolongé. Le Conseil, préoccupé notamment par la situation de la minorité ethnique des Rohingyas, au nord de l'État d'Arakan, s'inquiète que les minorités ethniques de la Birmanie/du Myanmar soient privées de leurs droits fondamentaux et engage les autorités à reconnaître le droit à la citoyenneté des membres de ces minorités ainsi qu'à protéger les droits de l'homme dans leur intégralité en ce qui les concerne.

5. Le Conseil se félicite de la prolongation du mandat du groupe tripartite chargé de coordonner les efforts de reconstruction après le passage du cyclone Nargis et espère que ledit groupe pourra continuer de jouer efficacement son rôle pour faciliter l'acheminement de l'aide internationale. Dans ce cadre, il est indispensable de maintenir un accès sans restrictions pour les agences humanitaires. L'UE rappelle qu'elle joue, à l'égard de la Birmanie/du Myanmar, un rôle majeur et sans cesse croissant en tant que bailleur de fonds, et qu'elle est prête à renforcer son aide en faveur de la population du pays."


Déclaration de la présidence de l'UE - 23 février 2009

Déclaration de la présidence de l'UE appelant la Birmanie au dialogue global entre le gouvernement et les forces démocratiques du pays.

L’intégralité de ce texte n’est disponible qu’en anglais.

EU Presidency Statement calling for all-inclusive dialogue between the authorities and the democratic forces in Burma/Myanmar The Presidency of the EU notes the recent visits by the UN Secretary-General’s Special Adviser Ibrahim Gambari and UN Special Rapporteur on the situation of human rights in Myanmar Tomás Ojea Quintana.

The Presidency also notes the briefing by Mr. Gambari in the Security Council last Friday (20th February), and attended the meeting of "Group of Friends of SG on Myanmar" today.

In this context, the Presidency reiterates the EU´s support for the good offices role of the UN SG as mandated by the UN General Assembly resolution 63/245 from December 24, 2008, and, with regret, notes the information by Mr. Gambari that, so far, there is no tangible outcome of his visits to Burma/Myanmar.

The Presidency recalls that the UN GA resolution stated that the political process in the country is "not transparent, inclusive, free and fair, and that the procedures established for the drafting of the constitution resulted in the de facto exclusion of the opposition from the process.” The Presidency shares the view expressed by Mr. Gambari that it is the time to demonstrate the Myanmar’s commitment to addressing concretely the issues of concern to the international community.

The Presidency of the EU strongly calls for an immediate and unconditional release of all political prisoners and detainees, including Daw Aung San Suu Kyi, lifting all restrictions on political parties, and all-inclusive dialogue between the authorities and the democratic forces, including ethnic groups.


France Diplomatie - 23 février 2009

Birmanie : la France appelle à la libération de l’ensemble des prisonniers politiques

Des informations font état de la libération par les autorités birmanes de plus de 6 000 prisonniers, ainsi que de remises de peine. Il semble qu’une vingtaine de prisonniers politiques bénéficient de ces mesures.

Il s’agit d’un geste positif mais au cours des derniers mois près de 300 défenseurs des droits de l’Homme et membres de la société civile ont été condamnés à de lourdes peines de prison.

Nous avons condamné ces décisions et demandé à plusieurs reprises aux autorités birmanes de revenir sur ces condamnations.

Nous rappelons que la France, comme l’Union européenne et le Conseil de sécurité des Nations unies, appelle les autorités birmanes à libérer rapidement l’ensemble des prisonniers politiques, y compris Aung San Suu Kyi, et à créer les conditions d’un véritable dialogue avec l’opposition indispensable pour permettre la réconciliation nationale.


Elysée- 9 juin 2008

Lettre conjointe de MM. Nicolas Sarkozy, Président de la République, et Gordon Brown, Premier ministre britannique,adressée à Mme Aung San Suu Kyi, pour lui exprimer leur admiration pour son engagement en faveur de la démocratie et des droits de l'homme en Birmanie

Chère Aung San Suu Kyi,

A l'occasion de votre anniversaire, nous voulons aujourd'hui réaffirmer notre admiration pour votre engagement en faveur de la démocratie et de l'Homme en Birmanie, auquel vous avez consacré votre vie. Vous avez eu le courage de sacrifier votre liberté pour la liberté des autres. Vous avez fait preuve d'un courage et d'un dévouement exceptionnel envers votre peuple.

La fin de votre assignation à résidence et votre pleine participation à l'avenir politique de la Birmanie sont pour nous essentielles. Nous considérons que le récent référendum pèche par manque de crédibilité et ne reflète pas véritablement la volonté du peuple, de même que la nouvelle constitution ne peut offrir une base saine pour le développement politique futur de la Birmanie. Nous appelons le gouvernement birman à engager sans délai un processus politique ouvert qui associe des représentants de l'ensemble des groupes ethniques et des groupes civils d'opposition.

Nous saluons votre disposition à mener un dialogue réel et constructif avec les chefs militaires birmans afin de trouver une issue à l'impasse actuelle. Nous avons la conviction que votre voix, celle de l'humanité et de la raison, finira par être entendue. Certains comprennent certainement aujourd'hui que des initiatives audacieuses et des compromis sont nécessaires et que la situation qui règne actuellement dans le pays n'est ni satisfaisante, ni viable. Nous sommes bouleversés par la situation humanitaire qui prévaut en Birmanie après le passage du cyclone Nargis et attristés de voir que le peuple birman, déjà privé des droits et libertés les plus élémentaires, a souffert d'une catastrophe de cette ampleur. Nous avons également été profondément choqués de voir que l'offre d'aide internationale n'a pas été acceptée immédiatement et sans condition, mais nous nous félicitons des efforts fournis par les pays de l'ASEAN et son Secrétaire général, ainsi que du soutien apporté par le Secrétaire Général des Nations Unies. L'action des organismes d'aide régionaux et internationaux a été essentielle, mais il est nécessaire de s'engager encore davantage afin que l'aide parvienne à toutes les personnes démunies et être en mesure d'empêcher de nouvelles souffrances et de nouvelles victimes. Aux premières heures de ce désastre, le Royaume-Uni et la France se sont engagés à contribuer aux secours et, à plus longue échéance, à la reconstruction. Le succès des efforts de la communauté internationale dépendra du comportement et des conditions créés par le gouvernement birman.

Nous admirons votre force et votre capacité à concilier les espoirs de nombreux groupes en Birmanie, ainsi que votre attachement à l'intégrité nationale du pays. Nous ne vous oublierons pas, pas plus que nous n'oublierons votre peuple, dans ce combat.




 


Dernière mise à jour : ( 16-07-2009 )