Bangkok Process

 

 

Le ministre des Affaires étrangères thaïlandais, Surakiart Sathirathai, a annoncé hier que son pays accueillerait le mois prochain la seconde phase de négociations à propos de la feuille de route pour la démocratie et la réconciliation nationale en Birmanie.

Selon Surakiart, "cette rencontre pourrait pousser la Convention Nationale à annoncer la rédaction d’une constitution ".

Des représentants de 16 pays participeront au forum, appelé le " Bangkok Process ", dont le Japon, Singapour, la Malaisie, l’Indonésie, la Chine, le Laos, l’Australie, l’Allemagne, la France et l’Italie.

Les Etats-Unis, détracteurs de longue date de la junte militaire au pouvoir, n’ont pas été conviés.

Matthew Daley, haut fonctionnaire du Secrétariat d’Etat américain, a déjà laissé entendre que le Bangkok Process serait un échec.

Le Premier ministre birman Khin Nyunt a annoncé en Août une feuille de route en sept points pour la démocratie et la réconciliation nationale, suite à une pression internationale croissante, incluant des sanctions liées à la détention d’Aung San Suu Kyi, leader de l’opposition. La militante pour la démocratie demeure actuellement en résidence surveillée.

La Thaïlande a tenu mi-décembre un forum international pour discuter de la feuille de route. A cette occasion, le Ministre birman des Affaires étrangères a annoncé aux participants que le gouvernement prévoyait de charger la Convention Nationale de rédiger une nouvelle constitution cette année.

" Je crois que Aung San Suu Kyi pourrait être libérée prochainement. " a déclaré hier Surakiart.

Sihasak Phuangketkeow, porte-parole du ministre des affaires étrangères a déclaré le mois dernier que cette réunion donnait à la Birmanie une chance d’aviser la communauté internationale de la rédaction d’une constitution ainsi que des négociations de paix en cours avec les groupes armés de minorités et la Ligue Nationale pour la Démocratie.

Si la Birmanie montre à la communauté internationale que des " progrès tangibles " sont réalisés, cela pourrait être une condition préalable pour qu’une assistance humanitaire soit remise en place, a-t-il suggéré.
Le gouvernement birman et le groupe de minorités armées le plus important, l’Union Nationale Karen, ont signé un accord verbal de cessez-le-feu en janvier. Toutefois, quelques foyers de résistance armée subsistent dans le pays. La Norvège, l’Autriche, l’Inde, le Bangladesh et la Suisse se rendront également à Bangkok pour le dernier cycle de négociations. L’envoyé spécial de l’ONU pour la Birmanie y a également été convié.

Source: The Nation, 31 mars 2004



   
 
     
   
 
Info Birmanie - 9 passage Dagorno - 75 020 Paris - 01 44 93 93 57 info-birmanie@globenet.org