La transition démocratique et la
réconciliation nationale n'ont aucune crédibilité
si les instances qui les mettent en oeuvre n'engagent aucun
dialogue significatif avec les partis politiques d'opposition
et que le prix Nobel de la Paix Madame Aung San Suu Kyi
demeure assignée à residence, a déclaré
le secrétaire général des Nations Unies.
Monsieur Annan est persuadé que la
Convention Nationale mise sur pied par les tenants du pouvoir
pour instaurer la paix et la démocratie, "n'adhère
pas totalement aux principes rappelés chaque année
dans les résolutions de l'Assemblée générale"
selon un communiqué de son porte-parole.
Et de rappeler que la junte ferait bien
de mettre àprofit l'ajournement de la Convention
Nationale décrété le mois dernier,
pour rétablir le contact et prendre en compte les
demandes de la Ligue Nationale pour la Démocratie
et des autres groupes d'opposition.
Dans le cas contraire, Monsieur Annan craint
que la feuille de route en sept points et la réconciliation
"n'aboutissent pas par manque de crédibilité"
et sans le soutien des pays de la région et de la
communauté internationale. Le secrétaire général
des Nations Unies a, une fois de plus, demandé aux
généraux birmans de libérer immédiatement
le prix Nobel de la Paix, secréatire générale
de la LND qui, depuis l'année dernière, est
toujours confinée dans sa résidence.
"Il est tout aussi essentiel qu'un
accord mutuellement consenti soit trouvé avec les
groupes des minorités ethniques qui ont signé
un cessez-le-feu" a rappelé Monsieur Annan,
en priant pour que les communiqués émis par
ces coalitions indiquent comment les droits et le partage
du pouvoir pourraient s'effectuer entre la Nation et ses
régions.
Monsieur Annan a également insisté
pour que le SPDC autorise l'envoyé spécial
des Nations Unies Monsieur Razali Ismail àretourner
dans le pays dès que possible pour promouvoir la
réconciliation.
Source : http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=11662&Cr=myanmar&Cr1=