Nations Unies (AFP)
- Une rencontre s'est tenue dans les bureaux de Kofi Annan,
qui a invité une douzaine de représentants
de Nations, afin de faire pression sur le régime
militaire birman (SPDC) au pouvoir depuis quarante ans,
et qu'il s'engage sur la voie de la démocratie.
Des officiels de la Banque Mondiale et du
Programme des Nations Unies pour le développement
participaient également à l'entrevue, en marge
de l'Assemblée Générale des Nations
Unies au cours de laquelle le représentant des autorités
de l'Union du Myanmar a vigoureusement défendu la
situation des droits de l'Homme en Birmanie.
" Nous verrons comment chacun de ces
pays peut influencer le processus dans le bon sens"
a déclaré KofiAnnan à la sortie, en
indiquant que le but est "d'encourager" la junte.
"Tous les pays qui ont pris part à la discussion
sont directement concernés par la situation en Birmanie"
a-t-il ajouté.
Au cours des derniers mois, il avait haussé
le ton dans des communiqués très critiques
à l'égard de la Convention Nationale engagée
par le SPDC, en signalant que ce processus n'aboutirait
à rien de probant sans la participation de Madame
Aung San Suu Kyi. Son parti, la Ligue Nationale pour la
Démocratie avait finalement annoncé qu'elle
boycottait la réunion, tandis que la lauréate
du Prix Nobel de la Paix 1991 restait assignée à
résidence depuis un an, pour la troisième
fois en quinze ans. (Ndlr : Au 30 septembre 2004, assignée
à résidence 8 ans et 361 jours, depuis 1988)
Cette conférence/convention nationale
est la première étape, de la "feuille
de route" en sept points martelée par le régime,
et un membre de la délégation du SPDC avertissait
que le destin d'un pays ne pas être lié à
celui d'une personne - en faisant référence
à Madame Aung San Suu Kyi. "Nous ne pouvons
accepté que la Convention Nationale s'égare
pour diverses circonstances" a déclaré
Tin Winn, le représentant du Premier ministre birman
Khin Nyunt, dans l'enceinte de l'Assemblée Générale
des Nations Unies. "L'avenir du pays ne peut être
déterminé par un individu ou par un parti".
Le parti de Madame Aung San Suu Kyi, la
Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) a remporté
82% des sièges lors des élections du 27 mai
1990, mais les militaires au pouvoir depuis quarante ans
après le coup d'Etat de 1962, refusent toujours de
reconnaître les résultats.
Quatre membres de la LND ont été condamnés
la semaine dernière à sept ans de prison,
indiquait un spécialiste qui présentait un
rapport mardi matin, dans lequel il compile les violations
des Droits de l'Homme les plus récentes.
"Les allégations sur les violations des droits
de l'Homme ont pour but de discréditer l'action du
gouvernement pour des motifs politiques" indiquait
Tin Winn à l'assemblée, "Le Myanmar a
toujours coopéré avec les Nations Unies (Ndlr
: plus d'information http://news.search.yahoo.com/news/search?p=myanmar&ei=UTF-8&fr=news-storylinks&n=20&fl=0&x=wrt
) en matière de Droits de l'Homme".
Mais la junte s'est montrée peu coopérante
pour permettre à ce spécialiste, tout comme
à Razali Ismail, l'envoyé spécial de
Kofi Annan pour le Myanmar, de retourner en Birmanie au
cours des derniers mois.
Razali Ismail a pris part à la rencontre,
mercredi, entre plusieurs délégués
officiels de l'Australie, de la Grande Bretagne, de la France,
de l'Indonésie, du Japon, de la Malaisie, des Pays
Bas (assurant la Présidence de l'Union Européenne,
de la Norvège, de Singapour, de la Thaïlande,
des Etats-Unis et du Vietnam. Il a déclaré
que cette réunion "avait permis d'étendre
une vision commune sur la manière de permettre à
la Birmanie de trouver la voie d'un processus démocratique
inclusif et durable
Le Porte Parole de Kofi Annan a immédiat réagit
en "conseillant au régime birman de porter attention
aux sollicitations bienveillantes des pays voisins et amis,
et d'autoriser la visite de l'envoyé spécial
dès que possible".
Source : AFP