Officiellement remplacé "pour raisons de santé",
le Premier ministre Birman, Khin Nyunt, a été
mis en résidence surveillée par la junte de
Rangoon. Il lui est reproché par les "durs"
d'avoir levé l'assignation à résidence
de l'opposante Aung San Suu Kyi et d'avoir parlé
d'une "feuille de route vers la démocratie".
L'armée reproche aussi aux services de renseignements,
qu'il commandait, d'avoir été trop gourmands
- aux dépens de l'état-major - dans le partage
des revenus du trafic de l'héroïne. Son successeur,
Soe Win, est un "dur" tenu pour responsable de
l'embuscade contre le convoi d'Aung San Suu Kyi en mai 2003.
Source : Le Nouvel observateur, n°2086, 28 octobre-3novembre
2004