Enfin, Radio Free Asia fait le point
sur la "crise interne au mouvement pro-démocratie"
suite à la visite secrète en juin, à
l'invitation de la junte militaire, du Dr Zar Ni, l'un des
fondateurs de la Free Burma Coalition, l'un des groupes
d'activistes ayant combattus contre les compagnies présentes
en Birmanie et pour le renforcement des sanctions économiques
à l'égard de la Birmanie.
Cette visite suscite des remous pour plusieurs
raisons :
- Elle permet la division du réseau international
de la diaspora et de ses soutiens sur les capacités
de certains de ses acteurs à faire basculer de leur
seul poids la main mise des militaires sur le pouvoir en
Birmanie ;
- Elle légitime un peu plus le pouvoir militaire
Interrogé par la Radio Voice of America,
Dr Zar Ni a déclaré : "Nous ne cherchons
pas à savoir s'il est important de changer de régime
ou non. Nous devrions nous consacrer au bon développement
du pays. La situation de notre pays s'améliorera
si nous changeons de régime, cependant il peut y
avoir des changements sans changer la régime actuel".
A propos des conséquences pour l'opposition démocratique
en exil, il a commenté par : "il serait opportun
que les activistes utilisent leur cervelle et essaient de
ne pas s'embrumer. Je n'ai rien fait de compliqué.
J'ai juste fait une chose très simple. J'essayais
de trouver une solution. Je suis allé dialoguer.
Et si on veut me blâmer, en pensant que le régime
veut m'utiliser pour semer la discorde parmi les activistes
en exil aux USA, c'est qu'ils ont là une vision étriquée
et sont victimes de leur manque d'esprit critique".
Zar Ni aura rencontré le Brigadier
Gen, Than Tun, porte parole du régime, le Colonel
Hla Min et le Colonel Tin Oo du cabinet du Premier Ministre,
le Lieutenant General Khin Nyunt. Mais les demandes répétées
de visite à Madame Aung San Suu Kyi, toujours assignée
à résidence, tout comme la visite d'autres
membres du parti de la LND, ont toutes essuyées des
refus.
Farid GHEHIOUECHE