Les Nouvelles de Birmanie n°4 - Novembre/Décembre 2005
La lettre d'information electronique d'Info Birmanie



Sommaire

  • Tribune éditoriale : Le généralissime Than Shwe et Monsieur Thierry Desmarest vous souhaitent en 2006 une marée noire et kaki
  • L'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi prorogée de six mois
  • Les SHAN et la Convention nationale
  • La Birmanie et l’OIT
  • Augmentation rapide du nombre de prostituées birmanes
  • La captive de Rangoon
  • La junte birmane déménage sa capitale pour un bastion dans la jungle
  • Win Tin lourdement réduit au silence
  • Environnement. Une ONG dénonce le trafic chinois de bois précieux.
  • L'ONU réprouve les violations des droits de l'homme en Birmanie
  • Les prix Nobel de la paix appellent le G8 à tenir ses engagements
  • Déclaration du Secrétaire général au sujet de la détention prolongée de Daw San Aung Suu Kyi
  • Question écrite au Ministre des Affaires étrangères N° : 78926 publiée au JO le : 22/11/2005 page : 10682
Le généralissime Than Shwe et Monsieur Thierry Desmarest vous souhaitent en 2006 une Marée noire et Kaki...


L'actualité franco-birmane fin novembre, ç'aura bien sûr été l'annonce par TOTAL d'un dédommagement des plaignants qui ont porté plainte contre Thierry Desmarest et Hervé Madéo au Tribunal de Nanterre pour "crime de séquestration". Un accord pour l'indemnisation des plaignants en échange d'un retrait des plaintes. Or les avis diffèrent sur la façon d'appréhender cette nouvelle : http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=97139

http://www.total.com/fr/press/press_releases/pr_2005/051128_myanmar_accord_sherpa_8204.htm


Pour être « clair », cela signifie pour le géant pétrolier français - quelles que soient les dénégations, toujours actuelles, de ses responsables - une reconnaissance implicite des faits, comme pour son partenaire américain Unocal l'année dernière, permettant à une multinationale d'échapper aux scandales, en obligeant ses responsables à répondre de leurs actes.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-715498@51-707906,0.html

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-715428@51-707906,0.html


Cependant, la création de ce fonds d'indemnisation comme la nature de l'accord demeurent confidentiels. Sans exiger une transparence parfaite, on a peine à croire qu'ils répondront à la crise humanitaire dénoncée par le rapport DLA- Piper, commandé par Vaclav Havel et Desmond Tutu, pour l'inscription de la Birmanie à l'agenda du Conseil de Sécurité des Nations unies.

http://www.birmanie.ch/presse/asb241005.htm

http://www.info-birmanie.org/info/Les%20Nouvelles%20de%20Birmanie/LesNouvellesdeBirmanie_n%B02_juillet-sept05.htm


Bien entendu, tout le monde autour des victimes de la dictature birmane se félicite que les plaignants du projet « Yadana » aient pu être dédommagés dans cette affaire qui commence, à nouveau, au détour d'une « solution novatrice » du droit pénal international à la française, pour une « juste mondialisation »... des injustices, qui sont des crimes contre l'humanité !


Car personne n'oublie les sommes déversées (environ 450 millions de dollars de « recettes licites » chaque année), par la première entreprise française à la junte militaire birmane, ni l'ampleur des conséquences néfastes de cet investissement pour l'ensemble de la population birmane depuis les élections en 1990.

http://www.forumcitoyenpourlarse.org/article.php3?id_article=26

Pour la CISL, qui représente 148 millions de travailleurs dans 150 pays, un tel accord est "très dommageable pour la cause de la démocratie en Birmanie", selon Janek Kuczkiewicz, directeur des droits syndicaux à la CISL, et il ajoute « Total se donne une image positive qu'elle n'a pas comme les 340 autres multinationales que nous avons répertoriées, TOTAL doit se retirer de Birmanie, car ses activités profitent à une junte militaire reconnue responsable d'un usage systématique du travail forcé par l'Organisation internationale du travail (OIT)".

La CISL a déposé cet automne au BIT un "dossier de 1.500 pages" attestant de "pratiques de travail forcé toujours en cours" en Birmanie, notamment dans la région du gazoduc exploité par Total, où "des villageois sont régulièrement enrôlés de force pour assurer la sécurité des installations", conclue M. Kuczkiewicz.

Avec la trêve hivernale, c'est donc l'heure des bilans : 13 milliards d'euros de bénéfices pour TOTAL en 2005, ce qui signifie au titre de la ristourne fiscale amménagée par le gouvernement Raffarin sur l'ISF, que Monsieur Thierry Desmarest épargnerait selon un savant calcul 174 000 euros... De quoi offrir un beau cadeau à 16 nouveaux plaignants.


En 2006, le collectif « Total pollue la démocratie – Stoppons le TOTALitarisme en Birmanie » continuera son tour de France avec le rapport rendu public le 4 juillet dernier.

http://www.fidh.org/_template/2005/Total%20Burma/#top

Dès maintenant, contactez la Ligue des Droits de l'Homme pour coordonner un événement local après Boulogne sur Mer, Rouen, Le Mans, Rennes, Montreuil,...

Actuellement, la France est secouée par une crise sociale, à laquelle un député français vient d'ajouter sa pierre, dans le tumulte scandaleux et contradictoire sur l'impact « positif de la colonisation » auquel se prête notre gouvernement et les précédents, avec ce double langage qui fait malgouverner, à tous les niveaux, nos élites politiques.

Cette question scélérate N° : 78926 publiée au JO le : 22/11/2005 page : 10682 posée au gouvernement à l'Assemblée Nationale par le député UMP du Vaucluse M. Thierry Mariani, dont nous prenons acte, vient en totale contradiction avec l'accueil réservé aux citoyens de Birmanie, notamment au Ministère des Affaires étrangères ou au Sénat, et qui demandent asile politique en demeurant de manière digne et responsable en France depuis plusieurs années, et malheureusement toujours « sans papiers » pour la plupart !


Nous espérons que la France puisse se libérer de tous ces liens mercantiles et néfastes à l'égard de la Birmanie, comme de ces protubérances de la « mafiafrique »*, pour construire une amitié franco-birmane qui se montre digne des valeurs des Droits de l'Homme, que nous voulons promouvoir et voir partout respectés.


L'équipe d'Info Birmanie


Nous avons une pensée émue pour François Xavier Verschave, disparu cette année, et fondateur de l'association Survie. Il est l'initiateur des mots concepts « Françafrique » et « Mafiafrique » pour décrire les relations étrangères de la France dans des livres où il souhaitait « donner valeur de loi au devoir de sauver les vivants »... http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois-Xavier_Verschave


L'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi prorogée de six mois

(Source : AFP, Figaro)

La junte militaire birmane a prorogé de six mois l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi. Le prix Nobel de la paix 1991 en a été officiellement informée dans la soirée du dimanche 27 novembre» par une délégation gouvernementale. En novembre 2004, son assignation à résidence avait été prolongée de 12 mois. Il n'a pas été expliqué pourquoi la prorogation concerne cette fois une période de six mois seulement.

La tenue à partir du 5 décembre d'une nouvelle session de la Convention Nationale où des délégués choisis par le régime militaire doivent élaborer les grands principes d'une Constitution qui fera ensuite l'objet d'un référendum pourrait y être liée.

L'exercice en effet est boycotté par la Ligue Nationale pour la Démocratie. Un porte-parole de la LND, U Lwin, a déclaré: «Cela prouve clairement que la Convention Nationale se poursuivra bien au cours de l'année 2006 et qu'ils (les militaires) ne veulent pas la libérer avant (que cette Convention) soit totalement terminée».


Les SHAN et la Convention nationale

La SNLD refuse de participer à la Convention nationale qui ouvrira à nouveau le 5 décembre. C’est la seconde fois que le mouvement ne souhaite pas participer à la Convention organisée par la junte.


Les condamnations sévères à de la prison (de 70 ans à 106 ans) prononcées à l’encontre de 12 leaders shan le 3 novembre dernier, dont Khun Tun Oo, président de la SNLD et du major général Hso Ten, président du SSPC (Shan State Peace Council) ont motivé leur décision.

La Birmanie et l’OIT

Le 1er ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra, a déclaré le 3 novembre que sa contrepartie birmane avait démenti que la junte se soit retirée de l’OIT. L’agence onusienne du travail avait rapporté la semaine dernière que le pays était prêt à quitter l’OIT pour protester contre les incessantes critiques de l’agence à son égard. L’OIT le confirme dans une déclaration officielle faisant suite à une rencontre avec l’ambassadeur birman à Genève. La Birmanie souhaite collaborer avec l’agence et souhaite reprendre un « dialogue efficace » avec l’OIT sur la question du travail forcé. L’envoyé spécial des Nations unies, Paulo Sergio Pinheiro, accueille favorablement cette déclaration qualifiée d’ « étape véritablement positive » (AFP)


Un tribunal birman a condamné, le 31 octobre, Aye Myint, un avocat, à sept ans de prison pour « diffusion de fausses informations ». Il avait conseillé un groupe de fermiers, dont les terres avaient été confisquées par les autorités, sur la manière de faire parvenir leurs doléances au représentant de l’OIT à Rangoon, a déclaré l’agence. (AP)


Augmentation rapide du nombre de prostituées birmanes

(Irrawaddy)

Selon un humanitaire à Rangoon, la récente crise économique en Birmanie – incluant une dévaluation forte du kyat – a pour effet que de plus de plus de femmes birmanes se tournent pour survivre vers l’industrie du sexe. Un rapport du centre sur la santé internationale à l’université technologique de Curtin en Australie estime le nombre de prostitués à Rangoon entre 5 000 et 10 000 et à environ 100 les bordels en banlieue de la ville.

L’Unicef et l’Unaids projettent de développer leurs programmes de lutte contre le sida en Birmanie en augmentant les approvisionnement en cotrimoxazo, antibiotique générique qui a prouvé son efficacité à écarter les infections se développant chez les patients, en développant l’action de prévention, notamment en direction des mères ayant transmis le virus à leurs enfants. Ces objectifs font partie du programme global de lutte contre le sida de l’ONU pour la période 2006-2010. pour la Birmanie, cependant, il reste à trouver les fonds.

La banque asiatique pour le développement déclare que l’épidémie de sida en Birmanie menace l’économie du pays en diminuant la force de travail, en ralentissant la croissance démographique du pays et en entaillant la capacité de la population à économiser.


La captive de Rangoon

MYANMAR (BIRMANIE) - 6 novembre 2005 - par ALEXANDRA SINGH-PAULIAT

Aung San Suu Kyi, la charismatique opposante à la dictature militaire - et Prix Nobel de la paix en 1991 -, a passé, au total, dix ans en détention.
Triste anniversaire, le 24 octobre, pour Aung San Suu Kyi, la figure de proue de l'opposition birmane. Au total, depuis 1989, elle a passé dix ans tout juste en détention. Elle se trouve actuellement assignée à résidence dans sa villa d'un quartier résidentiel de Rangoon. Sans aucun autre contact avec le monde extérieur que les visites hebdomadaires de son médecin. Lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, cette militante de la non-violence a fait, il y a dix-sept ans, le voeu de conduire son pays sur la voie de la démocratie. Et de tout sacrifier au combat pacifique qui l'oppose à l'un des régimes militaires les plus durs et les plus opaques de la planète.

Son destin ne doit pas grand-chose au hasard. Fille du général Aung San, le père de l'indépendance de la Birmanie - rebaptisée Myanmar par les généraux, en 1989 -, Suu Kyi voit le jour le 19 juin 1945, un mois après le départ des troupes japonaises de l'ex-colonie britannique. Elle a 2 ans quand son père, qui dirigeait le gouvernement de transition mis en place par Londres, est assassiné.

À l'aube de l'adolescence, Aung San Suu Kyi quitte son pays pour suivre sa mère, nommée ambassadrice à New Delhi. Ses études secondaires achevées, elle prend seule le chemin de l'ancienne métropole. Sur les bancs de l'université d'Oxford, où elle étudie de front la philosophie, l'économie et les sciences politiques, elle rencontre Michael Aris, un étudiant en civilisation tibétaine qui deviendra son mari.

Vingt-huit ans se sont écoulés depuis son départ, lorsque le destin rattrape la brillante universitaire, devenue mère de deux enfants. En 1988, accourant au chevet de sa mère mourante, elle retrouve son pays en proie à une sanglante répression déclenchée par les généraux qui se sont emparés du pouvoir en 1962. Elle ne le quittera plus. En digne fille de son père, elle épouse la cause des millions de Birmans qui descendent dans la rue pour réclamer la fin de la dictature. Lorsque l'armée ouvre le feu, tuant plusieurs milliers d'entre eux, elle se lance corps et âme dans une campagne de démocratisation. Oratrice de talent, la très charismatique « Dame de Rangoon » est élue secrétaire générale de la jeune Ligue nationale pour la démocratie (LND). Adulée par le peuple, Aung San Suu Kyi sillonne le pays pour y répandre la bonne parole de la désobéissance civique et de la non- violence. À l'instar d'un Gandhi ou d'un Martin Luther King, dont elle revendique l'héritage moral.

Le retour de l'enfant prodigue n'est pas du goût des généraux. Inquiets de sa popularité, ils l'assignent à résidence. Peine perdue. En 1990, à la suite des sanglantes émeutes de 1988, la junte est contrainte d'organiser des élections législatives. La LND remporte plus de 80 % des sièges à pourvoir, mais les militaires, résolus à se maintenir coûte que coûte au pouvoir, rejettent le verdict des urnes et emprisonnent les vainqueurs du scrutin. Le premier de l'histoire du pays !

La popularité de l'opposante emprisonnée déborde bientôt des frontières du pays. Devenue une figure emblématique de la résistance, elle voit sa cause mondialement reconnue quand, en 1991, le prix Nobel de la paix lui est décerné. Prisonnière dans sa propre maison, elle ne baisse pas les bras, écrit plusieurs livres et de nombreux discours qui sont lus en son nom dans diverses enceintes internationales. Très croyante, elle consacre beaucoup de temps à la méditation et à l'étude de l'enseignement du Bouddha, l'une des principales références de sa lutte. Et elle se détend en jouant du Bach au piano.

Face à la pression internationale, les militaires acceptent au bout de six ans de lui rendre sa liberté. Du moins partiellement, puisque ordre lui est donné de ne pas quitter Rangoon. Le « papillon de fer », comme la surnomment ses compatriotes, reprend aussitôt son combat. Diplomates et journalistes du monde entier se pressent - discrètement - à la porte de l'élégante quinquagénaire, qui cache derrière une apparente fragilité une détermination sans faille. Que rien ni personne ne parviennent à ébranler. Pas même la disparition de son mari, qui, atteint d'un cancer de la prostate, s'est vu refuser par la junte, en mars 1999, quelques mois avant sa mort, la permission de rendre une ultime visite à sa femme. Les militaires ont en revanche autorisé Aung San Suu Kyi à se rendre à son chevet, mais craignant de voir se refermer derrière elle les portes de son pays, elle a préféré décliner.

Ses activités lui valent bientôt une nouvelle assignation à résidence, puis un séjour de plusieurs mois en prison, dont elle ne sort, en septembre 2003, que pour subir une intervention chirurgicale dans une clinique de la capitale. Depuis, elle est à nouveau confinée chez elle.

Pourtant, la mobilisation internationale ne faiblit pas. À l'occasion de son soixantième anniversaire, au mois de juin, des personnalités du monde entier, de George W. Bush au dalaï-lama, ont une nouvelle fois exigé sa libération. En vain. Les luttes intestines qui font rage au sein de la junte risquent de ne pas jouer en sa faveur. Depuis l'éviction, en octobre 2004, du Premier ministre Khin Nyunt, la tendance est au durcissement. Engagé à l'instigation de l'Onu, le dialogue en vue de la réconciliation nationale et de la mise en place d'une transition vers la démocratie a été ajourné sine die par les généraux. Pour cause de mousson, paraît-il ! Le rapport onusien publié fin septembre est accablant : aux habituelles violations des libertés civiles s'ajoutent en effet des actes avérés de torture, la répression systématique des minorités ethniques (Karens, Shans, etc.), ainsi que de sérieuses présomptions de travail forcé.

Ni les sanctions économiques ni les rappels à l'ordre de l'ONU n'ont eu 0le moindre effet sur la junte, qui continue d'afficher le plus souverain mépris pour la communauté internationale. Il est vrai qu'elle bénéficie du soutien affirmé de la Chine et de celui, plus discret, de la Thaïlande. Elle a toutefois dû renoncer à présider cette année l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), qu'elle a rejointe en 1997.

Les appels de plus en plus insistants de l'opposition, relayés par des sympathisants dans le monde entier, convaincront-ils enfin le Conseil de sécurité des Nations unies de se saisir du problème ? Difficilement envisageable tant que la Chine - qui dispose d'un droit de veto - s'y opposera. Pourtant, la Dame de Rangoon reste optimiste. « Le changement viendra inéluctablement, dit-elle, parce que les militaires n'ont pour eux que les armes ; et rien d'autre. »

http://www.jeuneafrique.com/articleImp.asp?art_cle=LIN06115lacapnoogna0


La junte birmane déménage sa capitale pour un bastion dans la jungle

LE MONDE | 08.11.05 | 15h03 • Mis à jour le 08.11.05 | 15h03

Article paru dans l'édition du 09.11.05
CORRESPONDANT BANGKOK

Par Francis Deron

La surprise n'a pas épargné les premiers intéressés eux-mêmes. Vendredi 4 novembre, une partie des fonctionnaires de neuf ministères birmans, parmi lesquels ceux des affaires étrangères, de l'intérieur, du commerce, de la Poste et des télécommunications, ont reçu l'ordre de la junte militaire de préparer leur paquetage. Dimanche 6 novembre à l'aube, à bord d'autobus et de camions, ils ont quitté Rangoun et pris la route de ce qui deviendra sans doute la "nouvelle capitale" du pays : Pyinmana, à plus de 300 km au nord de Rangoun. Le déménagement doit s'étaler jusqu'au printemps 2006, quand les ministres et leur cabinet rejoindront ? en théorie ? leurs services.

Les y attend un chantier de quelque 10 km©˜ en cours d'aménagement dans la jungle. Les partants n'ont pas eu la permission d'emmener leur famille. Les démissions ou demandes de transfert administratif n'étaient pas autorisées. Quant aux prochains sur la liste, ils attendent les consignes. Aucune annonce officielle n'a précédé ce soudain exode gouvernemental. Lundi après-midi 7 novembre, le ministre de l'information, le général Kyaw Hsan, a fini par fournir des explications : "Rangoun est le siège du gouvernement depuis l'indépendance" , a-t-il concédé, omettant de signaler que la ville située dans le delta du fleuve Irrawaddy est la capitale depuis le milieu du XVIIIe siècle. "Les circonstances ont changé : à présent que la Birmanie a entrepris de se développer en une nation moderne, il est devenu une nécessité" pour elle de se doter d'une capitale située davantage au centre du pays et offrant un accès plus aisé à ses diverses régions, a affirmé le ministre. Entouré de montagnes, installé sur un noeud ferroviaire, le site de Pyinmana passe pour avoir été un camp d'entraînement militaire durant l'occupation japonaise (1942-1945) où ont été formés les jeunes nationalistes birmans qui, menés par le légendaire Aung San (père de la dissidente, Prix Nobel de la paix, aujourd'hui en détention Aung San Suu Kyi), ont arraché l'indépendance de leur pays aux Britanniques en 1948, au lendemain de la défaite nippone.

Le projet de construction d'une capitale plus moderne que la très décatie Rangoun est une idée ancienne, reprise depuis peu par les hommes forts du régime militaire birman. Sa réalisation concrète n'a débuté que voici un peu plus d'un an. Tout reste à finir. Des fonctionnaires arrivés dimanche soir sur les lieux ont fait parvenir à leur famille des messages indiquant avoir dû dormir à même le sol. Le complexe en construction inclurait, à plus de six heures de route de Rangoun, un aéroport, des bâtiments administratifs, des résidences officielles, un édifice à vocation parlementaire, un hôpital, une unité hydroélectrique de taille moyenne et peut-être des bâtiments réservés aux diplomates. Les ambassades étrangères n'ont pas été prévenues des dispositions qu'il leur faudra prendre. Les diplomates se sont vu lire un simple communiqué annonçant la nouvelle. Contacté, mardi, depuis Bangkok, un sous-officier assurant la liaison avec des étrangers a annoncé son départ imminent en estimant que son téléphone portable avait désormais "peu de chances" d'être joint. Plus étrange : l'ordre de déménagement à brûle-pourpoint est venu alors que les travaux ont été suspendus, voici quelques semaines, faute de fonds, dans l'attente du budget 2006.

MÉFIANCE VISCÉRALE

L'édification de ce "quartier général de gouvernement" , comme le nomme un fonctionnaire, place l'administration en première ligne des zones frontalières du nord où l'armée, que contrôle le chef du régime, Than Shwe, est maîtresse des jeux bureaucratiques car elle fait face à la région d'insécurité traditionnelle habitée par une myriade d'ethnies minoritaires rétives. En outre, quitter Rangoun à terme, si le plan vient jamais à complète réalisation, mettrait la junte à l'abri d'une ville où elle s'est toujours sentie mal à l'aise. L'homme qui a placé la Birmanie sous régime militaire en 1962, le général Ne Win, nourrissait une méfiance viscérale envers cet héritage urbain cosmopolite, au point de s'enfermer dans une île fluviale à bonne distance des rues du centre. Il a instillé un esprit de paranoïa que ses successeurs continuent d'entretenir.

La politique américaine a aussi joué un rôle dans cette décision. Depuis l'invasion américaine de l'Irak, l'idée que Rangoun était bien vulnérable devant la menace d'une attaque par voie de mer a germé dans l'esprit des généraux. Il n'est pas exclu que l'ordre de départ intempestif ait résulté d'une accélération de ce réflexe devant l'accroissement des pressions américaines pour que les Nations unies se saisissent du "cas birman" et des violations des droits de l'homme dont la junte est accusée. Le président George Bush a reçu à la Maison Blanche, lundi 31 octobre, une activiste birmane des droits de l'homme, Charm Tong, représentante de la minorité ethnique Shan, dans un geste appuyé destiné à mettre en lumière les accusations à l'encontre des généraux de Rangoun.

La junte cherche peut-être aussi à briser les réseaux pouvant encore exister, au sein de l'administration, de partisans de l'ancien premier ministre et numéro trois du régime, ex-chef du renseignement militaire, Khin Nyunt, qui s'était vivement opposé à la stratégie d'enfermement diplomatique du chef de la junte, Than Shwe. Khin Nyunt a été limogé, et nombre de ses partisans arrêtés, en octobre 2004.
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3216,50-707772,0.html

 

Win Tin lourdement réduit au silence

L'Humanité, édition du 17 novembre 2005

Par Dominique Bari

Arrêté en 1989, ce journaliste birman, parrainé par l’Humanité, purge une peine totale de vingt ans de prison.

Ancien rédacteur en chef du quotidien Hanthawathi, vice-président de l’Association des écrivains de Birmanie et membre du comité exécutif de la Ligue nationale pour la démocratie (LND, opposition), le journaliste birman Win Tin est parrainé par l’Humanité, qui exige sa libération. Arrêté le 4 juillet 1989, notre confrère, âgé aujourd’hui de soixante-quinze ans, a été successivement condamné à trois ans (3 octobre 1989), dix ans (juin 1992) et sept ans (28 mars 1996) de prison. Il purge une peine totale de vingt ans de détention. Le chef d’inculpation de son premier procès a été d’avoir « donné asile à un délinquant faisant l’objet d’un mandat d’arrêt » en vertu de l’article 216 du Code pénal. Il avait en effet hébergé une jeune femme qui avait avorté, intervention médicale interdite en Birmanie. Le tribunal spécial qui a condamné le journaliste la deuxième fois l’a reconnu coupable d’avoir « tenu des propos séditieux, organisé des mouvements subversifs, rédigé des pamphlets incitant à la trahison contre l’État » au titre de la section V de la loi d’urgence de 1950. Le motif de la troisième condamnation est d’« avoir secrètement publié de la propagande antigouvernementale afin de provoquer des mutineries en prison ».

Win Tin a été arrêté, quelques jours avant Aung San Suu Kyi, dirigeante de la LND, en raison de ses activités politiques au sein du parti. Le gouvernement lui reproche d’avoir poussé la LND à choisir la désobéissance civile comme moyen de résistance à la loi martiale édictée par le Conseil pour la restauration de la loi et de l’ordre (SLORC), nom de la junte militaire à l’époque. Depuis le soulèvement d’août 1988, Win Tin publiait de nombreux articles, souvent anonymes, sur la situation politique du pays. Il y invoquait régulièrement la non-violence prônée par Mahatma Gandhi. Depuis 1996, Win Tin est détenu dans la cellule 10, quartier spécial de la prison d’Insein, à Rangoon. Son état de santé très précaire lui impose un transfert régulier à l’hôpital de la prison. Jusqu’en 1995, Win Tin était détenu dans la cellule 2 du groupe 3 de la prison d’Insein. De novembre 1995 à avril 1996, le journaliste a été détenu dans l’une des cages du chenil de la prison.

Sa santé s’est fortement dégradée au cours de ces douze années de détention. Ainsi, le journaliste a souffert de deux attaques cardiaques et a dû être opéré, en 1995, d’une hernie discale au cours de laquelle il a perdu un testicule. Il est atteint d’une spondylite (inflammation des vertèbres) qui l’oblige à porter une minerve. Selon un ancien prisonnier politique, il n’a jamais cessé de résister pacifiquement aux ordres des autorités et entretient de nombreuses discussions politiques avec ses compagnons de cellule. Le 6 juillet 2005, Win Tin a ainsi reçu la visite en prison d’un haut responsable du ministère de l’Intérieur qui supervisait la libération de plus de deux cents prisonniers politiques. Plusieurs sources affirment alors que le nom de Win Tin est sur la liste des libérables. Ce que démentent quelques heures plus tard les autorités pénitentiaires. Ses proches dénoncent une nouvelle torture psychologique.

Le 28 avril 2005, le Parlement européen a adopté le rapport annuel de l’Union européenne sur les droits de l’homme dans le monde en 2004, qui demande notamment la libération du célèbre journaliste birman Win Tin. Les députés ont associé la demande de libération du journaliste à celle du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi.

http://www.humanite.presse.fr/popup_print.php3?id_article=818062

 

Environnement. Une ONG dénonce le trafic chinois de bois précieux.
En Birmanie, des forêts décimées en silence

Par Arnaud DUBUS
samedi 19 novembre 2005

Bangkok de notre correspondant

L'une des zones les plus riches du globe en termes de biodiversité est en train de disparaître dans l'indifférence. C'est le cri d'alarme lancé par l'ONG Global Witness, qui, après quatre ans d'enquête clandestine, dénonce dans un rapport publié en octobre l'exploitation aussi massive qu'illégale par des firmes chinoises des forêts du nord-est de la Birmanie. Dans ces confins birmans où l'Asie du Sud rencontre l'Asie de l'Est, on peut encore trouver tigres et pandas rouges ainsi qu'une immense variété de plantes indigènes spécifiques à cette région, sans parler des nombreux bois précieux, comme le teck et l'if d'Himalaya. Ce sont ces derniers qui sont livrés à l'exploitation de 20 000 bûcherons chinois passés de l'autre côté de la frontière, dans cette zone habitée par la minorité ethnique des Kachins. «A ce rythme, les forêts disparaissent au moment même où nous parlons. Toutes les sept minutes, un camion chargé de troncs traverse la frontière entre le nord de la Birmanie et la Chine. L'exploitation forestière est chaotique. Il n'y a aucun contrôle», s'indigne Susanne Kempel, l'une des auteurs du rapport.

Ruée. Cette zone constitue le haut du bassin versant de l'Irrawaddy, le plus grand fleuve birman. Ici comme ailleurs, la déforestation accélérée a exacerbé sécheresses et inondations. «Les villageois kachins se rappellent qu'avant leurs maisons étaient environnées de forêts. Ces mêmes zones sont aujourd'hui désolées», dit-elle. Un faisceau de facteurs explique cette ruée des firmes chinoises. D'abord, le fait que Pékin ait interdit les coupes de bois dans 18 provinces chinoises après les grandes inondations dues aux crues du Yangtze en 1998 et en 2000. Les firmes du Yunnan et du Sichuan se sont rabattues sur la Birmanie.Ensuite, les commandants birmans de la région n'ont pas hésité à vendre des concessions forestières contre de larges pots-de-vin. La guérilla kachin, qui a conclu un accord de cessez-le-feu avec la dictature birmane dans les années 90, a cru pouvoir faire développer les infrastructures routières en échange de concessions. L'absence de toute présence internationale a permis au trafic de prospérer.

Poudre aux yeux. «Les communautés locales n'en bénéficient pas. Parfois, on leur promet des routes en échange, mais celles-ci ne sont jamais construites ou ne permettent que d'accéder à la forêt. Certaines élites locales s'enrichissent, mais la plus grosse partie de l'argent va aux hommes d'affaires chinois, basés dans le Guangdong et à Shanghai, et qui achètent le bois à des prix ridicules», précise Susanne Kempel. Global Witness en appelle donc au gouvernement central chinois pour qu'il ferme la frontière à ce trafic «en attendant qu'un système de contrôle offrant toutes les garanties puisse être mis en place». Pékin avait conclu en 2001 un accord avec la Birmanie pour combattre ce commerce illégal au point de vue de la loi chinoise. Poudre aux yeux, considère Jon Buckrell de Global Witness : «On a vu beaucoup d'engagements internationaux conclus par la Chine, comme celui avec la Birmanie ou, plus récemment, avec l'Indonésie, mais l'application sur le terrain paraît minimale.» Pékin n'est cependant pas le seul fautif : le tiers de ce bois importé illégalement de Birmanie est ensuite réexporté, sous forme de meubles made in China, vers les Etats-Unis, le Japon et l'Europe.

Comment aider à enrayer ce commerce désastreux pour l'équilibre écologique de la région ? La tâche est malaisée dans cette zone peu accessible, qui sort à peine de la guerre civile. Le mieux, suggère Susanne Kempel, serait d'aider financièrement les organisations de la société civile locale qui se mobilisent pour mettre un terme au massacre forestier et qui semblent bénéficier d'un peu plus de liberté que les activistes politiques. «Nous encourageons l'Union européenne à consacrer plus d'aides à cette région frontalière. C'est absurde que les locaux souffrent des sanctions infligées à un régime [politique] maléfique», estime Susanne Kempel. En octobre 2004, le Conseil européen a exprimé son soutien à des programmes de développement face «au problème des coupes de bois excessives» qui aboutissent à la déforestation birmane. Mais rien de concret n'a été mis en place.


http://origine.liberation.fr:80/imprimer.php?Article=339647


L'ONU réprouve les violations des droits de l'homme en Birmanie

NEW YORK - 19 Novembre 2005 - L'Assemblée générale des Nations unies a adopté vendredi une résolution réprouvant les violations des droits de l'homme en Birmanie. Le texte a été adopté par consensus après qu'une motion déposée par Cuba et visant à empêcher un vote eut été repoussée.
La résolution, déposée par l'Union européenne, exprime la «grave préoccupation» de l'Assemblée devant «les violations systématiques des droits de l'homme en Birmanie» dont souffrent notamment «les minorités ethniques, les femmes et les enfants». Le texte réprouve les «viols et violences sexuelles», le «recours à la torture», les «arrestations et maintiens en détention sommaires», «le travail forcé et le trafic d'êtres humains».
L'Assemblée se déclare également préoccupée par le non-respect des droits fondamentaux d'Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix et secrétaire générale du principal parti d'opposition (la Ligue nationale pour la démocratie), et de son adjoint Tin Oo, tous deux en résidence surveillée.
L'Assemblée accueille cependant avec satisfaction la libération par le gouvernement de 249 prisonniers politiques, l'établissement d'un comité pour la prévention du recrutement d'enfants soldats et la ratification de la convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée. «Nous nous dissocions entièrement de cette résolution», a déclaré l'ambassadeur de Birmanie aux Nations unies, Kyaw Tint Swe.
L'ambassadeur a dénoncé «une intention très nette de l'Union européenne de faire de la micro-gestion dans les affaires politiques du Myanmar sous prétexte de se soucier des droits de l'homme». Les résolutions de l'Assemblée générale n'ont pas de caractère contraignant.

http://www.edicom.ch/news/international/051119011630.sa.shtml

© ATS


Les prix Nobel de la paix appellent le G8 à tenir ses engagements

Agence France-Presse – ROME Le samedi 26 novembre 2005

Les participants au sommet des prix Nobel de la paix organisé à Rome ont condamné samedi l'usage de la torture, réclamé la libération de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi et exigé des pays du G8 le respect de leurs engagements pour l'Afrique.
Le communiqué final, publié à l'issue de cette manifestation, "condamne fermement la théorisation et le recours à la torture comme instrument d'une politique, que ce soit par un groupe ou par un gouvernement".
"La torture ne peut être en aucun cas justifiée", ont-ils affirmé.
Les Nobel de la paix ont par ailleurs lancé un appel pour la libération l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991, qui a passé plus de dix de ces 16 dernières années en détention.
Le document final invite enfin les pays du G8, le groupe des sept pays les plus industrialisés et la Russie, à "maintenir les engagements" pris vis-à-vis de l'Afrique lors de leur dernier sommet en juillet à Gleneagles, en Ecosse.
"L'extrême pauvreté dans laquelle sombre le continent est inacceptable", ont-ils affirmé.
"Les engagements pris durant le G8 de Gleneagles sont un premier pas et les prochaines négociations au sein de l'OMC seront le moyen de vérifier si la parole donnée sera honorée", ont-ils ajouté.
"Nous nous référons surtout à l'annulation de la dette et à la rapide réforme des politiques et des pratiques iniques Comme celles des aides agricoles", ont-ils souligné.
Le sixième sommet des prix Nobel de la paix, une initiative animée par l'ancien président soviétique Mikhaël Gorbatchev, prix Nobel 1990, avait pour thème le développement en Afrique.
Le rocker irlandais Bob Geldof, invité de ce "sommet", a proposé la création d'un comité d'experts pour surveiller la mise en oeuvre des promesses des pays riches sur la remise de la dette à l'Afrique.
Artisan des concerts géants du Live 8 organisés en juillet 2005, juste avant le sommet du G8, pour sensibiliser le monde à la pauvreté en Afrique, Bob Geldof a affirmé que l'objectif était d'atteindre "50 milliards de dollars d'aide internationale pour l'Afrique".
Le Polonais Lech Walesa (1983), la Guatémaltèque Rigoberta Menchu (1992) et l'Argentin Adolfo Perez Esquivel (1980), ont participé à cette rencontre accueillie au Capitole par le maire de Rome Walter Veltroni.
Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a souligné dans un message le "rôle vital" que peuvent jouer les prix Nobel de la paix pour "élever le niveau de conscience des opinions publiques" et "encourager les gouvernements au respect de leurs responsabilités" vis-à-vis de l'Afrique.

http://www.cyberpresse.ca/article/20051126/CPINSOLITE/511261272/1072/CPSOLEIL


28/11/2005
Point de Presse
Department of Public Information • News and Media Division • New York

POINT DE PRESSE QUOTIDIEN DU BUREAU DU PORTE-PAROLE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'ONU: 28 NOVEMBRE 2005

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points développés par Stéphane Dujarric, Porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan:

Déclaration du Secrétaire général au sujet de la détention prolongée de Daw San Aung Suu Kyi

Le Secrétaire général est profondément déçu par la décision des autorités de Myanmar de prolonger d’une nouvelle période de six mois l’assignation à résidence de Daw San Aung Suu Kyi, la Secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

Le Secrétaire général réitère sa conviction, partagée par l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) et la majorité de la communauté internationale, que la détention continue de Daw San Aung Suu Kyi ne contribue à la réussite des processus de réconciliation et de démocratisation en cours au Myanmar.

Le Secrétaire général est toujours disposé à offrir ses bons offices pour aider le Myanmar à faire face aux nombreux défis auxquels il est confronté.

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/dbf051128.doc.htm


12ème législature

Question N° : 78926
de M. Mariani Thierry ( Union pour un Mouvement Populaire - Vaucluse )
QE

Ministère interrogé : affaires étrangères

Ministère attributaire : affaires étrangères


Question publiée au JO le : 22/11/2005 page : 10682



Rubrique : étrangers

Tête d'analyse : reconduite aux frontières

Analyse : statistiques. Birmanie

Texte de la QUESTION :
M. Thierry Mariani prie M. le ministre des affaires étrangères de bien vouloir lui indiquer, d'une part, le nombre de laissez-passer consulaires demandés par la France à la Birmanie et, d'autre part, le nombre de laissez-passer consulaires délivrés par ce pays au cours des dix dernières années. De plus, s'il apparaît que ce taux de délivrance est extrêmement bas, il souhaite connaître les mesures qu'il entend prendre afin d'améliorer le taux de délivrance de ce document indispensable pour la reconduite à la frontière des étrangers en situation irrégulière.

Texte de la REPONSE :

UMP 12 Provence-Alpes-Côte-d'Azur N

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