Les « Nouvelles de Birmanie n°5 »
Décembre 2005 Janvier 2006
I / POLITIQUE EXTERIEURE
LONU et la Birmanie
Le 02/12/ 05 : Les droits de lhomme en Birmanie
bientôt discutés au Conseil de sécurité
Sur initiative des Etats-Unis, le Conseil de sécurité
a décidé à lunanimité le
2 décembre 05 de discuter prochainement à huis
clos de la situation des droits de l'homme en Birmanie. Le
secrétariat général des Nations unies
fera un exposé sur la Birmanie, mais aucune date na
encore été fixée. C'est la première
fois dans l'histoire que le Conseil de sécurité
de l'Onu décide d'examiner la situation en Birmanie.
Réactions :
- « Il est tout à fait significatif que le Conseil
ait unanimement, par consensus, réclamé une
audition »sur la Birmanie, a dit M. Bolton, l'ambassadeur
américain à l'Onu.
- Asda Jayanama, ex-ambassadeur de Thaïlande qui a servi
aux Nations unies et en Birmanie, a estimé qu'un exposé
formel au Conseil de sécurité mettrait «
une pression morale et politique » sur les généraux
birmans.
- L'ambassadeur russe à l'Onu, Andrei Denisov, a
souligné qu'il n'était pas question de mettre
la Birmanie à l'ordre du jour régulier du Conseil
de sécurité car la situation dans ce pays ne
menace pas, selon lui, la paix dans le monde ou dans la région.
- Selon M. Asda, Russie et Chine ont accepté l'organisation
d'un simple exposé du secrétariat « parce
qu'il n'y aura rien de contraignant ».
Le 08/01/06 : Démission de Ismaïl Razali,
envoyé spécial du secrétaire général
des Nations unies pour la Birmanie
Ismail Razali a annoncé jeter léponge,
après s'être vu refuser l'entrée du pays
depuis deux ans. « Mon contrat est arrivé à
échéance à la fin décembre. Il
est clair qu'ils (la junte militaire au pouvoir en Birmanie)
ne veulent plus me voir », a déclaré à
l'AFP cet ancien diplomate malaisien.
Kofi Annana regretté cette démission : «
Le secrétaire général entend exprimer
ses sentiments chaleureux et sa gratitude à M. Razali
qui a, pendant plus de cinq ans, servi comme son émissaire
spécial pour encourager la réconciliation nationale
et la démocratie en Birmanie » (Communiqué).
Le 20/01/06 : Opposition du ministre malaisien des Affaires
étrangères, Syed Hamid Albar, à la saisine
du Conseil de sécurité sur les violations répétées
des droits de l'homme en Birmanie
« Le dossier est certes d'intérêt pour
la communauté internationale, mais il ne concerne pas
une menace pour la sécurité »,selon le
ministre.
« La Birmanie ne doit pas en conséquence se retrouver
à l'ordre du jour du Conseil de sécurité
de l'Onu »,a-t-il déclaré dans un entretien
à l'agence officielle Bernama.
LAsean et la Birmanie
Du 12 au 14/12/05 : Sommet annuel de lAsean à
Kuala Lumpur - La question birmane empoisonne à nouveau
les rencontres
Dilemme pour les pays membres de lAsean : préserver
ce partenaire difficile tout en exigeant quil évolue
vers le démocratie (pressions de la communauté
internationale).
Lors de ce sommet annuel, les généraux birmans
ont fait lobjet de critiques de tous les participants
pour leur absence de réformes démocratiques.
L'Asean a ainsi contrevenu à sa tradition de s'interdire
d'une ingérence dans les affaires d'un de ses membres
:
- La Malaisie a demandé demblée au régime
militaire birman de « montrer concrètement un
engagement en faveur dune représentation plus
démocratique de la population »
- Parlant au nom de « nombreux pays de lorganisation
», le ministre australien des Affaires étrangères,
Alexandre Downer sest montré préoccupé
par « limmobilisme de la junte militaire au pouvoir
à Rangoon et labsence de réformes démocratiques
en Birmanie ». La junte birmane avance vers la démocratie
à la vitesse « de la colle montant une colline
», a-t-il plaisanté.
- Les Etats-Unis ont été très critiques
à légard des pourparlers constitutionnels
en cours en Birmanie, estimant «quils manquaient
de crédibilité». Washington a également
demandé à la junte douvrir des discussions
avec lopposition et les groupes ethniques minoritaires
pour une réconciliation nationale véritable.
Lorganisation a obtenu que le régime militaire
birman accepte de recevoir la visite d'un envoyé et
a demandé que le régime libère des prisonniers
politiques, sans citer la dirigeante de l'opposition Aung
San Suu Kyi. Rangoon avait refusé des visites similaires
de la part des Nations Unies.
Cette initiative a été saluée par Kofi
Annan et la LND.
Le 06/01/06 : Rangoon reporte la mission denquête
de lAsean
« Nous sommes trop occupés à déménager
la capitale », a été la seule explication.
Syed Hamid Albar avait pour mission dévaluer
les progrès affichés par la junte birmane en
matière de réformes démocratiques.
Le 09/01/06 : Syed Hamid Albar garde espoir de se rendre
en Birmanie fin février-début mars
« Ils n'ont pas donné de raison (pour leur refus)
mais je leur ai dit que si je me rendais en Birmanie, je devais
rencontrer tous les partis politiques... Sinon, je crois que
nous perdons notre crédibilité »,a-t-il
déclaré à l'AFP.
« Bien sûr que j'aimerais voir Aung San Suu Kyii
»,a-t-il ajouté, reconnaissant que la junte n'avait
« donné aucune assurance » qu'une rencontre
avec le prix Nobel de la paix pourrait avoir lieu.
LUnion européenne et la Birmanie
Le 06/12/05 : La Commission européenne annonce
l'ouverture de son premier bureau d'aide humanitaire à
Rangoon
« Une présence permanente dans le pays permettra
à la Commission européenne d'améliorer
son évaluation des besoins humanitaires, ainsi que
son suivi des projets, et de garantir ainsi la qualité
de l'aide qu'elle finance »- Communiqué de l'organe
exécutif de l'Union européenne publié
à Bangkok
En 2004, l'UE a financé des projets en Birmanie consacrés
à la santé, l'eau, l'hygiène et l'aide
alimentaire à hauteur de quelque 8,4 millions d'euros,
soit 8 fois plus qu'en 2000.
Le 22/12/05 : La CE annonce allouer une aide de 15
millions d'euros d'aide humanitaire en direction de la population
birmane
Les 15 millions d'euros débloqués seront destinés
en partie à quelque 770.000 personnes « vulnérables
» à l'intérieur du pays (aide alimentaire,
eau, hygiène).
Depuis 1992, le service humanitaire de la Commission européenne
ECHO a fourni une assistance humanitaire de plus de 89,5 millions
d'euros en faveur des populations de Birmanie, « indépendamment
de leur nationalité, de leur origine ethnique, de leur
sexe ou de leur religion ».
Le 24/01/06 : Un consortium de donateurs européens
est formé pour poursuivre les programmes du Fonds global
Face à la crise humanitaire en Birmanie, lUE
a décidé de prendra la relève en Birmanie
du Fonds Global de lutte contre le sida, la tuberculose et
le paludisme qui a annoncé son retrait en août
dernier, notamment sous la pression de parlementaires aux
?tats-Unis, selon des sources européennes et onusiennes.
Ce retrait avait été justifié par de
nouvelles restrictions imposées par les généraux
de Rangoon, en particulier au niveau des déplacements
et de l'importation de fournitures médicales. Le Programme
des Nations unies pour le développement (PNUD), qui
gérait jusqu'ici les sommes du Fonds Global, a obtenu
que celui-ci prolonge ses financements jusqu'en juillet 06
afin d'éviter un arrêt brutal des programmes
de lutte contre les trois maladies. L'expansion rapide du
sida en Birmanie représente désormais une menace
régionale sérieuse alors que, selon des estimations
onusiennes, 31,4% des prostituées et 37,9% des consommateurs
de drogues injectables seraient porteurs du VIH.
Le consortium de donateurs, principalement européens,
devrait donc prendre la relève en Birmanie du Fonds
Global. Il comprend la Commission européenne, la Grande-Bretagne,
les Pays-Bas, la Suède, lAustralie et la Norvège
entre autres. Objectif : mettre en place un «mécanisme
alternatif de financement» qui comprendrait pratiquement
«les mêmes garde-fous» que ceux institués
par le Fonds Global (libre accès, aucun soutien financier
direct à la junte, priorité à l'action
d'administrations locales civiles, déboursement de
fonds par étape sur la base des résultats)
Pour ce faire, le groupe de pays a lancé une large
consultation non seulement avec le régime de Rangoon
mais aussi avec des groupes d'opposition et de la société
civile birmane. Il multiplie les rencontres et des entretiens
officiels ont eu lieu le 19 janvier à Rangoon.
La création de ce consortium démontre que les
Européens souhaitent désormais mettre laccent
sur une approche humanitaire dans leurs relations avec le
pouvoir birman.
Les droits de l'homme en Birmanie
Le 1er/12/05 : Sortie du rapport de lAAPP concernant
la torture des prisonniers politiques birmans
L'Association d'Assistance aux Prisonniers Politiques, une
organisation asiatique des droits de l'Homme, accuse dans
un rapport publié à Washington la junte d'avoir
recours à une torture « brutale et systématique
» sur les prisonniers politiques.
Ce rapport de 124 pages se fonde sur des entretiens avec 35
anciens détenus politiques de Birmanie et, pour la
première fois, identifie des hauts responsables militaires
directement responsables de tortures. Il cite des mauvais
traitements physiques, psychologiques, sexuels, des conditions
déplorables de détention et un manque de soins,
que le régime encouragerait.
Le sénateur américain John McCain a estimé
que le rapport montrait « que la torture des prisonniers
politiques était une politique établie"
de la junte birmane et que "cela fait longtemps »
que le Conseil de sécurité de l'Onu aurait dû
agir sur la Birmanie.
Info Birmanie a traduit ce rapport en français et le
tient à votre disposition au prix unitaire de 5 euros.
Le 18/01/06 : La Birmanie dans le rapport annuel 2006
de HRW
L'organisation anglaise de défense des droits de l'homme,
Human Rights Watch, dénonce dans son rapport annuel
2006 qui vient dêtre rendu public, une situation
des droits de l'homme en Birmanie n'ayant fait « aucun
progrès » et des promesses de réformes
de la junte militaire restées « creuses ».
Le 26/01/06 : La presse birmane soumise à la
censure préalable et à la violence des généraux
Reporters sans frontièreset l'Association des médias
birmans ont accusé les généraux au pouvoir
à Rangoun de « vouloir perpétuer la violence
» contre le droit d'informer par la censure préalable
et l'emprisonnement des journalistes.
Ainsi, l'année 2005 sest terminée par
la censure de 2 hebdomadaires privés et le refus de
libérer le journaliste Than Win Hlaing, gravement malade.
« (
) La junte militaire semble vouloir perpétuer
en 2006 cette violence directe et indirecte contre le droit
à informer »,ont affirmé dans un communiqué
conjoint Reporters sans frontières et l'Association
des médias birmans.
Aung San Suu Kyi
Le 30/01/06 : ASSK remporte le prix Olof Palme 2006
Aung San Suu Kyi, la dirigeante de l'opposition démocratique
birmane, a remporté le prix Olof Palme, du nom de l'ancien
Premier ministre suédois assassiné. La distinction
a été créée un an après
l'assassinat du dirigeant social-démocrate à
Stockholm en 1986.
« Aung San Suu Kyi est récompensée du
prix Olof Palme 2005 pour son combat incessant pour une Birmanie
démocratique »,indique la fondation dans un communiqué.
« Nous avons invité Aung San Suu Kyi à
venir, mais en raison de son assignation à résidence,
elle n'en sera pas capable »,a ajouté la fondation,
en ajoutant que Sein Win, le cousin de Mme Suu Kyi et Premier
ministre du gouvernement en exil birman, recevra, en son nom,
le prix et la récompense d'un montant de 50.000 dollars
(41.400 euros).
Plainte contre Total
Le 29/01/06 : Total annonce indemniser 8 Birmans qui l'accusaient
de travail forcé
Total a signé une transaction amiable avec les 8 plaignants
birmans qui laccusent de travail forcé dans le
cadre de la construction d'un gazoduc dans leur pays entre
1995 et 1998. Une information judiciaire pour « séquestration
» avait été ouverte en octobre 2002 par
le parquet de Nanterre.
Le groupe français s'engage à leur verser 10.000
euros chacun contre le retrait de leur plainte pour travail
forcé et le renoncement à exiger le départ
de la société pétrolière de Birmanie.
L'accord met aussi en place un fonds de solidarité
de 5,2 millions d'euros (incluant les indemnités versées
aux Birmans) pour des actions humanitaires en Birmanie.
L'un des avocats des plaignants, Me William Bourdon, cité
dans un communiqué de Total, a qualifié cet
accord de « solution novatrice, pragmatique et généreuse
». Mais, le retrait de plainte ne met pas fin à
l'action publique contre le pétrolier: l'information
judiciaire du parquet de Nanterre est maintenue, a indiqué
une source judiciaire.
Dans un communiqué commun, Info Birmanie, la Ligue
des Droits de l'Homme (LDH) et la Fédération
internationale des Droits de l'Homme (FIDH) se sont dit «
indignées par un accord qui fait abstraction des responsabilités
» de Total dans « la perpétration de graves
violations des droits de l'Homme, au profit d'une transaction
financière » qui lui permet de « s'acheter
une bonne conduite ».
Le 30/01/06 : Jacques Chirac propose que les entreprises
qui auraient recours au travail forcé dans les pays
sous-développés puissent être condamnées
par les tribunaux nationaux
Le président français a indiqué qu'il
allait proposer à cet effet « une initiative
européenne et internationale ». Il a jugé
qu'il fallait « veiller à ce que les entreprises
occidentales, lorsqu'elles investissent dans les pays pauvres
ou émergents, respectent les principes fondamentaux
du droit du travail tels qu'ils sont inscrits dans le droit
internationall ».
II/ POLITIQUE INTERIEURE
Le 04/02/06 : Pyinmana en fonctionnement pour fin février
La junte espère achever le transfert de tous les ministères
et du commandement central des forces armées vers la
nouvelle capitale administrative Pyinmana d'ici la fin février,
ont indiqué samedi des responsables à Rangoon.
La Convention nationale
Le 05/12/05 : La Convention nationale reprend ses travaux
Les pourparlers visant à élaborer une nouvelle
Constitution pour la Birmanie ont repris sous la houlette
du régime militaire qui a qualifié ce processus
d'' « étape cruciale » vers une «
démocratie disciplinée », ceci en dépit
des critiques exprimées de par le monde. Ils sont boycottés
par la LND d Aung San Suu Kyi, dont l'assignation à
résidence a été prorogée de six
mois le 27 novembre.Un parti représentant les Chans,
deuxième groupe ethnique, et les Kokang, une petite
organisation minoritaire, ont aussi boudé la Convention,
tandis que le Nouveau parti de l'Etat Mon a cette fois décidé
de ne pas participer aux travaux, estimant que ses vues avaient
été ignorées. La communauté internationale
regarde aussi d'un oeil critique le processus.
Le 31/01/06 : Ajournement de la Convention jusquà
fin 2006
La convention nationale du Myanmar a achevé ses sessions
pour les reprendre d'ici fin 2006, ont indiqué des
sources officielles. Ceci alors que lAsean, les Américains
et les Européens dénoncent l'absence de réformes
dans le pays.
« La Convention Nationale reprendra vers la fin de
cette année», a déclaré le général
Thein Sein, qui a dirigé les travaux de la session
close, selon un responsable ethnique ayant participé
aux débats. Un représentant du régime
a confirmé l'information.
Le 06/02/06 : Remise des armes avant toute élection
Des délégués ethniques qui étaient
présents à la dernière session de la
Convention Nationale (5 décembre-31 janvier) confirment
que le régime insiste sur le désarmement avant
la tenue d'éventuelles élections qui restent
hautement hypothétiques.
Lopposition démocratique birmane
Le 04/01/06 : Appel à la constitution d
un « organe dirigeant » pour une transition démocratique
A l'occasion du 58e anniversaire de l'indépendance,
le porte-parole de la LND, U Lwin, s'est prononcé pour
la création d'un nouvel « organe dirigeant »
rassemblant les généraux au pouvoir, les formations
politiques et les groupes ethniques, qui pourrait constituer
une transition vers la démocratie.
la LND a par ailleurs une nouvelle fois souligné qu'un
quelconque dialogue politique substantiel avec les généraux
au pouvoir devait être précédé
par la libération de Mme Suu Kyi et des autres prisonniers
politiques.
Les Minorités ethniques
Le 31/01/06 : 57e anniversaire de la lutte karen pour
lindépendance
AP (31/01) : Les combattants karen ont célébré
à Pu Bo Mya Plaw, 230 km à l'est de Rangoon,
le 57e anniversaire de leur lutte pour l'indépendance
alors que les perspectives d'un accord politique avec la junte
semblent plus éloignées que jamais.
« Tant qu'il n'est pas possible de trouver des réponses
politiques par le dialogue, nous devons continuer la guerre
de résistance révolutionnaire pour notre existence
même »,a souligné un discours de le président
de la KNU, Ba Thin Sein.
Selon le colonel Ner Dah Mya, la KNU a créé
de nouveaux avant-postes le long de la frontière depuis
deux ans et il lui est plus facile de s'approvisionner en
armes. « Les Thaïlandais sont très accommodants
en ce moment. Ils ont toujours été amicaux avec
nous », souligne-t-il.
Le 31/01/06 : D'anciens commandos français entraînent
les combattants karens
« Ce sont des commandos français qui nous aident
à lutter contre la junte »,a expliqué
le colonel Nerdah Mya.
Interrogée, l'ambassade de France à Bangkok,
en Thaïlande, a déclaré ne pas être
au courant de la présence de Français aux côtés
des Karen, mais n'a pas exclu cette possibilité. Les
spécialistes de la région, comme Anthony Davis,
de la Jane's Intelligence Review, font toutefois remarquer
que la présence de Français dans les rangs karen
ne serait pas une première.
III/ EVENEMENTS PREVUS A PARIS EN MARS 2006
Les différentes manifestations sont en entrée
libre.
LA BIRMANIE A LA MAIRIE DU 2ème ARRONDISSEMENT
Du 22 février au 6 mars
Présentation de l'exposition "Birmanie, la peur
est une habitude"
Point culminant du projet mené par l'association Khiasma
en partenariat avec Info Birmanie, cette exposition a pour
but de sensibiliser à la situation de la Birmanie contemporaine
un public plus large et plus divers. Le visiteur est invité
à un parcours par lequel il prend peu à peu
conscience de la réalité birmane. Des films
d'animation ont été réalisés,
qui sont projetés au sein de l'exposition.
Le 10 mars à 19h30
Projection-débat : "Birmanie, côté
femmes"
Depuis 1988, une femme, prix Nobel de la paix, incarne la
résistance à la dictature militaire qui contrôle
son pays. Mais au-delà d'Aung San Suu Kyi, des millions
de femmes birmanes subissent quotidiennement l'oppression
du régime, se voyant parfois contraintes à l'exil.
Projection : "Derrière la palissade"
Un documentaire de Séverine Vanel - 47 minutes
"Derrière la palissade"est le portrait croisé
de trois générations de femmes karen. Un film
de femmes birmanes exilées et en lutte. Lutte pour
oublier le passé taché par la douleur. Lutte
pour se contenter dun quotidien à huis clos,
derrière la palissade de bambous du camp de réfugiés
de Mae Hla, en Thaïlande.
Débat : la situation des femmes en Birmanie. En présence
de Claude Delachet-Guillon, auteure de "Birmanie, côté
femmes" et fondatrice du COSEFEB (Comité de Soutien
Européen aux Femmes et Enfants de Birmanie).
Mairie du 2ème Arrondissement
8, rue de la Banque 75 002 Paris
01 53 29 75 02
M° Bourse
LA BIRMANIE A CONFLUENCES
Le dimanche 5 mars 2006 de 14h30 à 20h
Diverses associations seront invitées à présenter
leurs activités à l'occasion de cette programmation.
15h : Birmanie, la peur est une habitude
Films d'animation réalisés par Laurent Bonnotte
à partir des bandes dessinées produites pour
le livre "Birmanie, la peur est une habitude".
15h 30 : La Birmanie, pays de tous les trafics
Trafic de drogues, de bois et de pierres précieuses,
les recettes de la dictature birmane proviennent essentiellement
de l'économie parallèle.
Projection : "A la recherche de l'or vert"
Un reportage de Catherine Bloch et Virginie Letendre diffusé
dans l'émission "Envoyé spécial"
de France 2.
Débat en présence de Farid Ghehioueche (Info
Birmanie) et Gwenael Wasse (Les Amis de la Terre).
17h 20 : Corps à vendre
En Thaïlande, survivre lorsqu'on est un exilé
birman implique d'être un corps exploitable.
Projection commentée de Nicolas Lainez autour de son
travail photographique dans la ville de Mae Sai.
18 h : Total en Birmanie, l'autre scandale
Projection du reportage de Luc Hermann, Michel Despratx et
Patrice des Mazery diffusé dans l'émission "
90 mn" de Canal +.
Débat.
Confluences
190, Bd Charonne 75 020 Paris
01 40 24 16 34
M° Alexandre Dumas