Birmanie>Net Hebdo n° 79 - 21 janvier 2005
La lettre d'information hebdomadaire d'Info Birmanie

 

 


Sommaire 

  • EDITO
  • Vœux de chefs d’Etats au Général Than Shwe
  • Un pacifiste américain se plaint de mauvais traitements par la police birmane
  • Reprise de la Convention nationale
  • Total en Birmanie: poursuite de l'enquête malgré l'avis du parquet
  • " Le Règne de la Terreur "- Des officiers haut placés du service de renseignements tués dans la chambre de torture de la junte.
  • Une délégation du Bangladesh part pour Rangoun afin de conclure un accord sur le gazoduc Tri-Nations.
  • L'Inde, Bangladesh, Myanmar signent un accord de principe pour un gazoduc
  • Les immigrés birmans en Thaïlande, victimes oubliées du tsunami
  • Plus de 2.500 immigrés birmans tués par le tsunami en Thaïlande selon des ONG birmanes

ACTIONS

  • ICRA News - BULLETIN D'ACTION URGENTE : Agissez !
    Stop a la chasse aux travailleurs birmans victimes du tsunami en Thaïlande
  • Projection du film SON PAYS EST UNE PRISON
  • BIRMANIE, ENTRE PAGODES ET CASERNES


EDITO

Forum Social Mondial et  nouvelles des conséquences du tsunami en Asie.

La délégation française du CCFD conduira Info Birmanie dans la grande arène du sommet international de l'altermondialisation à Porto Alegre du 26 au 31 janvier prochain. En effet, nous organisons deux séminaires intitulés "Quelle stratégie pour la Birmanie ?", avec Htoo Chit, porte parole des plaignants  birmans du procès  en France contre TOTAL.
Mais retrouvons-le sur le terrain de l'urgence  humanitaire en Thaïlande et en Birmanie pour assister les victimes des vagues meurtrières du 26 décembre 2004.

"Selon notre dernière enquête à Baan Nam Khen, Khura Buri et Khao Lak (districts de la province de Phang Nga), de 2.500 à 3.000 travailleurs immigrés birmans ont été tués et entre 5.000 à 7.000 personnes ont disparu", a indiqué Htoo Chit, coordinateur de 'Grassroots Human Rights Education and Development Association' basée à Kanchana Buri (nord-ouest de la Thaïlande)  ; Et de préciser "ces chiffres se fondent sur des enquêtes de terrain menées depuis plus d'une semaine à Phang Nga auprès de villageois, patrons thaïlandais et travailleurs birmans".

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Le très officiel New Light Of Myanmar vient d'annoncer la reprise des travaux de l'Assemblée constituante en Birmanie. La Convention nationale se réunira à nouveau en séance plénière à partir du 17 février,  précise le journal.  Avec les mêmes participants et au même endroit que lors de la première session, en mai et juin derniers. Autrement dit, sans représentant de la Ligue Nationale pour la Démocratie, dont la dirigeante, Aung San Suu Kyi est en résidence surveillée depuis neuf années et 90 jours. Ce que le New Light Of Myanmar se garde bien de préciser.

En revanche, l'article très spartiate du journal prévient que les délégations sont convoquées "au plus tard" le 15 février à Nyaunghnapin... Mais il ne précise pas que c'est à 40 km au nord de Rangoun, tout près d'un camp de l'armée birmane.
Pas plus qu'il ne rappelle qu'au printemps dernier, les journalistes étrangers avaient été tenus à l'écart de la convention, dont les capitales occidentales avaient dénoncé le "manque de légitimité".
Affaire à suivre…

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Bonne nouvelle ! La justice pourra continuer son chemin. La chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Versailles vient de rendre un arrêt confirmant les termes de l’ordonnance de la juge d’instruction et ordonnant ainsi la poursuite de l’instruction. C’est une grande satisfaction compte tenu des enjeux et des efforts importants et permanents de Total et du Parquet pour mettre fin à cette instruction.
En effet, dans une ordonnance datée du 25 juin 2004, la juge d'instruction de Nanterre, Katherine Cornier, s'était dite opposée au non-lieu requis par le parquet. Ce dernier avait alors fait appel de l'ordonnance.

Selon les plaignants, entre octobre et décembre 1995, des bataillons militaires birmans, financés par la filiale de Total, auraient enrôlé de force des travailleurs sur le chantier de construction du gazoduc qui devait relier le gisement birman de Yadana, en mer d'Andaman, à une centrale électrique en Thaïlande. Le 3 février 2005 marquera le dizième anniversaire de la signature finale du contrat pour le projet "Yadana".
Affaire à poursuivre…


En parcourant ce numéro  79, vous comprendrez qu'il est urgent d'agir pour sauver la vie de 50 millions de birmans, dont celle du prix Nobel de la paix 1991, Madame Aung San Suu Kyi. En vous rendant en Birmanie, en touriste "intelligent" comme  le Citoyen du Monde, Moynahan, en soutenant l'action urgente d'ICRA international pour la cause des peuples autochtones victimes des tsunamis, en participant à la mobilisation de soutien aux démocrates birmans en exil.

Prochainement , une coalition internationale va s'attaquer à une grande multinationale qui est le premier soutien de la junte militaire birmane au pouvoir depuis 1962 en Birmanie, nous espérons que vous en ferez parti.  Affaires à faire…

L'équipe d'Info Birmanie

Vœux de chefs d’Etats au Général Than Shwe

Yangon, 6 janvier

Voici des messages de félicitations envoyés par divers chefs d’Etat au Général Than Shwe à l’occasion du 57 ème anniversaire de l’indépendance de l’Union du Myanmar (ex Birmanie) :

de Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie

Monsieur le Président Estimé,
Veuillez accepter mes sincères félicitations à l’occasion de l’anniversaire de l’Indépendance du Myanmar. Je suis persuadé que les relations d’amitié entre la Russie et le Myanmar continueront à se développer pour le bien des peuples de nos deux pays, et dans l’intérêt de la paix et de la sécurité.
Je vous souhaite bonheur et une bonne santé, ainsi que le bien-être et la prospérité au peuple du Myanmar.

de Jacques Chirac, Président de la République Française

A l’occasion de la Fête Nationale du Myanmar j’ai le plaisir de transmettre mes sincères vœux au peuple du Myanmar. Puissent les liens entre nos deux peuples s’intensifier davantage à l’avenir.

De Sa Majesté Elizabeth II , Reine du Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord

J’ai grand plaisir à exprimer au peuple du Myanmar mes félicitations à l’occasion de votre Fête Nationale, ainsi que mes meilleurs vœux de prospérité et de bonheur.

Un pacifiste américain se plaint de mauvais traitements par la police birmane

Associated Press- 12 janvier 2005

Un américain de 81 ans s’est plaint d’avoir été arrêté par la police birmane et interrogé pendant des heures après avoir manifester seul et pacifiquement contre la dictature. Joseph Moynahan, qui se décrit comme un vétéran pacifiste a adressé une déclaration à l'Associated Press à Bangkok, après son expulsion par les autorités birmanes consécutive à sa manifestation le vendredi 14 janvier dans la capitale birmane. Le natif de Boston (Massachusetts USA) écrit dans sa lettre qu’il protestait  avec une pancarte à ses côtés sur laquelle était inscrit : "le Boudha dit "l'Etat des trottoirs et celui du gouvernement sont identiques". Et de constater que les trottoirs de la capitale, comme la plupart des infrastructures tombent en ruine.
Moynahan explique également la police l'a brutalisé, le frappant à  terre, le blessant aux  jambes, avant de le traîner à terre sur une centaine de mètres jusqu’au fourgon de police, pour être conduit au commissariat de police où il a subit trois heures d'interrogatoire. Les autorités l'ont ensuite assigné à résidence (enfermé à clef) dans sa chambre d'hôtel pendant une nuit, avant de le conduire  à l'aéroport et de le mettre dans le premier vol vers Bangkok. Des témoins confirment la tenue de son action militante, totalement non-violente, et l'arrestation par la police. Le SPDC ne commente généralement pas ce type d’incident. Aucun diplomate américain a souhaité faire de commentaire. Moynahan est un militant de la cause du leader pro-démocratique, Madame Aung San Suu Kyi. Il indique qu'il a protesté pour aider les enfants de Birmanie. "J’entre dans des zones en guerre pour y aider les enfants" et " il est important que les gens sachent que la Birmanie est une dictature" écrit-il.

Reprise de la Convention nationale

http://www.french.xinhuanet.com/french/2005-01/12/content_66902.htm

RANGOUN, 11 janvier (XINHUANET) -- La convention nationale va  reprendre le 17 février au Myanmar (Birmanie) pour élaborer une  nouvelle constitution dans le cadre de la feuille de route vers la démocratie, a annoncé mardi soir la radio d'Etat. 

La reprise de la convention nationale, suspendue depuis le 9  juillet 2004, a été annoncée par le premier secrétaire du Conseil  d'Etat pour la paix et le développement, le général Thein Sein,  qui est également président de la commission chargée de la  convocation de la convention nationale. 

Les participants à  la convention avaient discuté avant sa  suspension des principes de partage des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire.  La convention nationale avait été reprise le 17 mai 2004 selon  la feuille de route annoncée en août 2003. 

La Ligue nationale pour la démocratie (LND, opposition) avait  boycotté la convention, accusant le gouvernement de maintenir en  détention son leader Aung San Suu Kyi, placée en résidence  surveillée depuis l'incident sanglant du 30 mai 2004. 

La feuille de route prévoit notamment l'adoption de la nouvelle constitution par référendum, l'organisation d'élections générales  et la formation d'un nouveau gouvernement démocratique.

Total en Birmanie: poursuite de l'enquête malgré l'avis du parquet

http://www.lexpress.fr/info/infojour/infos.asp?id=050111203811.lzo0a8ap&rub=fra&pid=050111194311

AFP par Eric Feferberg , mardi 11 janvier 2005
 
L'enquête sur des soupçons de travail forcé lors de la construction d'un gazoduc en Birmanie, visant le groupe pétrolier Total, va se poursuivre après qu'une demande de non-lieu du parquet de Nanterre a été rejetée mardi par la cour d'appel de Versailles.
Le parquet de Nanterre, qui avait ouvert cette information judiciaire en octobre 2002 pour "séquestration", avait estimé le 17 mai dernier, dans un réquisitoire transmis à la juge chargée de l'enquête, que les crimes "d'enlèvement et de séquestration" visés par les victimes dans leur plainte ne pouvaient être applicables en l'espèce.
Il considérait qu'après 18 mois d'enquête, "il n'a aucunement été fait état par les plaignants d'arrestations et de séquestrations véritables", mais de travail forcé, qui n'est pas réprimé en tant que tel par le droit français.
Dans une ordonnance datée du 25 juin, la juge d'instruction de Nanterre, Katherine Cornier, s'était dite opposée au non-lieu requis par le parquet. Ce dernier avait alors fait appel de l'ordonnance. Les motivations de la décision de la chambre de l'instruction de la cour
d'appel de Versailles rendue mardi n'ont pas été communiquées.
Cette décision permettra à la juge de continuer à enquêter sur les affirmations de deux Birmans qui avaient déposé une plainte contre X avec constitution de partie civile en août 2002 pour avoir été contraints, selon eux, de travailler sur le chantier du gazoduc Yadana en Birmanie.
Selon les plaignants, entre octobre et décembre 1995, des bataillons militaires birmans, financés par la filiale de Total, auraient enrôlé de force des travailleurs sur le chantier de construction du gazoduc qui devait relier le gisement birman de Yadana, en mer d'Andaman, à une centrale électrique en Thaïlande.
Total a toujours rejeté ces accusations et son PDG, Thierry Desmarest, a affirmé que Total n'avait "jamais recouru, directement ou indirectement, au travail forcé".
"La cour d'appel a résisté comme on pouvait s'y attendre aux feux croisés du parquet et de Total. Les investigations vont se poursuivre et se développer afin d'identifier des responsabilités pénales. Il eut été extravagant que le travail de la vérité soit brutalement interrompu pour des raisons étrangères tant au droit qu'aux faits", a commenté mardi Me Bernard Dartevelle, l'un des
avocats des plaignants, interrogé par l'AFP.
Pour sa part, Me Jean Veil, l'un des avocats de Total, a déclaré que "la décision de la cour d'appel n'a aucun intérêt sur le fond dans la mesure où elle considère que le procureur de la République est, en l'état, intervenu prématurément (en réclamant le non-lieu, ndlr) sans attendre la fin de l'instruction".
"Il s'agit d'une décision purement procédurale", a-t-il conclu.
L'information judiciaire ouverte contre X à Nanterre porte sur des faits criminels d'enlèvements et de séquestration de plus de sept jours. La justice qualifie de délit des faits de séquestration d'une durée inférieure à sept jours (passible de cinq ans de prison), mais de crime une séquestration d'une durée supérieure, qui peut alors valoir à son auteur 20 ans de prison.
Aucune mise en examen n'a encore été prononcée dans ce dossier.
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" Le Règne de la Terreur "- Des officiers haut placés du service de renseignements tués dans la chambre de torture de la junte.

Information Committee National Coalition Government of the Union of Burma (NCGUB)
14 janvier 2005

Une source fiable de Rangoun nous a informés d’un acte de barbarie de la part du SPDC, nom de la junte militaire. Il s’agit d’un fait rare qui s’est produit le 5 janvier au cimetière de Yae-way, l’un des deux cimetières principaux de Rangoun. Des troupes en armes de l’Armée Birmane ont fait leur apparition et ont occupé le cimetière ce mercredi-là, donnant l’ordre aux fossoyeurs présents d’évacuer les lieux immédiatement. Les enterrements ont été interdits toute la journée.

Puis, des véhicules de l’armée sont entrés dans le cimetière et on en a sorti des corps. Ces restes humains ont été incinérés par les militaires, sans inscrire de mention sur le registre des décès. Malgré la déclaration du Général Thura Shwe Mann, disant que nul n’est au-dessus de la loi, les militaires eux-mêmes ont commis un acte illégal et abusé de leur pouvoir en effaçant ces restes humains.

Le lendemain, les troupes ont quitté le cimetière après en avoir rendu le contrôle aux autorités municipales responsables de son fonctionnement quotidien. Très vite, le bruit a circulé dans Rangoun qu’il s’agissait des restes de certains anciens officiers de renseignements, détenus, et qui seraient morts suite à des tortures perpétrées pendant leur interrogation par l’armée. Bien que l’on n’ait pas connaissance des noms, ni du nombre exact de cadavres, deux noms surtout ont circulé ; ceux du Col. Thet Htut et Col.Tin Hla. Leurs décès ont été confirmés par un officier des renseignements et par un proche parent d’un général à la retraite, libéré récemment après son interrogation par l’armée.

Le Col. Thet Htut avait été chef du service des passeports au département de l’immigration du Ministère de l’Intérieur. Dans l’administration précédente il fut secrétaire du Comité d’Examen des Passeports, dont le Ministre de l’Intérieur, le Col. Tin Hlaing, était le Président. Avant de rejoindre le service des passeports il fut responsable d’une unité de renseignements sous les ordres du chef (évincé) des renseignements et Premier Ministre, Lieutenant-Général, Khin Nyunt.

Le Col. Tin Hla (B.C.13042) fut aussi un partisan de Khin Nyunt, et était chef adjoint du Département de Contre Renseignement du Défense Service Intelligence Bureau (DSIB), avant l’éviction de son chef. Il se peut que ce soit lui qui ait pris la responsabilité de la constitution d’un dossier secret sur les pratiques de corruption par des officiers de haut rang, entre autres le Senior Général et Vice Senior Général.

Au même moment la junte a convoqué 30 magistrats et 30 procureurs au bureau du Président de la Cour Suprême, et les a envoyés dans un camp secret, réquisitionnés pour les procès de Khin Nyunt et de ses partisans. Une rumeur court en Birmanie selon laquelle l’affaire de la mort du secrétaire N°2, Lieutenant Général Tin Oo, disparu dans un accident d’hélicoptère, aurait été instruite afin de préparer un procès qui concernerait aussi Khin Nyunt.

La même source sûre a confirmé que le Major Zaw Naing Oo, commandant du 44ème Bataillon d’Infanterie Légère, a été condamné à 20 ans de prison par un tribunal arbitraire tenu dans un lieu secret de la municipalité de Pyinmana, Division de Mandalay, le 27 décembre 2004.

Il y eut trois audiences. Lors de la première, le juge demanda au Major Zaw Naing Oo s’il était au courant des délits commis par son père, notamment en ce qui concernait des tentatives de corruption. Il a simplement répondu par la négative.

A la deuxième audience le juge lui signifia que, s’il ne racontait pas à la cour ce que son père avait fait, cela constituerait un délit de sa part. Il a répondu qu’il n’était pas au courant des affaires de son père.

A la troisième audience, le juge prononça une sentence de 20 ans de prison, pour avoir refusé de révéler les activités illégales de son père. Son avocat n’a pas eu le droit de prendre la parole lors de l’audience. La source a rapporté que le tribunal semblait être régi par la loi martiale.

Il semblerait que ce soit la foire d’empoigne. Après la chute de Khin Nyunt, l’ancien chef des renseignements de la junte, les chefs de l’armée ont fait des rafles dans toutes les unités et tous les bureaux des services de renseignements militaires dans tout le pays, et arrêté tous les personnels afin de les interroger concernant les abus de pouvoir et la corruption. Les officiers ont confisqué tous les biens des agents de renseignements ; non seulement l’argent, l’or et les bijoux mais aussi des entreprises ou commerces tels que bars à karaoké, hôtels, restaurants, agences de tourisme , fournisseurs d’accès internet, etc.  Même les biens appartenant aux familles des officiers de renseignements

Une délégation du Bangladesh part pour Rangoun afin de conclure un accord sur le gazoduc Tri-Nations.

KALADAN News - Chittagong, le 11 janvier

Une délégation composée de trois membres conduite par le Ministre d’Etat de l’Energie et des Minerais, AKM Mosharraf Hossain, doit quitter le Bangladesh aujourd’hui pour Rangoun, capitale de la Birmanie, afin de conclure un accord sur le projet de gazoduc Tri-Nations.

Selon un rapport, le Bangladesh proposerait une discussion entre la Birmanie, le Bangladesh et l’Inde à propos du gazoduc trans-frontalier, qui ferait partie d’une coopération régionale dans le secteur de l’énergie. Le Bangladesh demanderait le passage par le territoire indien, afin d’importer de l’électricié du Népal et du Bhoutan ; en échange il permettrait le passage sur son territoire du gazoduc tri-nations.

Mohona Holdings Limited, une compagnie privée bangladaise, a proposé de construire le gazoduc qui doit faciliter l’importation de gaz de Birmanie par l’Inde, énergivore.

Le Ministre d’Etat Mosharraf Hossain a précisé qu’au sein de la coopération régionale sur l’énergie, " l’échange doit se faire sur une base commerciale ", ajoutant que la proposition faite par une société commerciale doit être soutenue par une décision politique au niveau de l’état.

La réunion tripartite doit se tenir les 12 et 13 janvier 2005.

Selon le rapport préliminaire, le Bangladesh recevrait des droits de passage à hauteur de 125 millions de dollars US par an, des droits de transmission – 100 millions – et des droits de gestion de 20-25 millions par an. De plus, l’investissement de 150 millions de dollars permettrait la création d’emplois pour des travailleurs bangladais.
Le Bangladesh tenterait de conserver la maintenance du gazoduc en la confiant à la Bangladeshi Gas Transmission Company Limited (GTCL). Le coût du projet pour la partie se trouvant au Bangladesh serait de 350 millions de dollars.

Malgré l’avis favorable de la commission gazoduc, il est nécessaire que les gouvernements Indien et Birman se prononcent formellement avant qu’une discussion ou une décision puissent intervenir.

La proposition, suivie depuis 1996 par Mohona Holdings, a été approuvée en principe par les gouvernements. Le gazoduc suivrait la rivière Kaladan qui coule depuis Akyab, capitale de l’état Arakan en Birmanie, jusqu’aux deux états indiens du Bengale Occidental et du Tripura.

La question a été soumise par le Ministère à la sous-commission gouvernementale pour décision il y a six mois. Le gazoduc traverserait la frontière par Brahmanbaria depuis l’état indien du Tripura, et entrerait au Bengale Occidental par Rajshahi.

Le Ministre de l’Energie Birman, Lun Thai et le Ministre du Pétrole Indien Moni Shankar Ayer mèneront leurs délégations respectives. Le Ministre de l’Energie AKM Mosharraf Hossain sera accompagné de SR Osmani, Président de Petrobangla, et Golam Mohammad, directeur général au Ministère des Affaires Etrangères pour L’Asie du Sud-Est.

Pour des informations complémentaires,
contactez : Mobile: +880-189 616 343 ou +880-11 227 138

E-mail: kaladanpress@yahoo.com Web: http://www.kaladanpress.org/ http://www.kaladanpress.com/

L'Inde, Bangladesh, Myanmar signent un accord de principe pour un gazoduc

Rangoun, le 13 janvier 2005 (AFP)
L'Inde, le Bangladesh et la Birmanie ont signé un accord de principe de coopération pour l'exploration des ressources gazières et la construction d’un gazoduc qui exporterait  le gaz en Inde, pour compenser ses besoins d’énergie a fait savoir une source officielle jeudi. Une réunion des ministres des pays voisins qui s'est tenue mercredi à Rangoun. "Les ministres de l'énergie de ces trois pays ont décidé de coopérer pour l'exploration, le forage et l'exploitation des gisements de gaz naturel situés au large des côtes occidentales de la Birmanie, et également pour l'exportation du gaz dans le nord de l'Inde par pipeline via le Bangladesh" selon l’édition du journal officiel local le New Light of Myanmar. A Rangoun, un analyste du secteur des énergies fossiles, familier du projet, indique qu'il  faudra au minimum deux ans pour mener à bien ces contrats car les projets nécessitent encore des négociations pour le prix, le droit de passage et les questions environnementales. L’ agence de presse indienne a indiqué que le Bangladesh bénéficierait environ 125 millions de dollars annuellement en droit de péage pour le gazoduc à l’étude .
Ce pipeline traverserait l'état d'Arakan (officiellement Rakhine) en Birmanie, via les états indiens de Mizoram et Tripura, avant de parcourir le Bangladesh, jusqu’à la ville indienne de Calcutta précisait l'agence Press Trust of India. La Birmanie tire environ 400 millions de dollars par an de revenus de ses ventes de gaz vers la Thaïlande voisine, grâce à Yadana et Yetagun dans le Sud-Est, et selon  l'analyste interrogée "l’ouverture du marché à l'ouest (vers l'Inde) augmentera de manière significative les profits générés par l'exploitation du gaz qui constitue la première source de revenus d’exportation de la Birmanie".

Les immigrés birmans en Thaïlande, victimes oubliées du tsunami

KHAO LAK (Thaïlande), 17 jan (AFP) - Les immigrés birmans en Thaïlande sont les victimes oubliées du tsunami et les milliers d'entre eux qui sont morts ou disparus selon les ONG ne seront jamais reconnus comme tels.

Achai Saw Hlaing, un ouvrier birman détenteur d'un permis de travail en Thaïlande, est le seul survivant du chantier d'un hôtel qu'il construisait sur une plage de Khao Lak balayée par les raz-de-marée du 26 décembre.

Contrairement à ses dix camarades, il a réussi à grimper sur un toit et échapper aux vagues meurtrières. Depuis, sans travail, il se cache dans son bidonville à 10 kilomètres de Khao Lak --son lieu résidence depuis huit ans- entassé avec une centaine de ses compatriotes.

"Les autorités thaïlandaises ne sont même pas venues demander combien de Birmans étaient morts. Ils font des listes des morts thaïlandais, étrangers, mais se fichent des Birmans", raconte l'homme de 43 ans, la peau sur les os, les joues creuses et les yeux injectés de sang.

"Et même si j'ai des papiers en règle, je n'ose pas aller à la police de peur qu'ils m'arrêtent", dit-il.

A côté de lui, une femme birmane raconte avoir perdu sa fille dans la catastrophe. Quelqu'un lui a dit le lendemain que le corps gisait sur la plage, mais des policiers thaïlandais lui ont interdit d'aller le reconnaître. Le cadavre a été probablement expédié vers le temple-morgue de Yanyao plus au sud, croit-elle savoir.

Selon des ONG birmanes basées en Thaïlande, des milliers d'immigrés dans l'industrie de la pêche et du bâtiment ont été tués par le tsunami dans la province méridionale de Phang Nga et des milliers d'autres ont disparu.

"2.500 travailleurs immigrés birmans ont été tués par le tsunami en Thaïlande dans la province de Phang Nga", avait déclaré dimanche à l'AFP Moe Swe, secrétaire général de la 'Yaung Chi Oo Workers Association', basée à Mae Sot (nord-ouest de la Thaïlande).

Une autre source a estimé que le bilan pourrait atteindre 3.000 morts parmi les travailleurs birmans, dont environ la moitié seraient des immigrés clandestins, et que de 5.000 à 7.000 personnes ont disparu.

Tous ces chiffres se fondent sur des enquêtes de terrain menées depuis plus d'une semaine sur la côte de Phang Nga auprès de villageois, patrons thaïlandais et travailleurs birmans survivants, selon les ONG.

Pour l'instant, les ONG ne sont pas capables de dire si ces chiffres doivent s'ajouter au bilan total officiel de la Thaïlande de quelque 8.500 morts et disparus.

Mais il y peu de chance que les victimes birmanes soient un jour reconnues comme telles. "Le gouvernement militaire (en Birmanie) ne se soucie même pas des Birmans dans leur pays. Ils ne vont sûrement pas réclamer leurs ressortissants morts ici. Ils considèrent qu'ils ont quitté le pays", explique Mynt Mynt San, volontaire de la 'Burmese Women Union', une ONG birmane basée à Chiang Mai (nord de la Thaïlande).

Quant à la Thaïlande, "elle sait qu'elle a des centaines de milliers d'immigrés birmans. Elle devrait au moins reconnaître que beaucoup de ressortissants birmans ont disparu", dénonce-t-elle.

Par exemple, "un employeur thaïlandais à Khao Lak nous a dit que la moitié de ses 150 ouvriers étaient portés manquants", dit Mynt Mynt San. Et sur l'île de Kho Khao, en face de la ville de Takua Pa, "il y avait 10.000 travailleurs birmans. Nous avons pu en localiser 300, pour l'instant", dit-elle.

Selon les ONG, quelque 900.000 Birmans travaillent légalement en Thaïlande, comme pêcheurs, ouvriers dans des pêcheries ou dans le bâtiment.  A Phang Nga, des Birmans ont afflué depuis le boom touristique de la côte voilà deux ou trois ans. "Mais ces gens, morts ou pas, n'existent pas, ils sont invisibles", dit Mynt Mynt San.

"Moi aussi, je me sens une victime du tsunami, mais je n'ai reçu d'assistance de quasiment personne", renchérit l'ouvrier Achai.


Plus de 2.500 immigrés birmans tués par le tsunami en Thaïlande selon des ONG birmanes

RANONG (Thaïlande), 16 jan (AFP) - Plus de 2.500 travailleurs immigrés birmans, essentiellement dans l'industrie de la pêche, ont été tués par le tsunami du 26 décembre dans la province thaïlandaise de Phang Nga et des milliers ont disparu, ont affirmé dimanche des ONG birmanes basées en Thaïlande.

"2.500 travailleurs immigrés birmans ont été tués par le tsunami en Thaïlande dans la province de Phang Nga", dans le sud de la Thaïlande, a déclaré à l'AFP Moe Swe, secrétaire général de la 'Yaung Chi Oo Workers Association', basée à Mae Sot (nord-ouest de la Thaïlande).

Quelque 4.000 travailleurs birmans sont également portés disparus, a-t-il ajouté.

Une autre source estime que le bilan pourrait atteindre 3.000 morts parmi les travailleurs birmans, dont environ la moitié seraient des immigrés clandestins. Il n'était pas dans l'immédiat possible de savoir si ces morts venaient s'ajouter aux quelque 5.300 morts confirmés de source officielle thaïlandaise, ou en faisaient partiellement, ou totalement, partie.

"Selon notre dernière enquête à Baan Nam Khen, Khura Buri et Khao Lak (districts de la province de Phang Nga), de 2.500 à 3.000 travailleurs immigrés birmans ont été tués et entre 5.000 à 7.000 personnes ont disparu", a indiqué Htoo Chit, coordinateur de 'Grassroots Human Rights Education and Development Association' basée à Kanchana Buri (nord-ouest de la Thaïlande).

La plupart des immigrés birmans étaient des pêcheurs, des ouvriers de pêcheries de la province, mais aussi des ouvriers du bâtiment pour l'industrie touristique, ont précisé ces sources à Ranong.

Ces chiffres se fondent sur des enquêtes de terrain menées depuis plus d'une semaine à Phang Nga auprès de villageois, patrons thaïlandais et travailleurs birmans, ont ajouté MM. Moe Swe et Htoo Chit.

Les activistes circulent depuis début janvier le long de la côte méridionale de la Thaïlande pour collecter un maximum d'informations sur les victimes birmanes, assurent-ils. "Nous avons rencontré pour l'instant 300 travailleurs birmans", indique ainsi Htoo Chit.

Sur les milliers de Birmans disparus - travailleurs immigrés légaux ou non -"certains sont présumés morts, certains ont peut-être changé de province, certains ont pu retourner en Birmanie", a encore dit M. Htoo Chit. Plus de 120.000 Birmans travaillent dans l'industrie de la pêche en Thaïlande ou dans le bâtiment, selon les ONG.

En Thaïlande, le bilan officiel du tsunami était dimanche de 5.321 morts et 3.170 disparus. Parmi les morts, 1.732 seraient thaïlandais, 2.173 étrangers et .416 d'origine inconnue, selon le ministère de l'Intérieur.

Interrogé pour savoir si le nombre de Birmans tués devait être ajouté au bilan total officiel des victimes en Thaïlande, M. Htoo Chit a répondu :"Les autorités thaïlandaises ne se soucient pas des Birmans. Ils ne s'intéressent qu'aux étrangers, c'est à dire aux Occidentaux, et aux Thaïlandais".

Trois semaines après le raz-de-marée, les milliers de corps entreposés au temple-morgue de Yanyao (province de Phang Nga) sont méconnaissables, même si les équipes d'identification parviennent à faire un tri entre dépouilles d'Asiatiques et d'Occidentaux, a-t-il rappelé.

Par ailleurs, parmi les Birmans survivants, "ceux qui étaient détenteurs de papiers en règle les ont perdus (dans la catastrophe) et n'osent pas contacter la police et l'immigration thaïlandaises", rapporte Moe Swe.

Selon lui, quelque 900.000 Birmans travaillent légalement en Thaïlande. De plus, en dehors de la province de Phang Nga, dans la seule capitale provinciale de Ranong, 59 Birmans sont morts à cause du tsunami, sur une communauté de 5.600 personnes, a indiqué une autre source parmi les travailleurs sociaux installés dans ce port frontalier avec la Birmanie.

"La plupart étaient en mer, sur des bateaux, au moment de la catastrophe", dit-elle.

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ICRA News - ICRA International

BULLETIN D'ACTION URGENTE : Agissez !

Stop a la chasse aux travailleurs birmans victimes du tsunami en Thaïlande




Dans la région thaïlandaise de Phuket et Pangna touchée par les tsunamis, quelque 30000 travailleurs birmans travaillaient légalement dans le secteur de la construction et du tourisme avant que ne survienne la catastrophe, de nombreux birmans ayant trouve de l'embauche dans les sites balnéaires aujourd'hui détruits par le raz de marée. Ceci, sans parler des travailleurs
clandestins, également des milliers. Ces travailleurs fuient et la pauvreté engendrée par le
régime dictatorial en vigueur en Birmanie. Ils sont des ethnies mon, karen, shan ou birmane.

Plusieurs centaines, voir des milliers, de Birmans seraient morts et plusieurs milliers disparus en Thaïlande suite aux raz de marée. Or, pendant que le monde entier vient en aide aux populations locales et aux touristes victimes des tsunamis, les travailleurs birmans victimes en Thaïlande ne reçoivent aucune aide. Pire, la police thaïlandaise des frontières réalise une traque aux travailleurs pour les déporter à la frontière birmano-thaï, allant même jusqu'a les arrêter lors des distribution d'aide humanitaire.
Prés de 1000 personnes auraient déjà été déportées. La police thaïlandaise prétend ne déporter que les réfugiés sans permis de travail. Cependant, beaucoup ont tout perdu dans la catastrophe, pendant que les papiers d'autres ont disparu avec leur employeur décède.

Résultat, un grand nombre de travailleurs birmans, légaux ou non, se terrent aujourd'hui dans les montagnes sans aide extérieure (nourriture, eau potable et médecine) de peur de se faire arrêter s'ils désirent retrouver les corps de leurs proches, chercher de l'aide ou simplement reprendre une vie normale.

Cette situation doit cesser au plus vite !


Voici un nouveau type d'action urgente propose par ICRA International en faveur des droits des peuples menaces. En protestant contre la situation dramatique vécue par ces oubliés du tsunami, vous aiderez les réfugiés birmans en Thaïlande à vivre dans un peu plus de dignité. Vous ferez connaître votre avis à :

- M. Thaksin Shinawatra, Premier ministre thaïlandais

- l'ambassade de Thaïlande dans votre pays

- M. Louis Michel, Commissaire europeen a la Cooperation et a l'aide
humanitaire

Merci pour votre aide.

Comment faire ?

1. Copiez le contenu du message entre les deux repères ###

2. Cliquez sur le lien ci-dessous, une fenêtre de nouveau message avec les
adresses et un sujet devraient apparaître, si ce n'est pas le cas suivez les
instructions plus bas*

- Pour la France

- Pour la Suisse

- Pour la Belgique et les autres pays


3. Changez le sujet du message à votre envie (le sujet est mis par défaut, la
variabilité des sujets limite les chances de classement vertical du courrier).

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5. Modifiez éventuellement le texte à votre convenance, mettez votre nom et
adresse et signez

6. Envoyez-le !


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1. Ouvrez un nouveau message et copiez les adresses ci-dessous comme destinataire :

- France :
Louis.Michel@cec.eu.int ; Thaksin@thaigov.go.th ; thaipar@wanadoo.fr ; bau@icrainternational.org

- Suisse :
Louis.Michel@cec.eu.int ; Thaksin@thaigov.go.th ; thai.bern@bluewin.ch ; bau@icrainternational.org


- Belgique et autres pays :
Louis.Michel@cec.eu.int ; Thaksin@thaigov.go.th ; thaibxl@pophost.eunet.be ; bau@icrainternational.org


2. Copiez le message ci-dessous entre ###

3. Collez le message entre ### dans le nouveau message

4. Modifiez éventuellement celui-ci a votre convenance, mettez votre nom et adresse et signez

5. Rajouter un titre de votre choix au courrier

6. Envoyez-le !

###

Prénom, Nom

Adresse

Localité

Pays

Dear Prime Minister,

His Excellency,

Dear Commissioner,



I have been informed of discrimination suffered by Burmese tsunami victims in
the Pangna - Phuket regions of Thailand.



I am deeply shocked that these people, who share the same extreme suffering
as the local Thai population, should be refused access to the same humanitarian
support of food, medical care, access to their dead for identification -by
DNA testing- in order to give them a dignified funeral.



Moreover, it is an absolute disgrace that many should be hunted down and
forcibly deported considering the crucial support that the 30 000 registered
Burmese workers and their unregistered colleagues have been providing in the
various sectors of industry, in particular tourism.



In the present circumstance I request that the Royal Thai Government
immediately declare a moratorium on all the administrative constraints which target
these workers, and instruct all levels of authority to fully respect their
humanitarian needs.



I also request that the European Union use all possible pressure to ensure
the well-being and dignity of the Burmese tsunami victims in Thailand.



Sincerely,



###


Traduction du courrier :



Monsieur le Premier Ministre,

Votre Excellence,

Monsieur le Commissaire,



J'ai été informé des discriminations dont souffrent les victimes birmanes du tsunami dans les régions thaïlandaises de Pangna et Phuket.

Je suis fortement choqué que ces personnes, qui partagent la même souffrance extrême que la population thaïlandaise locale, se verraient refuser l'accès à la même aide humanitaire alimentaire et médicale, ainsi que l'accès à leur morts pour identification -par test ADN- de façon à leur donner des funérailles dignes.

De plus, c'est une véritable honte que beaucoup soient pourchassés et déportés de force, étant donne le soutien crucial que les 30 000 travailleurs légaux birmans et leurs collègues non-légaux ont fourni dans les différents secteurs de l'industrie, en particulier le tourisme.

Dans ces circonstance actuelles je demande que le gouvernement royal thaïlandais déclare immédiatement un moratoire sur toute contrainte administrative qui vise ces travailleurs, et donne des instructions à tous les niveaux d'autorité de respecter pleinement leurs besoins humanitaires.

Je demande également à l'Union Européenne de peser de tout son poids pour garantir aux victimes birmanes du tsunami en Thaïlande leur bien-être et leur dignité.



Veuillez agréer, votre excellence, l'expression de ma haute considération.


Pour plus d'information, voici quelques articles de presse (en anglais) :



http://www.uscampaignforburma.org/news-press/latestpressrelease.html

http://www.asianlabour.org/archives/003332.php

http://www.ncgub.net/Tsunami/Tsunami%20HREIB.htm

Thai Compassion for Burmese Migrants Wears Thin

http://www.mizzima.com/archives/news-in-2005/news-in-jan/13-January%2005-16.htm

Burma migrants fear expulsion from Thailand

http://news.ft.com/cms/s/fa5d241c-64be-11d9-9f8b-00000e2511c8.html

Do our prejudices know no bounds?

http://www.bangkokpost.com/News/13Jan2005_news42.php

Merci pour votre engagement pour la cause des peuples autochtones.

Projection du film SON PAYS EST UNE PRISON

Samedi 22 janvier à 10h du matin à la Cinémathèque Française (Palais de Chaillot) ,
dans le cadre du séminaire "Cinéma et Sciences Humaines".
http://cinemathequefrancaise.sdv.fr/programmation/chaillot/index_chaillot.php

Résumé :

Comment font les Birmans pour vivre sous une dictature qui, depuis deux générations, a séquestré toute forme d'espoir ? Le long du fleuve Irrawaddy apparaissent les traces de la résistance d'un peuple privé de son guide, Aung San Suu Kyi, - Prix Nobel de la
Paix 1991, sauvagement attaquée et mise au secret le 30 mai 2003. Les voix intérieures de l'exil racontent les souffrances d'un pays meurtri.
Durée : 1 heure 17. Entrée libre.

Cinémathèque Française, Palais de Chaillot 7, avenue Albert de Mun 75116
Paris Métro : Trocadéro ou Iéna.

Renseignements : PARIS-BARCELONE FILMS 01 43 14 64 23 ou pbfilms@wanadoo.fr


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