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les explications sur la page "Menace sur la paix"


 




Les photos des manifestations et des événements! cliquez ici.  



CONFERENCE DE PRESSE :
BIRMANIE, CATASTROPHE HUMANITAIRE ET CRISE POLITIQUE

Dr Thaung Htun
Représentant des affaires onusiennes du
Gouvernement de Coalition pour l'Union de la Birmanie (NCGUB)


M. Soe Aung
Responsable du Forum pour la Démocratie en Birmanie
Porte-parole de la Coalition Nationale pour l'Union de la Birmanie (NCUB)


Mme Khin Ohmar
Représentante de l'organisation Burma Partnership

Isabelle Dubuis
Coordinatrice d'Info Birmanie

AU CAPE, LE VENDREDI 20 JUIN 2008 A 15H00


 

Contact Info Birmanie : Isabelle Dubuis
Tél. : 06.83.37.80.38

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 Contact CAPE : Lucile Marbeau, attachée de presse
Tél. : 01 56 40 50 14
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CENTRE D'ACCEUIL DE PRESSE ETRANGERE
MAISON DE RADIO FRANCE - 116 AVENUE DU PRESIDENT KENNEDY 75220 PARIS CEDEX 16

www.capefrance.com

Lire le communiqué


 

Dans le cadre de l'inauguration de l'exposition de photographies issues du livre "Birmanie, rêves sous surveillance", une soirée hommage à Aung San Suu Kyi aura lieu le 19 juin - soir de son anniversaire – à l’Espace Autrement. Avec la participation d'Info Birmanie, Amnesty France, la FIDH, l'Alliance des Femmes pour la Démocratie. Exposition réalisée avec le soutien de la mairie de Paris et présentée jusqu’au 30 juillet à l’Espace Autrement.

 

INVITATION


le 19 juin dès 18h à l’Espace Autrement
77 rue du Faubourg Saint Antoine – Paris 11ème – Métro Bastille
                  

Vernissage de l’expo photo  “Birmanie, rêves sous surveillance” (photographies noir et blanc par Manon Ott & Grégory Cohen / collectif Les yeux dans le monde - illustrations Mathieu Flammarion)

Rencontre-débat
à 20h30 avec le Dr Sein Win, Premier Ministre du Gouvernement birman en exil et cousin d’Aung San Suu Kyi.



Le 27 mai dernier, la junte militaire a annoncé qu'elle prolongeait à nouveau l'assignation à résidence de Daw Aung San Suu Kyi - Prix Nobel de la Paix 1991 et leader de l'opposition démocratique birmane, dont le parti, la LND (Ligue Nationale pour la Démocratie), a remporté les élections de 1990.  Malgré cette victoire, la junte militaire ne leur a jamais remis le pouvoir et a fait emprisonner de nombreux membres de l’opposition.

Avec elle, un grand nombre de Birmans, qu'ils soient étudiants, membres de la LND, moines, écrivains, artistes ou encore simples travailleurs, résistent au quotidien dans cet univers ubuesque et répressif. C'est ce que nous raconte l'exposition "Birmanie, rêves sous surveillance" (photographies et témoignages): comment, dans un pays où la répression, la propagande et la censure sont omniprésentes, la résistance des esprits est elle devenue une culture à la fois intime et nationale? ( http://www.projet-birmanie.com/)

Le film "...are not as" par un cinéaste birman de talent n'est pas diffusé en Birmanie car il aborde justement, de manière métaphorique, ce désir de liberté qu'est celui des Birmans. Entre performance filmée et images poétiques d’un Rangoon en désuétude, ce film a été réalisé en 2007.

Une rencontre-débat en hommage à Aung San Suu Kyi et aux résistants birmans aura lieu à partir de 20h30 en présence du Dr Sein Win (Premier Ministre du Gouvernement birman en exil), du Dr Thaung Htun, de représentants des ONGs Info Birmanie, Amnesty International, la FIDH, l'Alliance des Femmes pour la Démocratie.



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Contacts presse

Association Info Birmanie :  
01 46 33 41 62 - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Photographe et auteur Manon Ott :  06 81 86 01 32







10 juin 2008 : En Birmanie, la réponse humanitaire ne parvient pas à s’imposer face aux restrictions des généraux

 

Cinq semaines après les destructions massives engendrées par le passage du cyclone Nargis dans le sud de la Birmanie, les Nations Unies ont annoncé qu’un million de victimes auraient reçu de l’aide. Un chiffre hautement symbolique, puisqu’il n’a pas été spécifié de quel type d’assistance il s’agit, ni si cela couvre l’ensemble des besoins vitaux des sinistrés en nourriture, eau potable, médicaments et abris. De plus, il est évident qu’il s’agit d’une proportion largement insatisfaisante, au vu des 2.4 millions de personnes dans le besoin. Des informations de l’intérieur du pays font état de villages n’ayant encore reçu aucune aide humanitaire, et la survie de milliers de personnes repose sur l’action de moines et de citoyens birmans, qui bravent les interdits et les restrictions mises en place par les autorités pour venir en aide coûte que coûte aux survivants.

 

Cette semaine, le régime s’en est pris violemment à ses citoyens et aux médias internationaux, accusés de publier des « histoires sans fondements ayant pour intention de ternir l’image du Myanmar et d’induire en erreur la communauté internationale en laissant croire que les victimes du cyclone ne reçoivent aucune assistance ». Pourtant, de très nombreux témoignages corroborent cette triste réalité : plus de la moitié des sinistrés sont toujours laissés pour compte.

 

La gestion de la crise par le régime militaire birman a largement contribué à aggraver une situation déjà désespérée, à laquelle viennent désormais se greffer de multiples violations des droits de l’homme. Le 2 juin, le Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies, Louise Arbour, fit la déclaration suivante au Conseil des Droits de l’Homme : « en ce qui concerne le Myanmar [nom donné par les généraux à la Birmanie], l’obstruction faite au déploiement de l’assistance illustre les effets pervers d’une tolérance internationale de longue date à l’égard des violations des droits de l’homme, qui rend cette obstruction possible ».

 

Les survivants du cyclone Nargis ne sont en effet pas au bout de leurs peines. Après le refus des autorités d’autoriser l’entrée de l’aide internationale, des milliers de sinistrés sont maintenant victimes d’expulsions de leurs refuges temporaires (écoles, monastères, bâtiments publics), recevant parfois pour toute compensation une ration de riz, et sont forcés par les autorités birmanes à retourner dans leurs villages dévastés, qui parfois ont été rayés de la carte.

 

Info Birmanie dénonce avec virulence ces déplacements forcés de personnes, qui risquent de mettre en danger la vie des rescapés en les coupant de toute aide humanitaire. « La junte militaire au pouvoir se conduit de façon criminelle, et face à tant de négligence, il devient urgent que la Communauté Internationale porte le cas birman devant les plus hautes instances internationales » demande Isabelle Dubuis, coordinatrice d’Info Birmanie. « Si le principe de Crimes contre l’Humanité n’est retenu que dans des situations de conflit, le cas du cyclone Nargis devrait faire jurisprudence : la non-assistance à personne en danger suite à une catastrophe naturelle est également un crime, et devra être puni » ajoute-t-elle.


Exposition de photographies

Birmanie, rêves sous surveillance  à l’occasion de la sortie du livre aux éditions Autrement.

du 26 mai au 30 juillet à l’Espace Autrement – 77 rue du Faubourg Saint Antoine  75011 Paris – M° Bastille


L’exposition Birmanie, rêves sous surveillance est construite à partir de témoignages de personnes qui à leur manière résistent contre le système oppressif de la junte militaire birmane. Inspirés par ces récits, Manon Ott et Grégory Cohen glanent, dans le paysage urbain de ce pays, des indices, des scènes, des regards, ou des attitudes qui expriment leur propre ressenti vis à vis de ces histoires birmanes.

L’exposition comporte 46 photographies Noir et Blanc de différents formats, des illustrations de Mathieu Flammarion.
Les photographies sont accompagnées d’un texte de présentation de l'expo et du contexte birman ainsi que de plusieurs panneaux de témoignages

Horaires d'ouverture : du lundi au jeudi : 9h-13h/14h-18h et le vendredi : 9h-13h/14h-17h / Tél. : 01 44 73 80 00
Entrée libre

Vernissage et soirée spéciale le 19 juin à l’occasion de l’anniversaire de la Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, voir infos ci-dessous.


Projections

Projection des films documentaires
Yu de Manon Ott et Petits Aménagements avec l’Occidentde Grégory Cohen dans le cadre du Festival itinErrance, suivie d’un débat avec les réalisateurs

Le jeudi 5 juin à 19h aux Voûtes – 19, rue des Frigos  75013 – M° Bibliothèque François Mitterrand




27 mai 2008 : Aung San Suu Kyi est une fois de plus trahie par le silence des dirigeants politiques


Alors que la période de détention d’Aung San Suu Kyi s’achève aujourd’hui, Info Birmanie déplore que les dirigeants politiques de la Communauté internationale n’aient fait aucune mention de sa détention lors de leurs récentes discussions avec la junte militaire au pouvoir. Son assignation à résidence a été à nouveau prolongée pour une période de six mois à un an, selon les sources. 

 

« Il est honteux que Ban Ki-moon se soit rendu en Birmanie et n’ait même pas osé mentionner son nom » déclare Isabelle Dubuis, coordinatrice d’Info Birmanie. « L’ONU montre son faiblesse à la junte en passant sous silence le cas d’Aung San Suu Kyi, craignant que cela puisse nuire aux négociations en cours concernant l’accès des organisations internationales aux victimes du cyclone Nargis. Cette attitude risque de consacrer une victoire sans appel de la junte sur la Communauté internationale. »

 

« L’argument selon lequel la politique ne doit pas être abordée en ce moment du fait de la priorité donnée à la crise humanitaire, n’est simplement pas soutenable » rajoute Isabelle Dubuis. «La crise humanitaire est causée par un problème politique, celui d’une dictature refusant l’acheminement et la distribution de l’aide humanitaire à sa population. Aung San Suu Kyi est une personne clé pour résoudre ce problème politique global ».

 

Info Birmanie tient à souligner qu’Aung San Suu Kyi est détenue de façon continue depuis maintenant cinq années, ce qui viole la loi de sûreté de l’Etat de 1975 que les généraux ont jusque-là brandie pour justifier son assignation à résidence : cette loi précise en effet qu’il est interdit de détenir un citoyen plus de cinq ans.

 

Aung San Suu Kyi a perdu sa liberté en 1989 pour s’être battue pour la démocratie en Birmanie. Prisonnier politique la plus célèbre, consacré Prix Nobel de la Paix en 1991, elle symbolise la lutte pacifique pour un changement démocratique en Birmanie. Emprisonnée plus de douze ans lors des dix-sept dernières années qui se sont écoulées, elle fêtera le mois prochain son 63ème anniversaire dans l’isolement le plus total. Aung San Suu Kyi ne mène pas seule son combat : on dénombre en Birmanie presque 2.000 prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles birmanes.


  


 

Info Birmanie
Burma Campaign UK
Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)

    
COMMUNIQUE :

Assemblée générale de Total
Des ONG interpellent le Groupe sur sa présence en Birmanie


Paris, le 16 mai 2008 : InfoBirmanie, Burma Campaign UK et la FIDH ont interpellé la direction de Total à l’occasion de l’Assemblée générale des actionnaires du Groupe, ce vendredi 16 mai 2008, concernant le soutien moral et financier que constitue la présence de Total en Birmanie.

En octobre dernier, un haut responsable du Groupe annonçait à la presse que l’investissement du gazoduc de Yadana générait un flux annuel de 350 millions d’euros, soit près d’un million d’euros par jour pour le gouvernement militaire birman. « Il s’agit d’une somme considérable», a déclaré Frédéric Debomy, d’InfoBirmanie. « Nous avons interrogé Total sur le montant exact que le gazoduc de Yadana, dont Total est le principal opérateur, rapporte à la junte birmane. Il nous a été répondu qu’il s’agit de 125 millions d’euros par an. Il y a donc une fois de plus des déclarations contradictoires  sur l’ampleur des versements à la junte », a expliqué Frédéric Debomy. « Je ne vois pas quel intérêt le montant total pourrait représenter pour vous », a en outre déclaré Thierry Desmarest, Président du Groupe.

Selon un rapport publié le mois dernier par EarthRights International (ERI), une ONG américaine, la présence des forces de sécurité birmanes le long du gazoduc occasionne aujourd’hui encore des violations des droits de l’Homme à l’encontre de la population civile. Dans une lettre ouverte à ERI datée du 5 mai, Total déclare être au courant des violations qui interviennent dans le couloir du gazoduc et que les auteurs de tels actes sont poursuivis en justice. « Nous avons demandé des informations plus détaillées sur le type et le nombre de violations rapportées et les mesures prises pour les sanctionner. Nous avons également interrogé Total pour savoir si l’entreprise envisage d’assurer par d’autres moyens la sécurité du gazoduc, sans recourir aux forces de sécurité birmanes », a déclaré Isabelle Brachet, Responsable Asie de la FIDH. « S’il y en a d’autres [exactions], nous réagirons ; des viols, il n’y en a pas qu’en Birmanie », a déclaré Christophe de Margerie, Directeur général de Total. 

Nous avons également interrogé Total sur l’usage fait des sommes déposées sur le fonds de solidarité établi par Total en 2005, aux termes d’un règlement amiable mettant fin à la procédure judiciaire en cours contre l’entreprise en France pour travail forcé. Ce fonds était destiné à offrir une compensation aux huit plaignants ainsi qu'à toute personne pouvant justifier s'être trouvée dans une situation semblable dans la région de construction du gazoduc. Christophe de Margerie a évoqué le soutien aux camps de réfugiés birmans en Thaïlande et a renvoyé au site internet de Total, précisant que « s’il n’y a pas assez d’informations, dites-le, nous compléterons ».

Face à ces critiques, les dirigeants de Total ont rétorqué « ceux qui se trouvent à l’extérieur du pays, assis dans des fauteuils en cuir, et qui ont la volonté de voir le pays s’écrouler pour ensuite espérer une révolution ». « Malheureusement, le pays est déjà à genoux, 90% de la population vit avec moins d’un dollar par jour, et la révolution de septembre a été réprimée dans le sang », a conclu Johnny Chatterton de Burma Campaign UK.

Les réponses apportées par les responsables de Total confirment que l’entreprise entend bel et bien rester en Birmanie, pour le meilleur comme pour le pire.

Contact presse :
FIDH – Gaël Grilhot : +33-1 43 55 90 19
Burma Campaign - Mark Farmaner : +44 207 324 47 13
Info Birmanie - Fred Debomy : +33-6 64 92 30 28


 

LA BIRMANIE S’INVITE AU FESTIVAL DE CANNES

« Marche pour la Birmanie»

Lundi 19 mai à Cannes

 

Après avoir connu une répression sanglante lors des manifestations des moines birmans en septembre et octobre 2007, la Birmanie est à nouveau meurtrie. Le cyclone Nargis qui a déferlé sur la Birmanie le 2 mai laisse derrière lui un bilan provisoire de près de 30.000 morts et un million de nécessiteux. Les militaires de la junte, refusant toute aide humanitaire internationale, montrent à nouveau leur indifférence pour le peuple birman.

 

L’ACAT-France et Info Birmanie, en compagnie de Jane Birkin, organisent une manifestation en solidarité avec la Birmanie le 19 mai à Cannes.

Des moines birmans viennent spécialement en Europe à cette occasion et seront présents pour témoigner de la situation actuelle. Une marche aura lieu dans les rues de Cannes et le film Freedom From Fears réalisé par Milena Kaneva sera projeté.

 

Déroulement de la journée :

·          12h - 13h45  Projection du court métrage Freedom From Fears suivie d’une discussion-débat au Temple de l’Église Réformée, 7, rue Notre Dame (derrière l’hôtel Majestic).

·                 13h45           Départ de la marche dans la rue Notre Dame. Elle se terminera à la mairie.

·                     14h30           Entretien avec M. Brochand, député-maire de Cannes. Il recevra les moines birmans, Jane Birkin, le Père Abbé de l’Abbaye Notre Dame de Lérins Dom Vladimir Gaudrat, ainsi que des représentants de l’association Info Birmanie et du groupe local de l’ACAT de Cannes.

·                   15h              Prise de parole de Jane Birkin, de bonzes birmans, et des représentants des associations dans les Allées de la Liberté.

·                     18h30           Conférence de presse et projection de Freedom From Fears suivies d’un cocktail au Noga Hilton (espace Stéphanie, I-club), 50 boulevard de la Croisette.

 

CONTACT PRESSE : 

Info Birmanie : Isabelle Dubuis – 06.83.37.80.38

ACAT-France : Paolo Morlacchetti – 06.11.20.02.09



 

************************Samedi 17 mai à 14 heures Manifestation « Tous solidaires avec le peuple birman ! »

Sur le Parvis des Droits de l’Homme du Trocadéro

Info Birmanie, la FIDH, l’Alliance des Femmes pour la Démocratie, Europe Solidaire Sans Frontières et la Communauté Birmane de France  vous invitent à vous joindre à la manifestation de solidarité en faveur de la Birmanie.

Alors que la Birmanie vient d'être touchée par un cyclone d’une intensité telle que le nombre de victimes risque d’égaler celui du tsunami de 2004, la junte militaire au pouvoir a refusé durant plus d’une semaine l’arrivée des secours internationaux, laissant dans la détresse des millions de sinistrés. Il devient urgent de se mobiliser pour une ouverture du régime, condition impérative au bon fonctionnement de l'aide humanitaire.

Plutôt que de concentrer ses efforts sur l'assistance aux victimes, la junte militaire a maintenu le référendum qui s'est tenu le 10 mai.  Ce référendum, visant à ratifier la nouvelle constitution voulue par les militaires, a été entaché d'irrégularités, et prouve que le régime compte se maintenir au pouvoir à n'importe quel prix. Il est indispensable de dénoncer la tenue du scrutin dans de telles conditions et de refuser en bloc cette constitution fantoche.

En présence d'une délégation de moines birmans, et de nombreux représentants et militants de la cause birmane de toute l'Europe, rejoignez-nous sur le parvis des Droits de l'Homme, samedi 17 mai à partir de 14 heures.



****************SOLIDARITE POUR LE PEUPLE BIRMAN

Evènements sur la Birmanie autour de la venue de moines birmans

à Paris entre le 14 et le 17 mai 2008*******************************


Alors que la Birmanie vient d'être touchée par une catastrophe sans précédent, et que le régime militaire s'accroche toujours au pouvoir, Info Birmanie vous invite à rencontrer une délégation de moines birmans de l’Organisation Internationale des Moines Bouddhistes, qui témoigneront de la situation de leur pays, et de leur engagement en faveur de la démocratie.

Ces ambassadeurs de la paix se sont engagés, parfois au péril de leur vie, dans un mouvement de résistance contre la dictature militaire, afin de soulager les souffrances du peuple birman qui vit dans l’oppression depuis plus de 40 ans.


********************Mercredi 14 mai à 16h30 heures

Conférence de Presse – Aide Humanitaire et Référendum

Cette conférence de presse sera l’occasion de revenir sur la catastrophe humanitaire qui a frappé la Birmanie après le passage du cyclone Nargis, et d’analyser les blocages politiques et diplomatiques qui ont empêché l’acheminement de l’aide internationale pendant la première semaine.

L’Etat birman s’est révélé défaillant, incapable de porter secours à sa population, et refusant aux victimes le droit élémentaire d’être secourus. Qu’en est-il de la ‘Responsabilité de Protection’, votée par l'ONU en 2005,  ainsi que du Droit d’Ingérence?

Samedi 10 mai, en dépit de l’Etat d’urgence et d’un bilan humain terrible, la junte militaire s’est entêtée à maintenir le référendum populaire. Quels sont les enjeux de ce référendum pour la junte, dans quel contexte politique s’insère-t-il ? Quelle légitimité la junte attend-elle de ce scrutin, pourtant tant décrié ?

 

En présence de :

  • Monsieur le député Jean Glavany, vice-président du groupe Birmanie à l’Assemblée Nationale
  • Madame la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, Présidente du groupe Birmanie au Sénat
  • Jane Birkin, comédienne
  • Ashin Sopaka et Ashin Wi Thu Da, bonzes birmans vivant en exil
  • Isabelle Dubuis, coordinatrice d’Info Birmanie

 

 

********************Jeudi 15 mai à 20 heures 30

Projection-débat – TOTAL Denial

Lieu : Cinéma Le Lucernaire, 53 rue Notre Dame des Champs, Paris 6ème

Entrée : 5 Euros

Le documentaire TOTAL Denial revient sur la présence du groupe TOTAL en Birmanie et les multiples violations des droits de l’homme qui ont été commises dans la zone du gazoduc. Plusieurs familles birmanes, aidées par un défenseur des Droits de l’Homme, ont décidées de tenir tête à la multinationale en portant leur cas devant la justice. Ce documentaire reçut le prix des Droits de l’Homme Vaclav Havel.

La projection sera suivie d’un débat en présence des moines Ashin Sopaka, Ashin Wi Thu Da et U Kumara, ainsi que d’Isabelle Dubuis, Coordinatrice d’Info Birmanie, de la réalisatrice du documentaire Milena Kaneva, et de Francis Christophe, journaliste.

 

 

 

***********************Vendredi 16 mai à 20 heures

Rencontre-débat – « Engagement religieux et résistance politique : la Révolution safran est-elle finie? »

Lieu : Eglise St Marcel – 82, boulevard de l'hôpital, Paris 13ème

Entrée libre

Table ronde avec les moines Ashin Sopaka, Ashin Wi Thu Da et U Kumara, et avec Isabelle Dubuis, Coordinatrice d’Info Birmanie, Père Thierry Marie Courau, Professeur à la Catho, et Mme Khin Zinn Minn, réfugiée politique en France.

Téléchargez le programme complet




Le régime birman persiste à bloquer l’aide humanitaire en faveur

des victimes du cyclone Nargis

 

Info Birmanie condamne fermement l’attitude du régime birman face à la catastrophe humanitaire
touchant le sud du pays, et les entraves multiples mises en place pour l’acheminement de l’aide
auprès des victimes et des sinistrés.

 

Cinq jours après la catastrophe, dont le bilan provisoire fait état de 22.000 morts, plus de 41.000
disparus, et des centaines de milliers de personnes sans abris, l’aide humanitaire n’a pas encore
pu être acheminée, car aucun visa n’a été délivré aux travailleurs humanitaires étrangers.
Le régime a indiqué vouloir être l’opérateur central de la distribution de l’aide humanitaire, une
demande inconcevable pour les acteurs humanitaires internationaux qui craignent – à juste titre –
un détournement massif de ces fonds.

 

« Non seulement le régime bloque l’aide humanitaire, mais il ne mobilise pas pour autant ses
propres ressources » dénonce Isabelle Dubuis, coordinatrice d’Info Birmanie. Le régime a
annoncé l’octroi de la somme minime de 5 millions de dollars en faveur des victimes, un chiffre
insignifiant en comparaison des revenus du gaz qui s’établissent à plus de 2.7 milliards de dollars annuels.
C’est également moins que ce qui fut dépensé pour l’organisation du fastueux mariage de la fille du
Généralissime Than Shwe, qui fut couverte de diamants alors que 90% de la population vit en dessous
du seuil de pauvreté et lutte au quotidien pour se nourrir. De même, l’armée, forte de près de 500.000
hommes, s’est faite très discrète, abandonnant les sinistrés à leur sort au lieu de dépêcher des troupes
pour déblayer les habitations et les routes.

 

Le régime s’est engagé dans un rapport de force avec les organisations internationales, qui pourrait être
très préjudiciable à la population. « Si rien n’est fait très vite, d’autres vies seront perdues à cause
de la faim et des maladies » insiste Isabelle Dubuis. Il est à craindre que le régime joue un
contre-la-montre jusqu’à samedi, jour de la tenue du référendum pour ratifier la nouvelle constitution,
scrutin maintenu malgré la catastrophe. Le régime tente probablement de limiter les mouvements des
humanitaires jusqu’au référendum de samedi, craignant des témoins gênants.

 

Il est indispensable que l’ONU défie les restrictions mises en place sur l’aide internationale.
Le Secrétaire général Ban Ki-moon doit insister personnellement sur ces problématiques d’accès et
s’assurer que l’aide humanitaire parviendra au plus vite aux victimes, de façon neutre et impartiale.


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Livre Birmanie, rêves sous surveillance aux éditions Autrement

disponible en librairie le 5 mai.

birmanie-couv















>> plus d'informations sur le livre et le projet sur www.projet-birmanie.com





Ludu Daw Ahmar, la plus célèbre journaliste et écrivaine birmane est décédée lundi dernier à l’âge de 93 ans. Cette femme surnommée « mother » est aussi un symbole de résistance pour les Birmans. Extrait du livre "Birmanie, rêves sous surveillance", texte de Manon Ott et Grégory Cohen, aux éditions Autrement, à paraître en mai 2008. 




Nouvelles évidences de l’intransigeance de la junte militaire birmane lors de la visite en Birmanie de l’Emissaire de l’ONU Ibrahim Gambari (11 mars 2008)

 

Ibrahim Gambari, conseiller spécial auprès du Secrétaire Général de l’ONU sur la Birmanie, s’est rendu dans le pays du 6 au 10 mars 2008 pour une nouvelle visite suite à la révolution safran qui a secoué le pays en septembre dernier.

Aucun des membres du SPDC n’a accepté de le rencontrer ce qui témoigne incontestablement du mépris de la junte militaire à l’égard de la communauté internationale. Il a néanmoins pu s’entretenir deux fois avec Aung San Suu Kyi, et a vu des représentants de l’USDA, organisation pro-junte. Enfin, il a rencontré des membres de la Convention Nationale, en charge de la rédaction de la nouvelle constitution voulue par le SPDC. Les membres de cette convention  – dont la NLD fut exclue – furent contraints entre 1996 et 2007 de ratifier les décisions des généraux. Le but de sa visite concernait les modalités du référendum destiné à valider la nouvelle constitution. M. Gambari fera son rapport au Secrétaire Général de l’ONU la semaine prochaine.

Info Birmanie reste pessimiste quant aux avancées potentielles de cette visite officielle, la 35ème durant les 18 dernières années. Aucun de ces visites n’a généré d’amélioration dans le domaine des droits de l’homme et des prisonniers politiques, ni de progrès vers une transition démocratique. Bien au contraire, le contexte s’est fortement aggravé depuis six mois suite à la dégradation continue des conditions de vie de la population. La répression qui a suivi la révolution populaire de septembre 2007 a engendré l’incarcération de plus de 700 nouveaux prisonniers politiques.

Aucune amorce de dialogue des généraux avec Aung San Suu Kyi n’a été constatée. Info Birmanie appelle à la reconnaissance des élections de 1990 et à la libération d’Aung San Suu Kyi comme préalable à toute transition démocratique.

Info Birmanie appelle également la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis à conjuguer leurs efforts pour porter une résolution contraignante au Conseil de Sécurité de l’ONU. La Chine et la Russie doivent également se montrer plus coopératives en soutenant cette initiative internationale.

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La Birmanie après la révolution safran de septembre 2007

 


rapport de mission par Achraf Sebbahi et Frédéric Debomy.
Le rapport de l'Association Info Birmanie revient sur la répression des manifestations et en analyse les conséquences tant sur le plan humanitaire que politique. Ce rapport de 77 pages est le fruit d'une mission d’investigation organisée par l’association en Birmanie et en Thaïlande du 15 au 30 novembre 2007. Les nombreux témoignages recueillis permettent de revenir sur le déroulement des évènements d’août et de septembre 2007, mais également d’évaluer l’impact de la répression sur la société civile et la population birmane.

 


 téléchargez le fichier pdf.
 
 
 



réédition du livre "Birmanie, la peur est une habitude" de Khiasma, par les éditions carabas, disponible en librairie.

 

1200914095

Edition mise à jour (2007), augmentée d'un article inédit de Francis Christophe.
Couverture originale de José Muñoz.
Bande-dessinées de : José Muñoz & Frédéric Debomy, Sylvain Victor, Sera, Markus Huber & Frédéric Debomy, Olivier Marboeuf, Olivier Bramanti.
Témoignages de Bo Kyi, Irma, Jamila, Ka Hsaw Wa, Maung Hla, Zaw Myint.
www.birmanie.org

 



 
Les Nouvelles de Birmanie N°21
septembre 2007





La lettre de Génération 88
au Secrétaire général de l'ONU

6 septembre 2007

Le 6 septembre - une vingtaine de membres des forces de sécurité birmanes prise en otage par des moines.
 Cette prise d’otages a fait suite aux incidents survenus hier à Pakokku (voir ci-dessous). A cette occasion des soldats avaient tiré en l'air et fait usage de cannes en bambou pour disperser les quelques 300 moines manifestant auprès de simples citoyens birmans contre les conséquences de l’augmentation des prix des carburants décidée par la junte le 15 août dernier. Au moins trois des moines qui manifestaient avaient été blessés à l’occasion de cette répression. En outre, selon Democratic Voice of Burma, dix moines avaient été arrêtés. Furieux, les moines auraient incendié quatre véhicules appartenant aux forces de l’ordre et pris une vingtaine de personnes – responsables locaux et des forces de sécurité venus s’excuser – en otage, dont cinq auraient déjà été relâchées. Des centaines de personnes auraient applaudi les moines depuis l’extérieur du monastère d’Aletaik (Pakokku) où se déroulent ces événements.

Le 5 septembre à Pakokku – Des soldats birmans ont tiré en l’air pour tenter de dissuader 600 moines bouddhistes de protester contre les conditions de pauvreté que connaît la population birmane.
Les moines ont débuté leur marche de protestation dans la partie ouest de Pakokku. Alors qu’ils traversaient la ville, ils ont été acclamés par plus de 10 000 spectateurs. Un moine qui prenait part à la manifestation expliqua à Démocratic Voice of Burma les raisons de cette mobilisation : « Nous ne pouvons simplement nous asseoir et constater que la population qui nous soutient sombre dans la pauvreté. Leur pauvreté est tout autant la nôtre ».

4 septembre 2007
La junte militaire birmane vient de conclure officiellement lundi les travaux de la Convention nationale pour la rédaction d’une nouvelle constitution, processus dont l’illégitimité a été maintes fois soulignée.
lire la suite


Le 30 août 2007 à Mandalay
Douze députés élus lors des dernières élections qu’ait connues le pays (1990) ont manifesté pacifiquement cet après-midi en soutien aux dirigeants emprisonnés de la « génération 88 ».
Lire la suite





Les Nouvelles de Birmanie, n°20
juillet - août 2007


EDITO

Bernard Kouchner, en déclarant que Total n’en faisait pas assez pour pousser la junte birmane à relâcher ses prisonniers politiques, a vraisemblablement surpris les responsables du groupe pétrolier. Ils répondirent, comme d’habitude, que Total ne faisait pas de politique mais que sa présence était bénéfique pour le pays, le groupe finançant notamment un programme des Nations unies pour former les responsables birmans à la « bonne gouvernance » (initiative ambiguë ?).

La secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l'Homme, Rama Yade, déclarait en juillet dans un communiqué qu’Aung San Suu Kyi "mériterait que la France se penche plus sur son sort". S’il reste à connaître la stratégie envisagée, la déclaration est bien évidemment encourageante.

D’autant que les opposants démocrates birmans ont plus que jamais besoin de soutien, comme le montrent les arrestations des leaders de la « génération 88 » survenues ce 21 août à minuit (auxquelles il faut ajouter celles de simples citoyens ayant pris part aux manifestations ayant suivi l’augmentation par la junte des prix du carburant le 15 août). Min Ko Naing, Ko Ko Gyi, Mya Aye, Pyone Cho, Jimmy, Min Ze Ya, Zeya, Kyaw Kyaw Htwe, Ant Bwe Kyaw, Pannate Htun, Zaw Zaw Min, Thet Zaw et Nyan Linn Htun ont ainsi été arrêtés par le pouvoir militaire.

 

 

Info Birmanie.