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Le
régime birman persiste à bloquer l’aide humanitaire en
faveur des victimes du cyclone Nargis
Info Birmanie condamne
fermement l’attitude du régime birman face à la
catastrophe humanitaire
Cinq jours après
la catastrophe, dont le bilan provisoire fait état de 22.000 morts,
plus de 41.000
« Non
seulement le régime bloque l’aide humanitaire, mais il ne
mobilise pas pour autant ses
Le régime
s’est engagé dans un rapport de force avec les organisations
internationales, qui pourrait être
Il est indispensable que
l’ONU défie les restrictions mises en place sur l’aide
internationale.
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Livre Birmanie, rêves sous surveillance aux éditions Autrement
disponible en librairie le 5 mai.
>> plus d'informations sur le livre et le projet sur www.projet-birmanie.com
Ludu Daw Ahmar, la plus célèbre journaliste et écrivaine birmane est décédée lundi dernier à l’âge de 93 ans. Cette femme surnommée « mother » est aussi un symbole de résistance pour les Birmans. Extrait du livre "Birmanie, rêves sous surveillance", texte de Manon Ott et Grégory Cohen, aux éditions Autrement, à paraître en mai 2008. Nouvelles évidences de l’intransigeance de la junte militaire birmane lors de la visite en Birmanie de l’Emissaire de l’ONU Ibrahim Gambari (11 mars 2008)
Ibrahim Gambari, conseiller spécial auprès du Secrétaire Général de l’ONU sur la Birmanie, s’est rendu dans le pays du 6 au 10 mars 2008 pour une nouvelle visite suite à la révolution safran qui a secoué le pays en septembre dernier. Aucun des membres du SPDC n’a accepté de le rencontrer ce qui témoigne incontestablement du mépris de la junte militaire à l’égard de la communauté internationale. Il a néanmoins pu s’entretenir deux fois avec Aung San Suu Kyi, et a vu des représentants de l’USDA, organisation pro-junte. Enfin, il a rencontré des membres de la Convention Nationale, en charge de la rédaction de la nouvelle constitution voulue par le SPDC. Les membres de cette convention – dont la NLD fut exclue – furent contraints entre 1996 et 2007 de ratifier les décisions des généraux. Le but de sa visite concernait les modalités du référendum destiné à valider la nouvelle constitution. M. Gambari fera son rapport au Secrétaire Général de l’ONU la semaine prochaine. Info Birmanie reste pessimiste quant aux avancées potentielles de cette visite officielle, la 35ème durant les 18 dernières années. Aucun de ces visites n’a généré d’amélioration dans le domaine des droits de l’homme et des prisonniers politiques, ni de progrès vers une transition démocratique. Bien au contraire, le contexte s’est fortement aggravé depuis six mois suite à la dégradation continue des conditions de vie de la population. La répression qui a suivi la révolution populaire de septembre 2007 a engendré l’incarcération de plus de 700 nouveaux prisonniers politiques. Aucune amorce de dialogue des généraux avec Aung San Suu Kyi n’a été constatée. Info Birmanie appelle à la reconnaissance des élections de 1990 et à la libération d’Aung San Suu Kyi comme préalable à toute transition démocratique. Info Birmanie appelle également la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis à conjuguer leurs efforts pour porter une résolution contraignante au Conseil de Sécurité de l’ONU. La Chine et la Russie doivent également se montrer plus coopératives en soutenant cette initiative internationale. ********************************
La Birmanie après la révolution safran de septembre 2007
réédition du livre "Birmanie, la peur est une habitude" de Khiasma, par les éditions carabas, disponible en librairie.
![]() Edition mise à jour (2007), augmentée d'un article inédit de Francis Christophe. Couverture originale de José Muñoz. Bande-dessinées de : José Muñoz & Frédéric Debomy, Sylvain Victor, Sera, Markus Huber & Frédéric Debomy, Olivier Marboeuf, Olivier Bramanti. Témoignages de Bo Kyi, Irma, Jamila, Ka Hsaw Wa, Maung Hla, Zaw Myint. www.birmanie.org Amphi 5 - Université du Havre, 25 Rue Philippe Lebon 76600 Le Havre
jeudi 20 décembre
2007 de 17h-19:30
Animateur de la conférence: Mr. Jean-Paul Barbiche
Les Intervenants:
Mr Darwis Khudori, Olivier Guillard, Francis Christophe, Mme Khin Zinn Myint, Frédéric Debomy Le plan de la Conférence: 17:30 - Présentation de intervenants (environ 10min) - Présentation du Pays en chiffres. Mr Khudori (environ 15 min) - Géopolitique et les relations de Myanmar avec les autres pays Olivier Guillard (environ 15 min) - Trafic de drogues et investissement du Total en Birmanie Francis Christophe (environ 15 min) - La situation actuelle en Birmanie. Un témoignage d'un Birman en exile. Htin Kyaw Lwin (environ 15 min) -Qu'est-ce qu'on fait? Comment agir? Débat sur le sujet. Les questions.
************************** Paris, le 8 décembre 2007
Aujourd’hui, peu de temps après la révolte populaire et après un frémissement politique international qui donnait à espérer l’amorce d’un apaisement, deux représentants d’Info Birmanie reviennent d’un bref voyage en Birmanie. Le calme est de retour, l’ordre règne dans le pays! Et la tristesse des visages exprime plutôt de la crainte. L’oppression assomme de nouveau l’espoir de toute une génération et, très étrangement, il nous a semblé que c’est la jeune génération, celle qu’on vient de frapper, qui est la plus désespérée. C’est pour elle qu’il faudrait que l’alarme internationale, que nous sollicitons éclaire l’horizon. Car le silence et l’obéissance au régime ont repris la place publique que la propagande, la milice et la délation occupent. Tandis que dans les rues la scission sociale juxtapose les mendiants, la jeunesse dorée de Rangoun et les touristes en quête de souvenirs.
Pour toutes ces raisons et par
solidarité pour le peuple birman en quête de démocratie et de libertés, des
écrivains, artistes et intellectuels français et étranger ont accepté de signer
l’appel lancé par Michel Deguy, Pierre Lartigue et l’association Info Birmanie.
Appel
Un pays sans livres, sans presse, sans Universités (et où la bicyclette même est interdite à Rangoun !), est-ce une terrible répression où on ne sait quelle sinistre préfiguration ?
*****
Nous demandons que se fasse de plus en plus pressante la protestation des instances internationales mais seules les sanctions économiques peuvent conduire la junte à renoncer à la répression et à accepter la restauration de la démocratie. Nous demandons que toutes les mesures soient prises en ce sens, immédiatement, par le gouvernement français et que la compagnie Total, la plus grande compagnie française concernée, cesse d’exploiter, pour l’heure, le gaz de Birmanie, première ressource de la junte. C’est à ce prix que la répression cessera, que les prisonniers seront libérés et qu’Aung San Suu Kyi jouera le rôle politique qui lui revient.
Alors les écrivains et les artistes birmans pourront de nouveau publier, créer, voyager à leur guise. Sachons-le, l’entretien de l’illettrisme est peut être l’arme la plus efficace de cette dictature singulière.
Initiative de Michel Deguy, Pierre Lartigue et l’association Info Birmanie.
Le 4 décembre 2007
« Nous ne pouvons ni ne voulons oublier la douloureuse situation du peuple birman » ont déclaré Nicolas Sarkozy et Gordon Brown La junte birmane a annoncé lundi 3 décembre dans le quotidien d’Etat « The New light of Myanmar » la libération de 8.585 prisonniers ces deux dernières semaines. Parmi ces détenus libérés, 33 seraient thaïlandais, selon la même source. D’après la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), sur ces 8585 personnes, 20 seulement seraient des prisonniers politiques, ce qui est évidemment peu et ne répond en aucun cas aux revendications de la communauté internationale ayant appelé à plusieurs reprises à la libération de tous les prisonniers politiques. Selon les témoignages recueillis par Frédéric Debomy et Achraf Sebbahi[1], lors d’une récente mission en Birmanie et en Thaïlande[2], 1158 prisonniers politiques seraient toujours en détention dans des conditions inhumaines et dégradantes. Plusieurs témoins, arrêtés au cours des manifestations menées par les moines bouddhistes en septembre dernier, ont fait part à la mission « du traitement particulier » infligé, en détention, aux personnes impliqués politiquement et, plus particulièrement, aux membres de la « génération 88 » ainsi que de la LND. « Ces personnes sont quotidiennement battues, torturées à plusieurs reprises au cours de la journée et de la nuit, et privées de soins et de nourriture. Certains sombrent même dans la folie » a déclaré à la mission, John, un étudiant arrêté le 26 septembre au cours des manifestations. Deux membres de la Ligue Nationale pour la Démocratie, rencontrés par la mission, dans leur bureau, le 26 novembre 2007, affirment également être sans nouvelles de plusieurs de leurs membres en raison notamment de la multiplication de centres non officiels de détention. « Aujourd’hui Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique Gordon Brown déclarent « ne pas vouloir oublier la douloureuse situation du peuple birman » et nous nous en réjouissons mais si comme l’affirme Bernard Kouchner, « l’urgence, c’est la Birmanie », qu’attendons-nous pour dénoncer les nombreuses violations des droits de l’Homme commises à l’encontre de ces prisonniers politiques et infligées au quotidien à la population. » déclare Achraf Sebbahi, chef de mission à Info Birmanie. « L’Union européenne, les Nations unies et la Chine, doivent imposer des échéances précises à la junte afin de déclencher un processus de transition démocratique mais aussi réitérer les appels à la libération de la Prix Nobel de la paix 1991, Aung San Suu Kyi ainsi que de tous les prisonniers politiques et civiles (moines, étudiants.. .) arrêtés au cours des manifestations d’août et de septembre. Il est primordial que la communauté internationale maintienne la pression à l’égard du régime. Un retour au silence, ne faciliterait que plus encore la commission d’exactions de toutes natures par le régime » ajoute Achraf Sebbahi. [1] Respectivement Coordinateur et Chef de mission à Info Birmanie. [2] Mission organisée par Info Birmanie du 15 au 30 novembre en Birmanie et en Thailande, dont le rapport sera rendu publique au début janvier.
Les Nouvelles de Birmanie N°21 septembre 2007 La lettre de Génération 88 au Secrétaire général de l'ONU 6 septembre 2007
7 septembre : pour une résolution du CSNU sur la Birmanie.
1er août 2007 : lettre à M. Ban-Ki-Moon. Communiqué de presse du 26 août 2007 : l'UE doit renforcer sa position commune sur la Birmanie. Les Nouvelles de Birmanie, n°20 juillet - août 2007
EDITO
Bernard Kouchner, en déclarant que Total n’en faisait pas assez pour pousser la junte birmane à relâcher ses prisonniers politiques, a vraisemblablement surpris les responsables du groupe pétrolier. Ils répondirent, comme d’habitude, que Total ne faisait pas de politique mais que sa présence était bénéfique pour le pays, le groupe finançant notamment un programme des Nations unies pour former les responsables birmans à la « bonne gouvernance » (initiative ambiguë ?).
D’autant que les opposants démocrates birmans ont plus que jamais besoin de soutien, comme le montrent les arrestations des leaders de la « génération 88 » survenues ce 21 août à minuit (auxquelles il faut ajouter celles de simples citoyens ayant pris part aux manifestations ayant suivi l’augmentation par la junte des prix du carburant le 15 août). Min Ko Naing, Ko Ko Gyi, Mya Aye, Pyone Cho, Jimmy, Min Ze Ya, Zeya, Kyaw Kyaw Htwe, Ant Bwe Kyaw, Pannate Htun, Zaw Zaw Min, Thet Zaw et Nyan Linn Htun ont ainsi été arrêtés par le pouvoir militaire.
Info Birmanie. |
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