INFO BIRMANIE
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Campagne "libérez les prisonniers politiques de Birmanie" PDF Imprimer Envoyer
Actions et campagnes

 

 

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« Un prisonnier de conscience est un prisonnier de trop »
Daw Aung San Suu Kyi, Conférence Nobel, Oslo, 16 juin 2012

 

S’il faut se réjouir de la libération de près de 700 prisonniers politiques depuis mai 2011, environ 250 prisonniers politiques sont toujours détenus dans les prisons birmanes et le nombre croissant de détentions arbitraires donne à réfléchir. Depuis janvier 2012, il y a eu au moins 200 arrestations politiquement motivées. Le gouvernement actuel utilise en effet la législation pour persécuter et intimider les personnes qui osent exprimer des opinions contraires aux intérêts de l’État. Les lois répressives sont toujours en place et donnent au gouvernement un cadre juridique lui permettant de procéder à des arrestations arbitraires et de mettre sous silence les voix dissidentes.

Emprisonnés dans les conditions les plus abominables, ils ont subi des actes de torture physique et psychologique, ont souvent été placés en isolement total, dans des prisons loin de leurs familles et n’ont pas eu  un accès à l’assistance médicale dont ils ont besoin pour survivre. Nombre d’entre eux ont péri du fait de mauvais traitements ou d’un manque de soins adaptés à leurs problèmes de santé.

Le gouvernement birman utilise ces prisonniers comme monnaie d’échange, les relâchant de temps en temps pour améliorer leur image sans toutefois entamer de véritables réformes démocratiques. La plupart d’entre eux sont libérés sous conditions, ce qui veut dire qu’ils n’ont pas été graciés mais que leur peine a simplement été suspendue. S’ils sont arrêtés de nouveau ils devront donc purger leur ancienne peine. Les lois répressives en vertu desquelles ces personnes ont été emprisonnées demeurent au cœur du système.

La communauté internationale ne doit pas oublier les prisonniers politiques restés en prison et doit agir pour réclamer leur libération immédiate.

Chaque mois, Info Birmanie met en lumière le cas d’un ou plusieurs prisonniers et fait appel à Laurent Fabius, Ministre des Affaires Etrangères, pour demander la libération de tous les prisonniers politiques.. Pour cela, votre soutien est indispensable.


CLIQUEZ ICI POUR SIGNER LA PETITION

 


Aucun prisonnier politique ne devrait être laissé en prison  :


LIBEREZ MIN WYINT, KAN MIN THAR ET TUN OO

 

Les activistes Min Wyint, Kan Min Thar et Tun Oo ont été arrêtés le 15 octobre 2010 et condamnés en décembre 2011 à 10 et 13 ans de prison. Ils sont incarcérés dans la tristement célèbre prison d’Insein, à Rangoon. Tous les trois sont membres du All Burma Student Democratic Front (ABSDF), un groupe de résistance étudiante contre la junte militaire.


Min Wyint, Kan Min Thar et Tun Oo sont des militants pour la démocratie et la liberté. Suspectés d’avoir assisté à des formations en politique et d’avoir communiqué avec des groupes pro-démocratie en dehors de la Birmanie, ils ont été accusés en vertu de le Loi sur les substances explosives et de la loi sur les associations illégales. Ces lois étaient  couramment utilisés par a junte comme tactique pour assimiler les activistes pro-démocratie à des terroristes.
Than Kae, porte-parole de ABSDF, a  déclaré : “Afin de construire une relation de confiance avec les groupes d’opposition et d’avancer dans la paix et le processus de réconciliation, il est important de libérer les prisonniers politiques”