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Communiqué d'Info Birmanie 24 mars 09
L'organisation américaine FREEDOM NOW a rendu public aujourd'hui les conclusions du groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, après duquel une plainte avait été déposée.
Le jugement prononcé par cette instance internationale est sans équivoque : la détention de la leader démocrate Aung San Suu Kyi est illégale, contraire aux lois internationales mais viole également le droit national birman. C'est la première fois qu'une instance internationale reconnaît explicitement ce point-là. En effet, Aung San Suu Kyi est détenue dans le cadre de la loi sur la protection de l'Etat de 1975 qui n'autorise le renouvellement des ordres d'arrestation que pendant un maximum de cinq ans. Hors, cette période s'est terminée à la fin du mois de mai 2008 – Aung San Suu Kyi ayant été arrêtée au lendemain du massacre de Depayin en mai 2003. Le groupe de travail onusien (une instance indépendante, émanant du Conseil des Droits de l'Homme) a ainsi appelé à sa libération immédiate et sans conditions : The Working Group . . . declare[s] Ms. Aung San Suu Kyi's placement under house arrest [is] arbitrary, being in contravention of Articles 9, 10, and 19 of the Universal Declaration of Human Rights . . . and even domestic law... which itself contradicts to [sic] the basic principles and norms of modern international law... Consequent upon this Opinion, the Working Group requests the Government to immediately release, without any condition, Ms. Aung San Suu Kyi from her continued placement under house arrest. (source : Opinion No. 46/2008 from the UN Working Group on Arbitrary Detention) Le groupe de travail a également rendu un second jugement sur 4 autres prisonniers politiques birmans, Min Ko Naing (Paw Oo Tun), Min Zayar (Aung Myin), Kyaw Min Yu (Ko Jimmy), et Pyone Cho (Mtay Win Aung). Jared Genser, président de Freedom Now et avocat de Mme Suu Kyi appelle la communauté internationale à l'action : « Il est très regrettable que la junte birmane continue de violer de façon si outrancière le droit international et ses lois nationales. Auparavant, le Conseil de Sécurité de l'ONU, le Secrétaire général Ban Ki-moon, l'ASEAN, l'Union européenne et les Etats-Unis ont chacun appelé à la libération d'Aung San Suu Kyi. Jusqu'à quel point la défiance des militaires birmans sera-t-elle tolérée par la communauté internationale ? » Freedom Now et Info Birmanie soutiennent la campagne mondiale en faveur des prisonniers politiques birmans, et qui vise à récolter 888.888 signatures appelant à la libération d'Aung San Suu Kyi et des 2100 autres prisonniers politiques en Birmanie. Contact: Ted Loud (Freedom Now) +1 (202) 799-4348 Isabelle Dubuis (Info Birmanie) +33 (0)1 46 33 41 62 |