INFO BIRMANIE
La Ruche
84 quai de Jemmapes
75010 - Paris
Tel : 07.62.80.61.33
infobirmanie@gmail.com

Veuillez noter que notre association ne fournit pas de renseignements d'ordre administratif ou pratique pour organiser un séjour en Birmanie (demande de visas, questions sanitaires, agences de voyage). Nous sommes à votre disposition pour un éclairage sur la situation politique, économique et sociale du pays. Merci !

 



Crimes et impunité en Birmanie
Crimes et impunité en Birmanie


Crimes_et_impunit_-

 

2652 signatures collectées entre le septembre 2010 et mai 2011 pour demander à la France de:

- soutenir l'établissement d'une commission d'enquête pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Birmanie

- soutenir financièrement les organisations d'aide médicale transfrontalières

La pétition est désormais close. Ces signatures ont été remises aux responsables du Ministère des Affaires étrangères vendredi 27 mai 2011, en présence d'un représentant de l'opposition birmane.

 

Au mois de septembre 2010, Info Birmanie a lancé une campagne intitulée « Crimes et impunité en Birmanie : des populations passées sous silence. »

Cette campagne a pour but d'alerter le public et les autorités françaises sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis à l'encontre des minorités nationales, en particulier dans l'est du pays. Travail forcé, déplacements de population, meurtres, tortures, viols, enrôlement de force d’enfants dans l‘armée…

C’est dans les régions où vivent les minorités nationales que la violence du régime militaire birman au pouvoir atteint son apogée. Paulo Sergio Pinheiro, rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme jusqu’en 2008, évoquait les 3300 villages déjà détruits par l‘armée en quinze ans. En mars 2010, son successeur Tomás Ojea Quintana a rappelé la nature massive et systématique des violations commises en Birmanie et a recommandé à l’ONU la création d’une commission d’enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.

L’objectif de cette campagne est d’une part obtenir le soutien actif de la France dans la mise en place d’une telle commission et d’autre part, que le gouvernement français assiste financièrement les organisations d'aide médicale telles que la BPHWT[1], seules organisations à avoir accès à ces populations oubliées de tous.

Grâce aux efforts continus des organisations birmanes et internationales, 16 pays se sont déclarés en faveur de l’établissement d’une commission d’enquête sous l’égide de l’ONU dont les Etats-Unis, l’Australie, le Canada, la République Tchèque, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Irlande.

En France, nos efforts ont été couronnés de succès puisque le gouvernement français a déclaré en septembre 2010 son soutien officiel la mise en place de cette commission. Par ailleurs, à l’initiative d’Info-Birmanie, 60 parlementaires avaient signé un appel demandant à notre gouvernement de se prononcer publiquement en faveur d’une commission d’enquête en Birmanie. C’est aujourd’hui chose faite.

En attendant que ce processus aboutisse, un demi-million de personnes sont toujours dans une situation d’urgence humanitaire et sanitaire. Fuyant les attaques de l’armée, elles se réfugient dans la jungle où elles sont privées d’accès aux soins étatiques les plus basiques. Soutenir l’action d’organisations telles que la BPHWT est la seule façon de porter assistance aux populations établies dans les régions auxquelles les ONG internationales n'ont pas accès.

Le Royaume-Uni a récemment compris qu’il était vital de leur apporter un soutien financier.

Entre septembre 2010 et mai 2011, 2652 citoyens français ont signé cette pétition pour demander à la France qu’elle en fasse de même. 

Merci à toutes celles et ceux qui ont soutenu cette initiative,

Salutations militantes,



[1] Fondée en 1998 par des médecins originaires de Birmanie, la Back Pack Health Worker Team (BPHWT) parvient à assister une population de 140 000 personnes grâce à de petites unités médicales mobiles qui portent assistance à des hommes, des femmes et des enfants oubliés de tous. Attaques de l’armée et mines anti-personnelles sont des risques pris quotidiennement par ces équipes : depuis 1998, huit d’entre eux ont trouvé la mort.

Pour plus d’information : http://www.backpackteam.org/