FIGHTING FEAR – #WHATSHAPPENINGINMYANMAR, Une exposition en soutien aux artistes et au peuple birman  Contre la dictature militaire en Birmanie  Inauguration de l’exposition et performances artistiques,  Le 18 septembre à 13 heures, Place du Palais Royal, Paris

FIGHTING FEAR – #WHATSHAPPENINGINMYANMAR, Une exposition en soutien aux artistes et au peuple birman Contre la dictature militaire en Birmanie Inauguration de l’exposition et performances artistiques, Le 18 septembre à 13 heures, Place du Palais Royal, Paris

(Paris, 14 septembre 2021) – Alors qu’une troisième vague de COVID-19 frappe la Birmanie comme un « tsunami et que le peuple de ce pays lutte pour la démocratie en dépit de la peur que veut instaurer la junte, des artistes birmans et des organisations de la société civile préviennent que le temps presse pour changer la donne de l’indifférence et de l’inaction.   

Plus de 7 mois après le coup d’État militaire du 1er février, le monde a laissé tomber le peuple birman. Les quelques actions entreprises au niveau international et européen ne sont pas à la hauteur du drame et des violations quotidiennes que traverse la Birmanie. Il est impératif que la communauté internationale – et la France notamment – mette un terme à son apathie diplomatique face à la répression systématique de la junte. Les hésitations et l’immobilisme profitent à cette dernière et coûtent trop cher au peuple birman : en vies perdues, en souffrances, en espoirs démocratiques déçus.

Depuis le coup d’Etat, la violence et la répression de l’armée birmane s’abattent sans relâche pour se maintenir au pouvoir et étouffer les demandes du peuple à rétablir la démocratie et à respecter les droits humains. Les plus de 1000 personnes tuées par les forces de sécurité illustrent tous les jours la brutalité et l’ampleur de la répression [1]: depuis le coup d’Etat, la junte arrête les journalistes couvrant la répression, interdit les médias indépendants, coupe l’accès à Internet et fait tout ce qu’elle peut pour supprimer le récit de la résistance au régime militaire. En pleine crise sanitaire liée au COVID-19, la junte a ciblé et arrêté le personnel médical, fait des descentes dans les hôpitaux, confisqué l’oxygène et du matériel médical essentiel, entraînant l’effondrement du système de santé. Depuis le coup d’État, près de 200 000 personnes ont été déplacées par les combats dans le pays. Selon les Nations Unies, environ 2 millions de Birmans ont actuellement besoin d’une assistance humanitaire d’urgence.

Mais si la répression et la paupérisation de la population n’ont rien de nouveau pour une armée qui a brutalisé le peuple birman pendant près de 50 ans, entre 1962 et 2011, et qui tente aujourd’hui de replonger le pays dans ce sombre passé, la junte militaire a sous-estimé la réaction du peuple birman. Des manifestations massives et quotidiennes se sont rapidement déployées à travers le pays et un mouvement sans précédent de contestation de la dictature est né : le Mouvement de désobéissance civile (CDM). Aujourd’hui, près de 400 000 fonctionnaires sont toujours en grève pour dire non à la junte. Ces manifestations ont été les plus importantes et les plus étendues de l’histoire moderne de la Birmanie. La société civile birmane et le peuple montrent leur détermination à ne pas reculer. 

Au cours des premiers mois des protestations, avant que la violence de la junte ne s’intensifie à l’encontre des manifestants, de nombreux artistes birmans sont descendus dans la rue avec les millions de manifestants, utilisant leur art et leur créativité pour appeler pacifiquement à un retour à un gouvernement civil démocratiquement élu. Entremêlant activisme social, génie créatif et une résolution de plus en plus ferme de ne pas se laisser intimider, la majorité de ces œuvres d’art n’ont pas été conçues pour être accrochées dans des galeries, mais comme des messages et des images à montrer lors des marches pacifiques, ou à publier sur les réseaux sociaux.

Un panel de ces œuvres d’artistes birmans est présenté dans l’exposition FIGHTING FEAR: #WHATSHAPPENINGINMYANMAR, proposée dans le cadre du parcours de la Biennale PHOTOCLIMAT afin de témoigner de l’engagement des artistes et de faire connaître ce qui se passe en Birmanie.

Ce sont à ces artistes et aux millions de courageux citoyens et citoyennes qui résistent à la junte militaire birmane que l’exposition FIGHTING FEAR est dédiée. Elle sera inaugurée le samedi 18 septembre 2021 de 13h à 14h[2], Place du Palais Royal à Paris et s’accompagnera de performances artistiques par des artistes birmans.

Déroulé des performances :

  1. « Birmanie : Le monde entier observe » par les membres de CBF
  2. « The Watchers (les spectateurs) » par la performeuse multimédia Yadanar Win 
  3. Mots d’artistes 
  4. « Art de la non-violence » par les membres de CBF et participants

Rappel SVP : le port du masque est obligatoire pour tout rassemblement de personnes sur la voie publique.

Contacts Presse :

Elodie Andrault (HRW) : andraue@hrw.org ; +33 6 95 44 78 91

Léa Pernot (HRW): pernotl@hrw.org ;  +33 7 83 14 85 83

Sophie Brondel (Info Birmanie): sophie@info-birmanie.org  + 33 7 62 80 61 33

Tin Tin Htar Myint (Présidente de la Communauté Birmane de France) tthm@lacommunautebirmanedefrance.org + 33 6 67 01 24 56

Possibilité de mise en contact avec les porte-paroles des autres organisations via les contacts ci-dessus.

Signataires :

Biennale Photo Climat ; CGT Spectacle ; Communauté Birmane de France ; FIDH ; Human Rights Watch ; Info Birmanie ; Ligue des droits de l’Homme ; Reporters Sans Frontières ; SNJ-CGT


[1] Plus de 1000 tués – dont environ 75 enfants – des milliers de blessés, plus de 7700 civils arrêtés, dont plus de 6132 toujours détenus (manifestants, militants, journalistes, avocats, personnel de santé…), plus de 1900 civils en fuite, visés par des mandats d’arrêts… Parmi les détenus, beaucoup sont torturés, et tous risquent de tomber malades du COVID-19 dans des prisons sordides et déjà surpeuplées.

[2] Horaire impératif, nous souhaitons que le rassemblement se déroule sereinement, dans un contexte de manifestations multiples ayant occasionné des troubles et des dégradations.