Rohingya: un nouveau rapport d’Amnesty présentes des preuves de crimes contre l’humanité

Le 18 octobre 2017, Amnesty International a publié un rapport intitulé ‘My World is Finished’ : Rohingya Targeted in Crimes against Humanity in Myanmar, décrivant les graves exactions subies par la minorité Rohingya depuis fin août 2017 dans le nord de l’état d’Arakan en Birmanie. La veille, les Nations Unies ont annoncé que près de 582,000 réfugiés, majoritairement issus de la minorité musulmane Rohingya, ont rejoint le Bangladesh entre le 25 août et le 17 octobre 2017.

Dans ce rapport, Amnesty International a présenté des preuves établissant que les forces armées birmanes ont perpétré des crimes contre l’humanité  à l’encontre de la minorité Rohingya. Le rapport se base sur plus de 150 entretiens, conduits en personne dans la région de Cox’s Bazaar au Bangladesh et par téléphone avec des individus toujours présents dans le nord de l’Arakan.

Les crimes documentés par Amnesty International comprennent – entre autres – des homicides, la déportation et le déplacement forcés de populations, tortures, viols et autres formes de violence sexuelle, ainsi que la persécution de la minorité Rohingya. Le rapport indique également que les destructions massives par le feu visant les villages et les maisons Rohingya étaient « de toute évidence conçues pour pousser la population Rohingya du nord de l’état d’Arakan hors du pays et faire en sorte qu’il soit extrêmement difficile pour eux de revenir ».

Les abus catalogués font largement écho à ceux documentés par une équipe du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme déployée au Bangladesh entre le 13 et le 24 septembre. Cette dernière concluait, dans un rapport rendu public le 11 octobre 2017, que les violations des droits de l’homme avaient été « exécutées de manière très organisée, coordonnée et systématique ». Le 25 Septembre 2017, Human Rights Watch concluait déjà que les forces de sécurité birmanes commettaient des crimes contre l’humanité à l’encontre des Rohingya.

Pour télécharger le rapport, c’est ici.