Cartooning for Myanmar s’expose au parc de Choisy jusqu’au 31 mars

Cartooning for Myanmar s’expose au parc de Choisy jusqu’au 31 mars

Quand la répression rend impossible de sortir une caméra, quand il n’y a plus les mots face à une violence extrême, il reste le dessin.

L’exposition « Cartooning for Myanmar », s’installe sur les grilles du parc de Choisy, 128 avenue de
Choisy du 1er février au 31 mars 2026, en libre accès.

L’inauguration a eu lieu le lundi 2 février, à 16h30 en présence de Jérôme Coumet – Maire du 13ème
arrondissement, Jean-Luc Romero-Michel – adjoint à la Maire de Paris, en charge des droits humains,
de l’intégration et de la lutte contre les discriminations, le dessinateur birman T.H.A, ainsi que des
représentant.e.s d’Info Birmanie, de Cartooning for Peace et de Fondemos.

Cette initiative réunit le travail de sept dessinateurs birmans en exil (Atun, BB, Friday, Lun Yé, Michi Emma, T.H.A et Thum Yum) désireux de témoigner de la situation en Birmanie, accompagnés de dessins réalisés par des membres du réseau de Cartooning for Peace.

Elle s’inscrit dans le cadre d’un programme d’accompagnement et de mise en lumière du travail de dessinateurs de presse birmans exilés depuis le coup d’État ; durant neuf mois, ils ont été accompagnés dans leur pratique du dessin de presse par des membres du réseau Cartooning for Peace.

Il y a cinq ans, la junte militaire mettait fin à la période d’ouverture du pays par un coup d’Etat. Depuis, elle est entrée en guerre contre son peuple : un conflit marqué par une violence extrême, de multiples exactions et attaques aériennes contre des civils, une crise humanitaire sans précédent mais aussi une
répression systématique contre les médias.

Face au silence qui entoure un pays désormais barré aux journalistes, la scène médiatique et artistique birmane est entrée en résistance pour informer le reste du monde, en dépit des risques.

Symbole de la liberté d’expression, tant informationnel que thérapeutique pour ses créateurs, le dessin de presse est souvent le dernier outil visuel d’un journalisme oppressé et d’un art marqué par la violence quotidienne de la guerre.

Alors que plus de 30 000 prisonniers politiques ont été documentés depuis le coup d’Etat, oser le dessin
de presse c’est entrer en résistance ; prendre un crayon, c’est donner de la voix à ceux qui n’en ont plus,
c’est s’indigner pour les victimes oubliées et appeler à un sursaut d’humanité et de solidarité – en
Birmanie et au-delà.